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SANG

On voit, par ces tableaux, quelle différence il y a entre les proportions des divers principes de l'urine d'une part, du sang et de la lymphe de l'autre.

La comparaison du sang de l'artère rénale et du sang de la veine donne dos résultats importants. Cl. Bernard a constaté que, pendant l'activité du rein, le sang de la veine rénale est rouge comme du sang artériel, et il rattache cette coloration à l'activité glandulaire; quand la sécrétion est arrêtée, au contraire, le sang reprend les caractères du sang veineux; l'analyse des gaz du sang de la ve'ine rénale lui a donné des résultats concordants (1).

D'après Cl. Bernard, le sang artériel en passant dans le rein perdrait très peu d'oxygène, fait en désaccord avec les expériences de Schmidt citées plus loin sur

(I) Voici les chiffres trouvés par Cl. Bcruard pendant la sécrétion et pendant l'arrêt ■de la sécrétion :

1 action oxydante du rein. Fleischhauer, qui a répété les expériences de Cl. Bernard, ne rattache pas la coloration rouge du sang veineux à l'activité glandulaire; si, par l'excitation du grand nerf splanchnique, on produit dans la glande des intervalles de repos et d'activité, la couleur du sang ne varie pas et le sang ne deviendrait noir que par l'exposition de l'organe à l'air.

Le sang veineux du rein contient très peu de fibrine et se coagule difficilement, et seulement après une longue exposition à l'air. Brown-Séquard admet même une deslruction de fibrine dans le rein. Simon donne l'analyse suivante du sang du rein :

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