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MOUVEMENTS DE l'iRIS

Procédés. — Pupillométrie. — On a imagiué un certain nombre d'instruments ipupillometres) destinés à mesurer le diamètre de la pupille (P. de Robert-Houdin, de Baas, Diplovùtre de Landolt, etc.). On peut employer dans ce but les difïerentes espèces à'ophthulmomètres {\oir p. 490). Rcllarminoll" a appliqué à l'inscription des mouvements pupillaires les procédées de photographie instantanée.

L'iris représente un véritable diaphragme qui règle la quantité de lumière qui pénètre dans l'œil et arrive à la rétine. La pupille n'est pas située exactement au milieu de l'iris ; elle se trouve un peu en dedans de son point central, ce qui s'accorde avec la direction de l'axe visuel, qui fait, comme on l'a vu plus haut, un angle de 5°avec l'axe optique(voir fig. 484). Le diamètre de la pupille est de 4 millimètres environ sur le cadavre ; if faut remarquer à ce sujet que l'iris et la pupille paraissent plus grands qu'ils ne le sont en réalité ; pour les voir dans leurs dimensions exactes, il faut placer l'œil sous l'eau. La grandeur de la pupille peut varier de 1 à 1) millimètres (valeurs extrêmes). Elle est plus large dans le jeune âge (jusqu'à deux ans), plus étroite dans un âge avancé (au-dessus de soixante ans).

Le rétrécissement de la pupille est produit par des fibres circulaires lisses (sphincter pupillaire), son élargissement par des fibres radiées niées par beaucoup d'auteurs. Chez les oiseaux, les fibres musculaires de l'iris sont striées. Ces mouvements de l'iris, plus rapides en général que ceux des muscles lisses ordinaires, présentent pourtant une certaine lenteur, elle rétrécissement de la pupille est toujours plus rapide que sa dilatation.

Les variations de diamètre de la pupille reconnaissent pour cause principale l'excitation de la rétine par la lumière ; cette excitation amène une (Contraction de la pupille, non seulement sur l'œil excité, mais encore sur l'œil du côté opposé; cependant la contraction pupillaire de l'œil non excité est un peu moins marquée, à moins que la lumière ne soit très intense. Chez le lapin, au contraire, le rétrécissement pupillaire ne porte (|ue sur l'œil excité. Le rétrécissement de la pupille, à la suite de la lumière, commence en moyenne 0,49 seconde après l'excitation et atteint son maximum au bout de 0,85 seconde. La dilatation est toujours plus

lente à se produire que le rétrécissement et atteint moins rapidement son maximum.

La rotation de l'œil en dedans ou une forte convergence des deux yeux produisent un rétrécissement de la pupille; c'est probablement à cette cause qu'est due la contraction de la pupille observée pendant le sommeil. Le même effet se remarque dans l'accommodation pour les objets rapprochés ; la pupille se dilate au contraire dans la vision au loin.

Le tableau suivant résume les influences (jui produisent une contraction et une dilatation de la pupille.

Contraction pupillaire.

Kxcitation ilu ucrf optique.

Kxoitaliou du moti^ur oculaire commun.

Section du trijumeau.

Paralysie du sympathique, t'aralysie des fibres vaso-uiotrices de l'iris. Képlétiou des vaisseau.x de l'iris.

Lumière (action sur la rétine).

Lumière (action directe).

Accommodation pour les objets rapprochés, tlotatiou de l'œil eu dedans.

Diminution de pression intra-oculaire.

l*uuclion de la chambre antérieure.

Excitation de la partie médiane de la cornée (?).

l'expiration.

Systole ventriculaire (pouls).

Sommeil.

Myotiques (calabar, nicotine, morphine, etc.).

Anesthésiques (au début).

Chaleur.

Dilatation pupillaire.

Section du nerf optique.

Paralysie du moteur oculaire commun.

Excitation du trijumeau.

Excitation du sympathique.

Excitation dos nerfs vaso-moteurs de l'iris.

Rétrécissement des vaisseaux de l'iris.

Excitation des nerfs sensitifs.

Vision des objets éloignés.

Rotation de l'œil en dehors.

Augmentation de pression intra-oculaire.

Excitation du bord externe de l'iris.

Excitation du bord de la coi'néc.

Inspiration.

Diastole ventriculaire.

Dyspnée.

Asphyxie.

Syncope.

Approches de la mort.

Forte contraction musculaire.

IMydriatiques (atropine, etc.).

Anesthésiques (fin de l'anesthésie).

Froid.

n. — INNERVATION DE l'iRIS.

Les nerfs de l'iris se divisent en nerfs constricteurs et nerfs dilatateurs de la pupille.

i» Nerfs constricteurs. — Ces nerfs proviennent du moteur oculaire commun et se rendent au sphincter pupillaire; son excitation rétrécit la pupille (1) ; après sa section, la pupille se dilate, mais cette dilatation est toujours peu marquée. A l'étal physiologique, la contraction de la pupille a lieu par action réllexe, à la suite d'une excitation transmise par le nerf optique ; l'excitation chimique, mécanique, etc., du nerf optique ou de son bout central, quand il a été coupé, produit le rétrécissement pupillaire; par contre, la section du nerf optique entre l'œil et le chiasma dilate la pupille du même côté. Quand la section est faite en arrière du chiasma, sur la bandelette optique, c'est la pupille du côté opposé qui se dilate chez le lapin ; chez l'homme, il n'en est plus de même ; aussi, dans les cas de tumeurs comprimant une -bandelette optique, la dilatation pupillaire existe des deux côtés. Les

(1) Ce rétrécissement n'a pu être constaté par quelques physiologistes et eu particulier par CL Bernard ; cela tient probablement à la perte trop rapide de l'excitabilité nerveuse.

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