‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 220 sur 377 · RI PU · texte numérisé non relu

RI PU

Bleu (l'eau.

Vert bleu.

Vert bleu

MancliAtrp.

lileu (l'eau

Rleu d'eau.

Hleu cyauique.

RIeu

iiidig'o.

On voit, p'r ce tableau, que, lorsqu'on mélange deux couleurs simples, moins éloignées dans le spectre que deux couleurs complémenlaires, la couleur mixte

résultante tire d'autant plus sur le blanc que l'intervalle entre les couleurs employées est plus considérable, et que, si on mélange deux couleurs plus éloignées que les couleurs complémentaires, le mélange est d'autant plus blanchâtre que l intervalle est plus petit. On voit aussi qu'une couleur mixte a toujours son analogue dans une couleur simple à laquelle on aurait ajouté de la lumière blanche.

Le mélange de plus de deux couleurs simples ne produit plus de nouvelles couleurs; le nombre des couleurs possibles est déjà épuisé par les mélanges des couleurs simples deux à deux.

Procédés pour produire les couleurs. — Prisme. La décomposition do i.i lumière blanche par le prisme donne les couleurs spectrales. — 5" Volatilisation de sels métalliques dans le brûleur de Bunsen. La combustion des sels de sodium donne une lumière jaune; dos sels de thallium, du vert; des sels de lithium, du rouge; des sels d indium, du bleu. Malheureusement il est diiTicile de maintenir celte lumière constante pendant un temps assez long. — 3° Lumière polarisée. Ces couleurs sont toutes composées. — 4» Verres colorés ou so/utioiis co/o/ eVs. H est presque impossible d"avoir ainsi des couleurs mono-chromatiques. — ît" Couleurs pirimenlaires. Les papiers et tissus colorés, les couleurs des peintres rentrent dans cette catégorie. Ce sont aussi des couleurs eom posées.

Procédés pour le mélange des couleurs. — 1" Mélange des couleurs spectrales. — Ou superpose deu.v. spectres ou des parties différentes d'un môme spectre. Le procédé le plus simple est celui d'HelmhoItz et ne nécessite qu'un seul prisme. On pratique, dans le volet d'une chambre obscure, une fente étroite en forme de V, dont les branches ab et bc (fig. .îIO) sont à angle droit; derrière cette fente on place un prisme

^^^^^^^^ \ / X ,^^^^^^^1 ^^^^^^^^^L. / X ^ ^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^^^ XX .^^^^^^^^^^^^H ^^^^^^^^^ / \ / ^^^^^^^^^

Fig. .MO. — Double fenle en F, pour Fig. 511. — Double spectre partiellement

obtenir deux spectres partiellement superposé, superposés.

vertical, et on a ainsi deux spectres représentés dans la ligure 511 ; «{S^a est le spectre de la fente «6, vjîpY celui de la fente bc; les bandes colorées des deux specti-es se coupent dans le triangle [58^, et on obtient ainsi toutes les combinaisons de couleurs simples prises deux à deux. Ilelmholtz a indiqué aussi une méthode plus exacte, mais qui nécessite un appareil plus compliqué.

2° Procédé de Lambert (fig. 512). — On place verticalement au-dessus d'une table noire une petite lame de verre a, à surfaces planes et parallèles, et on place sur la table, en b et en c, des objets colorés, par exemple des pains à cacheter : si alors on regarde obliquement à travers la lame de verre, on voit à travers la lame l'objet b, et on voit par réflexion l'objet c, qui parait alors coïncider avec b; l'image commune de b et de c a alors la couleur résultante.

3° Procédé de Czermak. — C'est l'expérience de Scheiner (voir p. 500) modifiée. On place aux deux ouvertures deux verres différemment colorés; puis on accommode do façon que les deux cercles de diffusion se recouvrent en partie sur la rétine; on a alors la sensation de la couleur composée.

■i" Procédé des disques rotatifs. ~ On fait tourner rapidement dans leur plan des disques qui portent des secteurs différcunnent colorés. Quand la vitesse de la rotation est sulfisante, les impressions produites par les différentes couleurs sur la rétine éveillent une impression unique, celle de la couleur mixte.

Le procédé des disques rotatifs permet le mélange d'un nombre quelconque de couleurs. Ainsi, si on dispose sur le disque des secteurs colorés correspondant aux principales couleurs du spectre, comme dans la figure 513, la sensation résultante est celh^

•le la lumière blanche. Seulement, il faut donner aux différents secteurs colorés des dimensions qui soient dans des rapports convenables. Ces disques sont habituellement mis en mouvL>mont par une toupie, toupie chrorriatique de Maxwell (iig. 514). Les disques

Fig. 512. — Procédé de Lambert pour le mélange Fig. 513. — Disque rotatif de Newton des couleurs.- pour le mélange des couleurs.

(flg. 515) sont en papier fort de différentes grandeurs et portent au centre une ouverture par laquelle on les engage dans la tige ab de la toupie, et une fente suivant l'un des rayons. Chaque disque est recouvert uniformément d'une seule couleur, et si l'on

Fig. 514.

Toupie chromatique de Maxwell. Fig. 515. — Disque de la toupie de Maxwell.

en superpose plusieurs en les engageant les uns dans les autres par leurs fentes, on obtient des secteurs dont on peut faire varier à volonté la largeur. Les disques sont fixés dans une position invariable au moyen d'un écrou mobile c

(fig. 514). Le tout, vu d'en haut, présente l'aspect de la ligure 516 : on y voit trois disques colorés, rouge, bleu vert, engrenés les uns dans les antres, et deux disques plus petits, l'un blanc, l'autre noir, engrenés par leurs fentes ; le plateau cii'culaire de la toupie est limité par un cercle gradué, divisé en 100 parties et sur lequel on peut lire les dimensions angulaires de chaque secteur coloré. La toupie peut se remplacer par un disque fixé verticalement sur un axe horizontal et qu'on met en mouvement au moyen d'une corde et d'une manivelle.

5° Mélange direct de poudres ou de liquides colorants. — Ce procédé, très usité autrefois, est très défectueux. Eu effet, soit d'abord des liquides colorés; la lumière qui traverse ces liquides est celle qui n'a pas été absorbée par eux; ainsi les liquides bleus, en général, laissent passer tous les rayons bleus, moins bien les rayons verts et violets, et pas du tout les rayons rouges et les jaunes; les liquides jaunes laissent passer tous les rayons jaunes, assez bien les rouges et les verts, très peu les bleus et les violets; il en résulte que le mélange d'un fluide jaune et d'un fluide bleu ne laisse passer que les rayons verts. Il en est de même des poudres colorées : chaque particule de matière

Fig. 516. — Superposition des disques.

colorante agit comme un petit corps transparent qui colore la lumière par absorption. Il y a donc dans les mélanges de poudres ou de liquides colorés non pas addition, mais soustraction do couleurs; aussi ces mélanges sont-ils toujours plus foncés que les substances simples qui entrent dans leur composition. On rend ces dilférences sensibles on plaçant au centre d'un disque rotatif le mélange direct des deux couleurs, par exemple du bleu cobalt et du jaune de chrome, et en plaçant isolément chacune des deux couleurs sur les secteurs du bord du disque; quand le disque tourne, les deux couleurs donnent, au centre du disque, du vert foncé; sur le bord du disque, là où la combinaison se fait sur la rétine, du vert blanchâtre.

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