LE LABORATOIRE HE PHYSIOLOGIE
la figure 154, page 588, touie I", les parties daus lesquelles doit passer le courant sur des coussinets de papier à filtrer plongeant dans une solution de sulfate de zinc. Dondcrs a figuré et décrit, dans les Archives de Pfluger, tome V, page 3, une forme très commode d'électrodes inipolarisables. Les deux électrodes doivent être réunis (eu maintouant natui'ellcnient leur isolement) et doivent jouir d'une certaine mobilité de façon qu'on puisse leur donner la position qu'on désire : celte mobilité s'acquiert soit en les reliant à leur support par une articulation dite genou à coquille, soit, comme le fait Marey, en les rattachant à un tube de plomb qui, grâce à sa ilexibilité et à son peu d'élasticité, prend et garde toutes les positions qu'on lui donne (voir fig. 120, p. 529, t. I). La figure 620 représente un excitateur imaginé par François-Franck et très commode pour les excitations de nerfs qui doivent avoir une certaine durée. Il se compose de deux anneaux de zinc amalgamé servant d'électrodes et isolés l'un do l'autre par un tube de verre. Le nerf est attiré dans la cavité du tube et fixé par le fil qui a servi à l'introduire dans le tube excitateur. Ou fait couler dans le tube une goutte de chlorure de sodium à 1/100^, et la capUlarité^empèchant le liquide de s'écouler, le nerf ne se dessèche pas.
Fig. 620. — Excitateur de François- Franck (').
D. Actions d'induction unipolaires. — Du Bois-Reymond a constaté que dans certaines circonstances il peut se produire une contraction dans une grenouille préparée, une patte galvanoscopique, par exemple, même quand le circuit est rompu; ainsi quand la préparation forme le bout d'un circuit d'induction et que l'autre bout du circuit est en rapport avec le sol ou plus facilement encore quand un point de la préparation même communique avec le sol. C'est à ces phénomènes que Du Bois-Ueymond a donné le nom d'actions d'induction unipolaires. Ces efTets se produisent encore quand les deux extrémités du circuit sont assez rapprochées l'une de l'autre pour qu'elles puissent agir par influence l'une sur l'autre, surtout quand ces extrémités se terminent par de larges surfaces. Ces actions unipolaires se produisent aussi quand la fermeture du circuit est incomplète, par exemple quand la fermeture se fait par un mauvais conducteur comme un nerf. Ainsi un muscle en rapport avec le sol peut se contracter par de forts courants d'induction qui traversent !e nerf du muscle même quand le nerf est lié entre le muscle et les électrodes. Il y a là une cause d'erreur dans les expériences sur les excitations nerveuses avec les courants d'induction. Pour éviter ces effets pour la théorie desquels je renvoie aux mémoires spéciaux, il suffit de prendre les précautions suivantes : ne pas employer de courants trop forts, bien isoler la préparation et relier l'électrode le plus rapproché du muscle au sol par les tuyaux de conduite de l'eau ou du gaz. A la fin de l'expérience on fait l'expérience de contrôle en répétant l'excitation après avoir lié le nerf entre les électrodes et le muscle (1).
Pour les autres appareils et instruments, étuves, régulateurs, etc., voiries ouvrages spéciaux.