‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 41 sur 377 · U LE · texte numérisé non relu

U LE

FISTt'I.E TEMPOn.MnE.

T.iurnoholate alcalin

Lécitliine

Autres matières organiques insolubles dans

Matières inorganiques insolubles dans l'al-

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Ca^ (PtiO')

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f2 LIVRE QUATRIÈME. — PHYSIOLOGIE SPÉCIALE.

Les cendres de la bile de la vésicule, chez le bœuf, ont donné les chiffres suivants pour 100 parties (H. Rose):

Soude 36,73

Chlorure de sodium "27,70

Acide carbonique 11,26

— phosphorique lo/t5

— sulfurique 6,39

Potasse 4,80

Chaux 1,43

Magnésie 0,53

Oxyde de fer 0,23

— de manganèse 0,12

Jacobson a trouvé pour la bile humaine, pour 100 parties de cendres :

Chlorure de sodium C5,16

— de potassium 3,39

Carbonate de sodium 11,11

Phosphate de sodium 15,91

— de calcium 4,44

Tout le soufre qui se rencontre dans la bile provient des taurocholates. Voici, d'après Bensch et quelques autres auteurs, la proportion pour dOO de soufre contenu dans le résidu desséché d'extrait alcoolique de bile:

Oie 6,34

Chien (•),31

Renard 5,96

Ours 5,84

Mouton 5,71

Poissons 5,55

Chèvre 5,20

Loup 5,03

Poulet 4,96

Veau 4,88

Bœuf 3,58

Kangourou 2,47

Homme. 1,46

Porc 0,33

On voit que la bile humaine est comparativement assez pauvre en soufre. Le fer ne manque jamais dans la bile. Les chiffres suivants sont donnés par les auteurs (pour 1000 parties de bile) :

YOUNO.

kOmkel.

IIOPPE-SEYLER.

Bœuf

Les analyses des gaz de la bile ont donné des résultats très différents. Les chiffres de Pfliiger et de Bogoljubow varient, pour l'acide carbonique, de 3,16 à 79,6 p. 100, sans qu'il soit possible de déterminer les conditions de ces variations; aussi me paraît-il inutile de donner ces chiffres en détail. Charles a trouvé des chiffres encore plus forts pour le lapin. La bile neconlientque des traces d'oxygène et d'azote; cependant Noël, daus une analyse de la bile d'un chien, a trouvé jusqu'à f, 13 p, 100 d'azote.

"Variations delà bile. -- A. Variations suivant les divers états de Vorganisme. — \Jâge ne paraît pas avoir d'influence marquée sur la composition de la bile. Je mentionnerai ici que contrairement à l'opinion émise par quelques auteurs, la bile de fœtus contient des acides biliaires et donne la réaction de Pellenkofer. D'après les recherches qne j'ai failes sur ce sujet avec E. Ritler, de Nancy, le corps des embryons présente déjà la réaction de Pettenkolïer dés les premiers temps de la vie embryonnaire et aussitôt qu'ont apparu les premiers rudiments du foie. Ainsi on la constate avec des embryons de poulet au troisième jour de l'incuba-

PHYSIOLOGIE DE LA NUTRITION. y:i

tion (1). Le sexe parait avoir un peu plus d'iiitluence que l'âge. On voit par le tabeau de la page 90 que la bile des hommes parait plus riche en principes solides, en sels minéraux et en acides biliaires, spécialement en taui ocholates.

B. Variation f Oïl' tionnelles. — i° Alimentahon. L'alimentation influence la quantité et la composition de la bile. La quantité totale de bile est la plus grande possible pour une nourriture mixte de viande et de graisse, la plus faible au coniraire pour un régime exclusivement Carnivore; un excès de graisse dans l'alimentation parait la diminuer notablement. Elle est moindre pour un régime végétal que pour un régime animal quoique les animaux herbivortis en sécrèlent relativement des quantités bien plus considérables. Les boissons augmentent sa sécrétion, l'inanition l'arrête. L'inlkience de l'alimenlalion sur la composition de la bile est encore peu connue. D'après Bidder et Schmidt, une nourriture animale augmenterait la proportion des principes solides, et quelques auteurs ont admis qu'une alimentation liche en albuminoïiles, qui contiennent du soufre, s'accompagnerait d'un accroissement dans la quantité des taurocholates ; mais les expériences de E. Ritler lui ont montré que le genre de nourriture n'avait qu'une action à peu près nulle sur la proportion relative des deux acides. — 2° Digestion. On a vu plus haut l'intluence des phases de la digestion sur la quantité de la bile. Hoppe-Seyler a fait des recherches sur la composition de la bile chez le chien aux divers stades de la digestion; il a constaté que vers la cinquième heure après l'ingestion des aliments, en même temps que la quantité de bile augmentait on voyait augmenter aussi la quantité absolue de taurocholates, d'extrait éthéré (cholestérine, lécithine, graisse, savons) et de sels inorganiques. Voit a vu aussi la proportion de principes solides augmenter après le repas. La bile de chien, au moment de la digestion, contient surtout de la bilirubine, tandis qu'à jeun elle est plus riche en biliverdine. — 3° Séjour dans la vésicule. La bile se concentre et devient plus riche en mucine et en parties solides (voir du reste le tableau de la page 91). — Pour l'influence de la circulation et de l'innervation, voir : Sécrétion biliaire.

