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ol6 LIVRE QUATRIÈME. — PHYSIOLOGIE SPÉCIALE.
filets consiriclouis du moteur oculaire commun traversent le ganglion ophthalmique et de ce ganglion partent des filets cilinires constricteurs (au nombre de 6 à 7 chez le chien) et dont l'indépendance a été démontrée par F. Franck. Les effets de Texcilation et de la section de ces filets sur la pupille sont du reste plus maïqués que ceux dus au moteur commun lui-même, et l'excitation d'un seul nerf ciliaire suffit pour amener un rétrécissement d'ensemble de la pupille.
2° iVtr/'s dilatateurs. — Ces nerfs dilatateurs, bien étudiés récemment par Fr.-Franck, comprennent deux ordres de fibres, des fibres médullaires et des fibres cérébrales. — A. Fibres m<'-dullaires. Ces fibres médullaires dilatatrices pro-
viemient de la moelle cei vicale et dorsale ; chez le
chat (fig. 501), elles viennent toutes aboutir au pi'emier ganglion thoracique G auquel elles arrivent soit par le nerf vertébral (i) V (rameaux communiquants des 5^, 6", 7« et 8" nerfs cervicaux), soit directement (l*"^ et 2^ nerfs dorsaux), soit par le cordon thoracique du grand symp:ithique T (3", 4«, 5° et 6" nerfs dorsaux). De là ces fibres gagnent, par la branche antérieure de l'anneau de Vieussens AV, le ganglion cervical inférieur G' et le sympalhique cervical S. Arrivées au ganglion cervical supérieur, les fibres iiido-dilatatrices se séparent des fibres vaso-motrices du sympathique ; celles-ci restent accolées à la carotide, tandis que les premières vont par un filet spécial se jeter dans le ganglion de Casser. Cette dissociation des deux ordres de fibres a été reconnue par Fr. - Franck qui a démontré l'indépendance des phénomènes vasculaires et des phénomènes iriens. L'excitation du sympalhique produit la dilatation de la pupille chez un animal mort d'hémorrhagie ; quand on excite le sympathique-cervical, la dilatation de l'iris précède toujours le resserrement des vaisseaux carotidiens et il n'y a aucune correspondance entre les phases de ces deux phénomènes. Dans le ganglion de Casser les fibres dilatatrices médullaires se réunissent aux groupes des fibres dilatatrices cérébrales. — B. libres cérébrales. L'existence de fibres dilatatrices iriennes distinctes des fibres médullaires a été démontrée par Vulpian. Il a vu en effet qu'après avoir enlevé le ganglion cervical supérieur et séparé le premier ganglion thoiacique de ses connexions vertébrales, on pouvait encore produire, par voie réflexe, la dilatation de l'iris. Ces fibres dilatatrices passent par les racines du trijumeau en arrière du ganglion produit par le rétrécissement de la pupille. Chez les oiseaux, d'apiès Zeglinski, le trijumeau contient toutes les fibres dilatatrices et renfermerait aussi des filets constricteurs (2). — C. Fibres dilatatrices cérébrales et médullaires '•éunies. Ces fibres à partir du ganglion de Casser
tMg.501. — Schéma des filets irido dilataieurs médullaires (François-Franck).
(1) Ces fibres dilatatrices du nerf vertébral sont niées par Luchsinger et Guillebeau. Sheglinsky de son côté nie l'existence de toute fibre dilatatrice dans le sympathique cervical.
(:') Zeglinski, chez les oiseaux, a constaté les faits suivants au point de vue de l'innervation de l'iris. L'excitation dos nerfs ciliaircs produit la constriction de la pupille. La section des nerfs ciliaiies, la section intra-cràuienne de l'oculo-moteur comiuun, l'excitation mécanique de la branche ophthalmique dans l'orbite produisent la dilatation de la pupille. Cette dilatation n'a lieu ni par l'excitation du bout central du sympathique, ni par l'excitation iutra-crànienne de l'oculo-moteur commun.
suivent d'abord la branche ophllialmique; la section de cette branche en avant du ganglion supprime en effet toute action irido-dilalatrice de la moelle et du bulbe (I). De la branche ophlhalmiiiue et de ce ganglion parlent 2 à 3 nerfs nhaires irido-ddataleurs (chien); l'excitalion d'un seul de ces nerfs suflit pour produire une dilalalion d'ensemble de la pupille et le relard de la dilatation sur le début de l'excitation est toujours plus marqué que pour les nerfs constricteurs. Les ganglions premier thoracique, cervical supérieur et de Gaser paraissent exercer une action tonique sur les fibres dilatatrices (Vulpian, François-Franck). — L'excitation simultanée directe des nerfs constricteurs et des nerfs dilatateurs ne produit que la dilatation pupillaire avec son retard ordinaire.
Pour les centres nerveux constricteurs et dilatateurs de la pupille, voir : Centres nerveux.
Les nerfs de sensibilité de l'iris sont fournis par le trijumeau.
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(I) L'excitation du bout périphérique de la branche ophthalmique ne produit pas, ce qui. devrait avoir lieu, la dilatation pupillaire. Pour l'interprétation de ce fait paradoxal voir le mémoire de Franck, p. 47 et suiv.
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?! 3. — l>e8 sensations Tisuelles.