THÉORIE DE LA RESPIRATION
urs aussi le phénomène de la ventilation respiratoire entraîne au de- Tair expiré et le remplace par de l'air nouveau. L'oii peut dire, a priori, îlus le courayit sanguin est rapide, plus Télimination de GO* doit aug- «r, puisque dans un temps donné il y a plus d'éléments sanguins mis on LCt avec l'air atmosphérique. Il en est de même quand la pression sane vient à augmenter, parce que dans ce cas la pression à laquelle est lis GO' dans le sang augmente, et qu'en môme temps, les vaisseaux se dit, les surfaces de contact entre le sang et l'air atmosphérique augmentent iment. L'intensité de. la ventilation respiratoire agit de la môme manière 'élimination de GO* ; quand la profondeur de la respiration reste la môme, ^uence augmente en raison de rechange gazeux plus rapide qui se pro- , et quand au contraire la fréquence reste la môme, la profondeur de la iration devient plus grande en raison de raugmentalion des surfaces de ict entre l'air et le sang ; dans ces deux cas la quantité ahsolue de GO* augmenter, ce que nous avons vu en effet. 11 faut ajouter encore que l'ac- •ation de la respiration n'agit pas seulement en enlevant plus rapidement exhalé, mais encore par l'apport plus considérahle d'O, qui favorise la proion de Facide des glohules.
sont les observations de W. Mûller sur le renversement du sens du courant de le carbonique dans une atmosphère surchargée de ce gaz (§ 132), et surtout les lUx de Bêcher sur la détermination de CO- de Fair expiré dans une respiration itairement arrêtée mais dont la capacité reste la môme, qui ont piouvé que nination de CO"^ dans le poumon est réellement un échange par diffusion. Stefan, ïUant théoriquement cette opinion , est arrivé par le calcul à des chiffres à i»eu identiques à ceux que Bêcher a trouvés expérimentalement, comme le montre bieau suivant :
Tcinp« pendant lequel la redpiratiuii Acide carbonique p. 1(K) d'air expire :
est retenue
(le Tolume de la rcspiratiun
trouvé par Tanalyse
trouvé par le calcul
étant de 45f.0--'nc).
(Bêcher).
(Stefan).
0 seconde
dOO
' maximum que peut atteindre la proportion de G0> dans Tair du poumon est , Pès Stefan , de 7,57 p. 100 en volume ; ce maximum est donc atteint après en- 1 100 secondes. Il s'ensuit que ce n'est qu'après un arrêt respiratoire de 100 ides que le mélange de Tair des voies respiratoires peut arriver à être parfait et Nous avons vu (§ 132) que Vierordt avait trouvé 40 secondes au lieu de 100 se- 58, ce qui peut s'expliquer soit parce que le volume d'air inspiré était plus , soit parce que , A partir d'un moment donné, les différences dans le mélange a sont minimes (<).
Bêcher, ARtUieilungen der ZurlcJier naturf. Ges.j J855. — Stofan, Wieiier SUzuHysh.,
Holni^'ren détermina la tension des gaz du sang; il fit pour cela passer le sang dans un milieu vide de gaz , mais saturé de vapeur d'eau , et mesura la pression déterminée par les gaz exhalés II chercha ensuite la composition du mélange gazeux et trouva facilement la quantité de la pression totale de Tacide CO- el de Toxygène. Cet auteur détermina encore la quantité dont augmente la tension de COpar suite de l'apport d'O ; il prit pour cela deux quantités égales de sang et les ûl évaporer dans deux vases de môme dimension, dont Tun était vide de gaz et l'autre rempli d'O plus ou moins condensé. Il trouva ainsi que par exemple 153 centimètres cubes de sang à 22« dans un vase vide de 150 centim«^tres cubes donnèrent 0,418 à 0,583 de CO^ (à 0° et à 1 mètre de pression] ; quand, ait contraire, ce vase contenait 8,99 à 20<^"'c^'i(j d'oxygène, la même quantité de sang donnait 1,375 à lc'»«,997de CO', soit 3 ou 4 fois davantage (*;.
t2'' L.\ RESPIRATION CUTANÉK ET L'ENSEMBLE DES ÉCHANGES GAZEUX.
§ 13/(. — Respiration cutanée (perspiration).
Par sa structure anatomique la peau est plus apte à èlinniner qu'à absorber les jj^iz. Son système vasculaire est réparti dans les couches supérieures du derme; il faudrait donc que les gaz absorbés traversassent toute l'épaisseur de l'épidermc, tandis que des corps gazeux , surtout la vapeur d'eau, peuvettl le traverser pour s'exlialer au dehors. Cette élimination de vapeur Sm est encore favorisée par l'existence de glandes spéciales , les glandes sudoripares (voy., pour leur structure, le chapitre des excrétions). Au point de vue qualitatif, l'échange gazeux qui se fait par la peau et que Ton nomme plus particulièrement perspiration, est tout à fait identique à celui qui s*opère par les poumons; on y trouve aussi de Toxygène, de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau. La diiïérence considérable que l'on observe entre les produits excrétés et les produits absorbés par la peau doit surtout être attribuée à la vapeur d'eau, qui , en 24 heures, peut atteindre jusqu'à 500 et 800 grammes d'eau éliminée. En comparaison de ce chiffre, l'absorption et l'excrétion cutanée des autres gaz 0, Az et GO* est des plus minimes. D'après Regnaullel Reiset , un chien en 24 heures n'élimine pas plus de 1 à 2 grammes d'acide carhoiiicpie par la peau. La composition de l'air de la perspiration permet d'admettre (pi'il se fait probablement une absorption d'O par la peau. MaisiM encore fort douteux que l'Az atmosphérique participe à cet échange gazeux ♦< (|ue la peau puisse, comme le poumon, éliminer de faibles quantités d'ammoniaque.
L'on ne connaît encore que d'une manière très-incomplète les raodificatioos cjue l'échange gazeux par la surface cutanée peut éprouver sous certaines conditions. Dès (|ue la température s'accroît, l'élimination de la vapeur d'eafl augmente immédiatement, quand surtout il a été ingéré de grandes quantité de liquides aqueux. D'après Weyrich , après chaque repas, la quantité d'eao éliminée s'accroît également. Gerlach prétend (jue la température el le Irawil nuisculaire font aussi augmenter l'élimination de CO" par la i)eau.
(1) Holmgrcn , t^itzungab. der Wiener Akademic, t. XLVIU.