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VI. — IRRÉGULARITÉS DANS LES MILIEUX TRANSPARENTS DE L'CEIL

PHÉNOMÈNES ENTOPTIQUES.

Les milieux réfringents de l'œil ne sont jamais absolument transparents, et il se trouve toujours sur le trajet des rayons lumineux des corpuscules opaques qui projettent leur ombre sur la rétine. Il en est de même pour les couches de la rétine antérieures à la couche impressionnable (membrane de Jacob). De là, en se plaçant dans certaines conditions, des phénomènes dits enloptiques, qui se divisent en phénomènes entoptiques exlra-réliniens, et phénomènes enloptiques intra-rétiniens.

Fig. ■'lOS. — Phénomènes entoptiques exira-rétiniens.

Procédés pour étudier les phénomènes entoptiques. — A. Phénomènes imtoptiqiies exint-rétiiiiens. — recouuaissent pour cause des corpuscules opaques situes dans les milieux réfringents de l'œil. Habituellement l'ombre portée sur la rétine par CCS corpuscules passe inaperçue, d'abord parce que ces opacités n'arrêtent le passage que d'une petite partie des ravons lumineux partis d'un point, ensuite parce que leur opacité n'est jamais absolue fcepeudant, en se plaçant dans certaines conditions, on peut déterminer la vision entoptique de ces objets. 11 suffit pour cela de prendre une source de lumière très petite et de la placer au foyer antérieur de l'œil. On fait converger par une lentille les rayons lumineux d'une lampe sous le trou d'une carte 2, 2 (tig. 498) placée au foyer antérieur de l'œil. Les rayons qui partent du point 1 sont parallèles dans le corps vitré et forment dans l'œil un faisceau cylindrique dont la section a la grandeur de la pupille ; le cercle de diffusion qui éclaire la rétine (champ lumineux entoptique) a la même grandeur et la même forme que l'ouverture pupillairc; si le

point lumineux était situé au delà du foyer antérieur, le champ lumineux entoptique serait plus petit que la pupille ; il serait plus grand, si le point lumineux était entre l'œil et le foyer antérieur.

Les objets opaques placés sur le trajet du faisceau lumineux projettent leur ombre sur le champ entoptique rétinien et forment des images assez nettes pour qu'on puisse distinguer leurs contours ; ces images sont toujours renversées et d'autant plus nettes que les objets sont plus rapprochés de la rétine. Dans le cas où la source de lumière est au foyer principal, l'image a la même grandeur que l'objet; elle est plus petite si le point lumineux est au delà du foyer principal, plus grande s'il est entre le foyer principal et l'œil.

Ces corpuscules opaques peuvent se trouver dans les différents milieux réfringents, et se présentent sous les formes suivantes : 1° stries et gouttelettes (humeurs et poussières situées sur la face antérieure de la cornée ; 2° stries et bgnes onduleuses, ou taches tigrées des lames de la cornée; 3° taches perlées (mucosités) de l'humeur aqueuse ; 4° taches obscures, bandes claires en étoile, lignes rayonnées obscures du cristallin; 5° corps mobiles, cercles, cordons de parles, plis du corps vitré ou mouches volantes. Certains corpuscules sont mobiles, telles sont les stries dues aux humeurs de la cornée, et les mouches volantes du corps vitré ; d'autres sont immobiles, comme les opacités du cristallin.

On peut déterminer facilement la position des corpuscules opaques dans l'œil par la direction du mouvement apparent de l'image. En effet, soient trois objets a, 6, c (fig. 498) situés : rt, dans le plan de pupille, 6, en avant, et c, en arrière de la pupille; ils font leur image sur le champ lumineux de la rétine, à l'endroit oii les lignes qui en partent rencontrent cette membrane. Si maintenant on déplace le point lumineux 1, comme dans la figure 499, le faisceau lumineux deviendra oblique et les images des trois objets a, b, c, changeront de position ; pour le corps a, situé dans le plan pupillaire, l'image conserve la même position par rapport au champ lumineux et ne subit pas de déplacement apparent; l'image du point b, situé en avant de la pupille, se rapproche du centre du champ lumineux, et par conséquent se déplace de bas eu haut sur la rétine, ce qui, par suite du renversement des images, donne un déplacement apparent de haut en bas c'est-a-dire dans le même sens que la source lumineuse : l'image du point c au contraire, s'est rapprochée du bord inférieur du champ lumineux et s'est déplacée de haut en bas sur la rétine, ce qui donne un déplacement apparent de bas en haut c'est-à-dire en sens inverse du mouvement du point lumineux. '

Fig. 499. — Position des corpuscules opaques da7is l'œil.

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