‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 140 sur 217 · CO · texte numérisé non relu

CO

Air atmosphérique . . .

Air de la perspiration . .

Voici le rapport de CO» éliminé par la peau et de C0« éliminé par le poumon , *tte dernière quantité étant = 1.

Poule 0,0047 0,018 Regnault et Reiset

Lapin 0,0102 0,ai73 id.

Chien 0,0035 0,004l id.

Homme .... 0,0089 0,0102 Scliarling.

Les méthodes suivantes ont été proposées pour étudier la perspiration cutanée. l<^On introduit le corps d'un animal ou d'un homme dans un espace hermétiquement îlos, en n'y comprenant, bien entendu, pas la tête, et on y fait passer un courant d'air lui, pour en sortir, passe à travers des tubes destinés à absorber les gaz de la perspiration (Scharling, Regnault et Reiset). 2» On introduit tout le corps, hormis la tête, ians un espace hermétiquement fermé (Lavoisier et Séguin , Gerlach) ou seulement une partie du corps sous un gazomètre (Weyrich), et au bout d'un certain temps on malyse les gaz recueillis. Ces deux méthodes offrent pour inconvénient de produire tu bout de quelque temps une accumulation des gaz perspiratoires dans le récipient, accumulation qui peut réagir probablement sur la perspiration elle-même. Quant à la •écrétion cutanée elle-même, voy. § 140. Quand l'on vient à supprimer la perspiration, en appliquant sur toute la surface cutanée ou même sur la plus grande partie Recette surface un enduit imperméable, tel que de la gélatine , du goudron etc., on tnaène au bout d'un certain temps la mort des animaux, car il survient des hyperl^émies pt des hémorrhagies dans les différents organes (Valenlin, Edenhuizen). D'api^ Regnault et Reiset l'ensemble des échanges gazeux n'est nullement modifié par ^ suppression de la perspiration cutanée; c'est donc alors une activité pulmonaire plus grande qui compense cette perte. Edenhuizen trouva fréquemment des cris- ^wx (le phosphate àmmrmiaco-magnésien dans les organes des animaux vernissés; * en conclut à une excrétion cutanée d'ammoniaque ou d'une autre combin.iison J^Az; mais ce fait n'a pu jusqu'ici être démontré directement (').

§ 135. — Ensemble des échanges gazeux.

L*ensemble des échanges gazeux est le produit de la respiration pulmonaire ^ de la perspiration cutanée, auquel s'ajoutent parfois de petites quantités U gaz intestinaux (H, hydrogènes carbonés et HS). Pour étudier l'ensemble fe échanges gazeux , Ton se sert de méthodes générales qui déterminent la dasse totale des gaz absorbés et éliminés, sans avoir souci de savoir si c'est •arle poumon ou par la peau que se tait cet échange. Ce ne sera donc que

(}) Gerlach, MuUet's Archir, 1851. — Regnault et Reiset, Annalen de chimie et de phypiCj t. XXVI. — Scharling, Journal f. praht. Chemie^ t. XXXVI. — Edenhuizen, Zeityiftf» ration, 3fedic.f t. XVII.

dans les g§ 149 el suivants que nous nous occnperons des moilîllcaUonsquf certaines conditions physiologiques peuvent faire «éprouver à l'ensemble des échanges gazeux. Pettenkofer et Voit trouvèrent qu'un homme adulte du poids de GO Icitogrammes consomme en moyenne 780ef,9 d'oxygène, et i-end 9Hp,5 de COV On trouve, d'après ces diiffros, llf^SI d'O et ISïf.lO de CO* par kilogr. du poids, moyennes qui se rapprochent do celles obtenues par daulres observaleui-s sur Hiiïércnts mammifères. Chez les oiseaus l'échange gaieni semltle être en moyenne bien plus élevé. i

Voici des Libleaux qui donnpnt l'ensemble organismes :

Homme de 60 kil. . .

Mouton de 60 kil. .

Brebis de 70 kil. .

Porc de 77 kil. . .

Oio de 18ki',4 . . .

Deux dindes de IS^^SS

Échanges gazeui dans diflérnli

15,10 Pettenkofer ri VbI.

id.

Reiset est amena par ses expériences i admettre une exhalation normale i'iv^ qu'il serait impossible de négliger. Pettenkofer et Voit, do même que HeniieW' '" purent arriver au même résullal. Aussi Pettenkofer suppose-t-il que l'oxygMic ito' se servait Reiset dans ses expiiiiences devait âtre impur et contenir de V.\i.

Pour lUtcrmûier l'ensemble des échanges galeux , Berthollet et Legallois ifW" duisirent des animaux dans des espaces clos et les y iaissèrenl respirer jusqu'à i'ip-

parition de signes d'asphyxie, ils étudièrent ensuite les modifications éprouvées [tf ] l'air dans le milieu où les animaux avaient été renfermés. Celte méthode esl new* ■ saii'cmcnt insuffisatile , la composition de l'air n'étant ]ias restée la même el i^

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