AIR INSPIRÉ ET EXPIRÉ
tllc succède une expiration brusque par suite de la transformation subite de îrvation paralysatrice en excitation. Dans cette expiration l*air est expulsé par des à travers la glotte contractée par voie réflexe. Le pbénoniène de Vcternueest analogue à celui de la toux, il se produit par un réflexe dû à une irritation muqueuse des fosses nasales. Dans les autres mouvements respiratoires anoc, le rire, le pleurer, le sanglot, le bâillement, le soupir, qui dépendent de itions psychiques, ce sont surtout les mouvements du diaphragme qui entrent en Tantôt, comme dans le rire, à une inspiration courte ou même au repos de la ration succède une série de mouvements expiratoires ; tantôt , comme dans le rer et le sanglot , ce sont des expirations prolongées qui succèdent à une courte ration ; tantôt encore , dans le bâillement et le soupir , une inspiration profonde uivie d*une expiration profonde. Un chacun peut étudier ces mouvements sur oéme.
Itêratians pathologiques du poumon après la section du pneumo-gastrique. La on des deux nerfs vagues amène dans le tissu pulmonaire des altérations patho- [ues qui sont probablement toujours mortelles. Ces altérations sont de deux » : la première consiste en une àtélectasie qui frappe certaines parties limitées •arenchyme , ces parties sont réparties dans tout Torgane ; cette altération est )urs reliée à une congestion sanguine des parties atteintes ; aussi Schifi" lui l donné le nom d'hypcrémic névroparalytique. La deuxième forme d'altérapathologique est une inflammation avec exsudation qui n'atteint d'ordinaire que obes supériem's près de rentrée des bronches. La cause de la première forme ération est encore inconnue; la seconde est due à des corps étrangers (liquides aux ou matières alimentaires) qui peuvent s'introduire dans les voies respirais paralysées. Quand un seul nerf vague est sectionné, les altérations fonctionî8 sont bien moins importantes et les animaux peuvent rester en vie (*).
§ 132. — Air inspiré et expiré,
'air atmosphérique inspiré , de môme que Tair que nous expirons, sont iposés tous deux d*0, d*Az, de CO* et de vapeur d'HO. Les modifications la respiration fait éprouver à Tair atmosphéri(juc ne portent que sur des érences de rapport dans la quantité de ces gaz. CO* augmente à peu près 00 fois en volume, et 0 diminue de 4/5 de son volume. La quantité d'azote arie pas par la respiration. Le volume de Tair expiré est plus considérable uison de sa température, qui est en moyenne de 36*>,35 centigrades d'après yrich (un peu moindre que celle du sang). C'est la température de l'air exqui fait aussi que ce gaz est presque saturé de vapeur d'eau. Mais si l'on ène l'air expiré jusqu'à la température de l'air inspiré , et si en même ps on lui enlève la vapeur d'eau qui par sa tension augmente son volume, voit que le volume de l'air expiré est de 1/40 à 1/50 plus petit que i de l'air inspiré. II y a donc en somme moins de gaz expiré que d'ins- ,ce qui tient à ce qu'il disparait plus d'O dans le poumon qu'il n'y a de mis en liberté. En effet, le volume de CO" éliminé est en moyenne de 1/4 5 plus petit que celui d'O absorbé. Mais le poids spécifique de GO" étant
Schîff, Archiv f. physiol. Heilkuiule, (S^ annëc. — Wundt, MiiUera ArcMvj 1855. — pergcr, Archiv f. patholog. Anatomie^ t. IX.
WUSDT. — Pbyjiiologic. 20
Az
4,38 (BruDDer et ViiesiU
plus grand que celui de 0 (1,510 : 1,103, celui de l'air étant 1), il y a wanmoins en poids plus de CO* éliminé que d'O absorbé. Mais le poids de TO tootenu dans le GO" expiré n'est pas égal à celui de l'O inspiré; il y en a donc m^ partie, environ 1/6 de son poids, qui doit servir à l'oxydation de produit^ qui seront éliminés par d'autres organes de sécrétion. D'autre part, rabi!4>rplii« d'O et l'élimination de CO* ne sont pas toujours dans un rapport égal, de leDr sorte qu'en un temps donné il peut tantôt y avoir plus d'O inspiré et taolM plus de CO* expiré que ne le comportent les moyennes (voy. ci-dessous).
Les quantités absolues de V oxygène absorbé et de Vacide carbonique Hi' miné sont assez considérables. La quantité d'oxygène absorbé eu moyeoDea une heure par un adulte peut être évaluée, d'après Vierordt, à 23,000 cmtimètres cubes ou environ 34 grammes; la quantité d'acido carbonique élimiw* dans le môme temps à 20,000 centimètres cubes ou 40 grammes. La i\\vutli de la vapeur d'eau expirée est environ de 20 gi'ammes en une heure.
Sur 100 parties en volume il y a :
dans Tair atmosphérique. 20,81
dans l'air expiré (moyenne) . 16,03
Sur 100 parties en poids il y a :
dans Tair expiré .... 17,37 76,08 6,54
L'air atmosphérique renferme très-peu de vapeur d*eaii , mais cette quantité << très- variable. La tension de la vapeur d'eau dan^Fair expiré, ramenée à 8» ('.'*' une pression de 760 millimètres, est, d'après Weyrich, en moyenne de 4'"'",.%«1»'W^ cure, tension qui est presque éj^alc à celle d'un volume d*air saturé <lc vap»*ur'lrt« sous la même température (4n"n,5 . On ne trouve que des traces d'awi/ioNifi'pt*"' dans Tair atmosphérique que dans l'air expiré. 11 est à remarquer cependant qw I* (juantité d'îimmoniaque contenu dans l'air expiré est indépendante de cell»' «H"' almosphéricjue , rar en faisant insi)irer au travers d'un tuyau rempli de 11(11 q^n J^ sorlie rannuoniaipie , on n'en constate pas moins la présence de ce dernier ;;.i/ 'l'*' l'air expiré au inoyon du papier d'liématoxyline(') (ThiiT, Losstm).
Avant d(Mlécrire les principales variations physiologiques qu'éprouve IVtlaiiif'^ gazeux dans la rospinition , il est essentiel de faire ob.<5erver cpie Ton s'e<lii** t<Milé très-souvent de rcThercher Taugmentation ou la diminution «If IVi* carl)oniqm\ en sup|>osant quVntn» l'ï^xygène absorbé et l'acide carlioniqm' «•* miné il existe un rapport toujours i'(uistant; nous verrons, au contraire. <p" n'en est pas toujoui*s ainsi. I^^s «-onditions les plus essentielles qui peuw*^ fain* varit^r l'échanj^e gazeux dans la respiration sont les suivantes :
1" Lks MorvKMKNTs uKspiR.KToiHKs ! a) Ltf fréquencc de la respiration. P»* dant la dunV d'un mouvement respiratoire niuinal la diffusion ne peut pnultt»" un mélange {uirfait oi <'»gal des gaz; il s'ensuit que l'air cxpin* au début Jud?
(M Vfth'iitin, Lrhrh. iler Phi/ttiof.y 1. 1. — Vierordt , Phyiiol. de* Athmens. CârUrobr 1'*'' — Wcyrich, Cchcrdie umncrklichc Wuêteraustcheidung. Durpat !6ô5. — Thiry, Xeiin^ /*. ration. J/ft/iWii, t. XVII. — LoRscn, Zeittchrijl f, Biohgieji. I.