G. Plissage de substance dans la bile. — Le plomb, l'arsenic, le zinc, l'antimoine, le cuivre, l'iodure de potassium, l'essence de térébenthine, le salicylate de soude, etc., se retrouvent dans la bile; le calomel, l'acide benzoïque, la quinine, n'y passent pas. Le sucre de raisin et le sucre de canne injectés dans le sang passent dans la bile, quand ils sont injectés en quantité assez considérable; une injection d'eau, qui rend les urines albumineuses, fait paraître aussi l'albumine dans la bile.

(I) J'ai constaté très nettement la réaction de I^ettcnkofcr sur un certain nombre d'embryons ; embryons de cobaye de 3 milliuiètres de longueur; embryons de lapiu de 8 millimètres de long. L'examen comparatif avec du sang d'embryon ou du placenta, les enveloppes de l'œuf, le liquide de l'amnios ne donnait pas la réaction de Peltenkofcr. Dans la plupart des cas les précautions étaient prises pour éliminer l'albumine et les graisses. L'examen de la bile d'embryons plus âgés, de fœtus animaux ou humains (7* mois;, de nouveau-nés a donné le même résultat. Il en a été de même dans mes expériences 'sur les œufs de poule. Un certain nombre d'amfs de poule sont soumis à l'incubation et I(;s embryons examinés à des heures différentes de l'incubation depuis 48 heures jusqu'à 120 heures (œufs divisés en 7 séries). On voit la coloration violette augmenter peu à peu d'intensité à mesure que la durée de l'incubation augmente, et la première trace de coloration violette apparaît en même temps que le foie commence à se former. Dans une autre expérience, IG embryons de poulet de 99 heures sont examinés après élimination de l'albumine et des graisses ; la réaction de Pettcnkofer se produit, tandis que la réaction comparative avec le jaune de l'œuf ne produit rien. On peut, je crois, conclure do ces expériences que l'embryon, dès les premiers moments de la formation du foie, contient un corps qui donne une coloration violette avec le réactif de Pettenkofer, corps qui n'est autre chose qu'un acide biliaire. Seulement la certitude ne peut être acquise que quand on aura pu isoler ces acides biliaires.

— PHYSIOLOGIE SPÉCIALE

Physiologie comparée. — La bile de dnen est jaune clair et ne contient que du laurocliolale, quelle que soit la iiouirilure de l'aniniaL Celle de chut a la même composilion. La bile de l'aip etdenna/d au contraire contient des traces de glycocholates. La bde des herbivores est en général vei te et contient à la fois du jîlycocholate et du taurocbolale, cependant celle de mouton ne renferme que des traces du premier. La bile de ^orc s'écarte notablement des précédentes; elle est trouble, rouge brun, filtre facilement, précipite par le sel de Glauberet contient deuxacides biliaires spéciaux, acides hyoylyrocholkjue et htjotciurocholique. Le bile de cobaye est jaune ambré, verdissant à l'air, alcaline. D'après Friedlander et Bariscb, elle ne donnerait pas la réaction de Pellenkoiler; mais de même que Kulz et Grassi, j'ai pu me convaincre du coniraire a plusieurs reprises. La bile des oiseaux est ordinairement verte; celle d'o/e a été la plus étudiée; elle renferme un acide particulier, Vaci'le chcnotaurocholique et est très riche en soufre. La bile des ophidiens parait avoir la môme composition ((ue celle du chien. La bile de grenouille est verte et contient de l'acide tauiocholique. Chez les tortues, aussi bien chez les tortues marines fjue chez celles d'eau douce, la proportion de potasse l'emporte sur celle de la soude. Dans les p<'issons, la bile ne conlienl que très peu de glycocholates et surtout des taurocholaies; chez les poissons de mer c'est la potasse qui domine tandis que c'est la soude chez ceux d'eau douce. La bile manque chez Vanififiioxiis. La sécrétion, dite biliaire, des invertébrés neparaît pas être une véritable bile.

Bililio^raphio. — G. Hufnek : Zur Chemie der Galle (Jouru. f. pr. Ch., t. XXII, 1880).

— A. CoRONA : Sopra alcuni caralteri apettroscopici délia bile (Aun. uuiv. di mcd., 18 0). — J. Chaules : Uni. ilb. die Guse der Lebergalle (A. de Pfluger, t. XXVI, 1881). — G. HùFNER : Weit. Bei'rag zur Chemie der Gnlle (Journ. f. pr. Ch., t. XXV, 1882). — F. Emich : IJeber dus Verhalten der Rindsgalle , etc. (Monatsh. f. Ch., t. III, i88'2). — V. Yeo et F. Herroun : A note on the com/iosilion of ininian bile (Jouru. of physiol., t. V, 1884). — J. Marshall : Ueber die Ilûfner'sche Reaktion bel amerikanischer Ochsengalle (Zeitsch, f. phys. Ch., t. XI, 1887) (1).

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