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AMPLEUR DE LA RESPIRATION ET PRESSION RESPIRATOIRE

Prieure et muni sur sa base supérieure d'une petite ouverture 1 que Ton peut fer- K*. Le cylindre 3 est relié à deux poids 88 par des cordes qui passent sur des pou- ; 10; ces poids pèsent exactement autant que le cylindre, qui par conséquent reste équilibre dans toutes les positions. De la partie inférieure du réservoir 2 part un a.u 5 qui monte dans son intérieur suivant Taxe même du réservoir et vient s'ouvrir dessus du niveau de l'eau 11. En 6 se trouve un robinet extérieur qui permet de mer le tuyau 11 auquel s'adapte un tuyau de caoutchouc 7 muni d'une embouchure, tuyau 11 possède à sa partie inférieure un robinet 4 qui permet de le vider si par iSkTÛ un peu d'eau s'y était introduit. Enfin le réservoir 2 possècle, lui aussi, un linet pour le vider en totalité ou en partie. Pour mesurer la capacité vitale d'un i^du, on ouvre 1 et l'on fait descendre 3 dans le réservoir ; on ferme alors 1 et I ouvre le robinet 6, au moment où l'individu fait une profonde expiration par ,iibe de caoutchouc 7. L'on voit aussitôt le cylindre 3 monter, et l'échelle 9 permet lire directement la quantité d'air expiré qui y a pénétré.

3*après Hutchinson, pour chaque pouce anglais d'augmentation dans la taille trouve une augmentation de 130 centimètres dans la capacité vitale. D'après nold , cette capacité est dans un rapport tel avec la taille et la circonférence thotique qu'à partir d'une taille de l«n,50 et d'une circonférence thoracique de ,65 chaque accroissement de taille de 0«,25 et chaque augmentation de cirnférence thoracique de 0*0,25 augmentent la capacité vitale de 150 centimètres, ! telle sorte que lorsque par exemple la taille s'accroît de 0n»,25 et que la circonrence du^thorax croît aussi de 0<n,25, il y a 300 centimètres d'augmentation dans i capacité vitale. Chez les femmes, la môme loi s'observe, avec la restriction que pour ■^,25 d'accroissement dans la taille la capacité vitale ne s'accroît que de 130 centinètres. Tous ces chiffres ne sont cependant que des moyennes , et dans des cas pariculiers ils perdent souvent leur valeur. Fabius et Buys-Ballot ont cherché à faire ntervenir dans l'estimation de la capacité vitale un troisième facteur, l'évaluation Amérique delà mobilité du thorax. Plus on cherchera à compliquer le problème, OBoins le but principal que l'on cherche à obtenir, le diagnostic des affections pulmo- "ïaires, sera facile à atteindre; il est évident, en effet, que dans les cas pathologiques ^ circonférence thoracique et la mobilité du thorax sont elles-mêmes modifiées par 5nitedel'aff^ection(»).

Le volume d'une respiration moyenne varie considérablement suivant les idividus. Vierordt a trouvé sur lui-môme en moyenne 500 centimètres cubes yie variait de 170 à 700). La quantité d'air expiré dans un mouvement respi- "^ire moyen diminue par la fréquence de ces mouvements*, mais cette dimiîtrtion est loin d'être dans un rapport direct ; aussi , quand la respiration est Précipitée, entre-t-il dans un temps donné plus d'air et en sort-il davantage que l^d la respiration est lente. Il est en outre évident que la capacité vitale du ^umon étant plus grande, la quantité d'air expiré dans une expiration 'Moyenne est elle-même plus grande.

Si Ton adihet comme moyenne 19 mouvements respiratoires à la minute, le voime d'air expiré est par minute de 19 X 500 = 9500 centimètres. Le volume d'air Kpirépar une expiration ordinaire est, d'après Vierordt, à la capacité vitale :: 1 : 4,75.

(1) Hatchinson , On the capacity oftite lungs. Medico-chirurg. IVansactions, vol. XXIX. — •Dold, Die Athmungsgrosae des Menschen. Heidelberg 1855. — Fabius, Zeitschrift f. tian. Medic., t. IV. — Donders, ibid.

non NUTRITION,

Le poumon contenant toujours, même après une expiration profonde, une certaine quantité d'air, l'élasticité du tissu pulmonaire exerce une presâon sur cet air, et il s'ensuit que par sa surface interne la paroi du thorax est soumise à la pression atmosphérique diminuée de la quantité de pression exercée par l'élasticité pulmonaire, tandis que sur sa surface externe presse toute la colonne atmosphérique. A la fin du mouvement expiratoire, la force dé- *terminée par l'élasticité du poumon fait encore équilibre à une colonne de mercure d'environ 7™'",5; pendant une respiration normale, cette force atteint 8 à 9 millimètres ; après les plus profondes inspirations, elle peut atteindre de 30 à 40 millimètres'. Les muscles inspirateurs doivent donc vaincre , outre les résistances dues au thorax lui-même, toute la force élastique du poumon ; aussi leur effort varie-t-il avec la profondeur de la respiration ; dans l'expiration, au contraire, l'élasticité du poumon et du thorax diminue la quantité du travaû à produire. Il en résulte que, bien que les muscles inspirateurs puissent développer une force supérieure à celle des muscles expirateurs , la pression négative de l'inspiration est inférieure à la pression positive de l'expiration. Dans la respiration calme, la première fait équilibre à une colonne mercurielle deO«",001; la seconde, au contraire, à une colonne de 0™,002 à0°»,003. Quand la respiration est très-profonde, la pression négative de l'inspiration monte à — 0™,057, tandis que la pression positive de l'expiration atteint -1-0"» ,087 de mercure (Donders).

Pour étudier Télasticité du poumon, Donders fixa dans la trachée d'un cadavre un manomètre à mercure , puis il ouvrit le thorax. Le poumon s'affaissa et la colonne mercurielle monta aussitôt. La pression obtenue était de 6 à 8 millimètres; elle représentait la pression intérieure à laquelle le poumon était resté soumis après lede^ nier mouvement d'expiration au moment de la mort , pression qui faisait équilibre à l'élasticité de l'organe. Quand l'on venait à mettre le poumon en état d'inspiration par insufflation d'air, la pression augmentait dans le manomètre, elle répondait encore à la force élastique du tissu pulmonaire. Valenlin, le premier, mesura la pression de l'inspiration et celle de l'expiration, il inspirait et expiiait dans un manomètre; les chiffres qu'il obtint étaient beaucoup trop forts, car il n'avait pas tenu compte de la force de succion déterminée par les muscles de la bouche. Donders évita cette e^ reur en reliant le manomètre à l'ouverture nasale (^). En admettant, avec Donders, que la résistance opposée par le poumon dans une inspiration profonde = 15 millimètres de mercure, la force musculaire développée à chaque inspiration =57+15 = 72 millimètres. Dans l'expiration il faut au contraire défalquer environ 20 millimètres j)our la force élastique du poumon^ et la force musculau*c pour l'expiration la plus ï)rofonde possible est de 87 — 20 = 67 millimètres.

§ 1 31 . — Influence du système nerveux sur les mouvemenU

respiratoires.

C'est une petite portion de la moelle allongée, située autour des origines des nerfs pneumo-gastrique et spinal, qui constitue le centre nerveux des mouvements respiratoires. La destruction de cette partie désignée par Flourenssou> le nom de nœud vital arrête instantanément la respiration. Les mouvement^

(1) Valentin, Mirh, d PhyKtol, 1. 1. — Donders, Zeitachnftf. rati<m. Medic, N. F., t. IH

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