DISTANCE
de l'im.-ige eu arrière de la rétine.
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PHYSIOLOGIE DE L'INNERVATION. SI* lentille qui produirait le même effet que le maximum d'accommodation et ferait voir nettement un objet au pimctnm proximum. Celte puissance d'accommodation a pour formule : i — f désignant la longueur locale de la lentille, P la distance du punctum proximum, R celle du punctum vemotum; dans l'œil emmétrope, R étant à l'infini, le pouvoir d'accommodation est représenté par p^j-
Nous ne sommes pas accommodés pour une seule dislance, mais pour une série de points situés l'un derrière l'autre; la ligne qui joint ces points a été appelée ligne d'accommodation. Sa longueur augmente £i mesure qu'augmente la distance des objets fixés. Pour les objets très rapprochés, cette ligne d'accommodation est très courte et le moindre déplacement les rend indistincts.
Vers 40 ans, bien avant môme, suivant quelques auteurs, le pouvoir accommodalif diminue; le punctum proximum s'éloigne de l'œil, et par conséquent la latitude d'accommodotion décroU. Quand la distance de P dépasse 22 centimètres, il y a. presbytie o\x jyresbyopie ; les travaux à des ouvrages fins, surtout le soir, sont impossibles. La presbytie augmente peu à peu avec l'âge. A 70 ans, le pouvoir d'accommodation =0.
Dans l'amétropie, l'accommodation présente des caractères particuliers. Chez le myope, où le punctum vemotum est en deçà de 65 mètres, la latitude d'accommodation peut cependant être plus grande que chez l'emmétrope, le point Pétant, en général, plus rapproché de l'œil. Ce point P peut cependant (comme par les progrès de l'âge) s'écarter de l'œil, et alors la myopie se complique de presbytie. Dans l'hypermétropie, l'œil est déjà obligé d'accommoder pour la vision à l'infini; l'hypermétrope commence avec un déficit d'accommodation; le pouvoir accommodalif atteint très vite son maximum, et le point P est en général assez éloigné de l'œil; aussi l'hypermétrope ne voit-il pas distinctement les objets rapprochés et sa latitude d'acconmiodation est-elle très rétrécie.
Optométrie. — Les optomètres sont des instruments qui servent principalement a l'appréciation du punctum remotum et du punctum proximum, ainsi qu'à celle des divers degrés d'astigmatisme de l'œil :
1° Les optomèti'es les plus simples consistent en une épingle, ou un fil vertical, ou un réseau de fils très fins mobiles le long d'une règle graduée.
2o D'autres, comme Voptomôtre de Stampfer, reposent sur le pi'indpe de l'expérience <le Scheiucr (voir page 500) et servent à mesurer le punctum proximum. C'est la distance à laquelle un objet (ligne lumineuse) est vu simple à travers deux fentes parallèles.
3» Il y a un grand nombre d'optomètres plus compliqués, tels que ceux de V. Grâfe, Burow, Ruete, Hasucr, Javal, etc., pour la description desquels je renvoie aux traités d'oculistiqne.
4° Échelles typographiques. — a. Pour apprécier le punctum remotum, on place les lettres de l'échelle à 20 pieds, et on cherche le plus faible verre concave ou le plus fort verre convexe qui les fait voir distinctement. La distance focale du verre donne de suite le punctum remotum cherché. — b. Pour apprécier le punctum proximum, on cherche la plus faible distance à laquelle est vu distinctement le caractère le plus fin des échelles typographiques. Cette appréciation présente des difficultés à cause de la fatigue de l'accommodation.