V. LES SÉCRÉTIONS
§ 136. — Coup d'œil d'ensemble et division.
^ous donnons le nom de sécrétions aux matières soutirées du sang par des nibranes ou des organes spéciaux de sécrétions (glandes). On désigne les rétions des membranes libres sous le nom de transsudatio7is, pour les tinguer des sécrétions glandulaires. Les sécrétions sont divisées ellesmes d'après leurs fonctions en 1^ sécrétions proprement dites, dont les prots sont destinés à remplir d'autres usages dans l'économie , et 2'» en excréw, destinées à éliminer du corps les produits de la décomposition des tissus. : premières se rattachent les transsudations séreuses, les sucs parenchyma- :, la lymphe, les sécrétions qui se déversent dans le tube digestif; aux se-
Regnault et Reiset, loc. cit. — Pettenkofer, Annalen der Chemie u. Pharm., 1862, pplëment.
condes se rapportent rélimination parles poumons et par les reins, ainsi que la sécrétion du lait. Déjà nous avons étudié un grand nombre de ces sécrélioiLs. Toutes celles qui jouent encore un autre rôle dans l'économie (sécrétions de la digestion , lymphe) ont été décrites avec ces fonctions; l'élimination des gaz, qui est intimement liée à leur absorption , a été étudiée dans le chapitre précèdent , et les sécrétions des organes de la reproduction nous occuperont dans le chapitre de la génération.
1« TRANSSUDATIONS.
§ i^S7. — Transsudations séreuses.
Sous le nom de transsudations séreuses nous désignons les sérosités qui sont sécrétées par les membranes séreuses. Elles ont toutes une composition (jui, au point de vue qualitatif, se rapproche beaucoup de celle du plasma sanguin , mais qui en diffère au point de vue quantitatif. En général , les transsudations sont plus riches en eau et plus pauvres en albuminates que le plasma, tandis que les deux liquides contiennent à peu près la même quantité de sek Les albuminoïdes des transsudations sont les mômes que ceux du plasma : les •substances fibrinogène et fibrino -plastique, des albuminates de potasse et de soude , et de l'albumine dissoute. Les deux premières de ces substances forment , quand la transsudation est fraîche , un coagulum de fibrine assez com.pacte , mais dont la quantité est très-variable. Quand , au contraire, les transsudations séjournent plus longtemps dans le cadavre , elles perdent leur propriété de coagulation; probablement la substance fibrino -plastique disparaît peu à peu par suite de son contact avec la séreuse (voy. § 110). Lorsqu'une transsudation a [)erdu sa fibrine et qu'on y ajoute du sérum, du sang ou delà substance fibrino -plastique, on la voit reprendre sa propriété de coagulation (A. Schmidt). Les lois générales de la filtration expliquent parfaitement la différence do composition des transsudations et du plasma sanguin (voy. § 26). Los dilféroncM^s quo présentent ces transsudations sont déterminées sans doute soil par la structure de la membrane sécrétante, soit par les différences dans la pression sanguine.
Le tableau suivant donne un aperçu do la composition des principales iranssndations comparées à celles du plasma sanguin :
Plasma sanguin Liquide Liquide Liquide E«n
(d'apn'-s cëphalo-rachidi Ml du péricarde du péritoine lascitc del'ân»** C. Schmidt). (F. H«.ppc). ((Jonip-Besancz). (Vogel). (8clifrtr>
Eau 90,15 98,74 95,51 04,00 99,1*
Matières solides . . 9,84 J,'25 4,48 5,40 0,86
Fibrine 0,80 — 0,08 — ' -
Albumine • • ^ g 49 0,10 2,40 3,30 0,08
Matières extractives ( ' ' ( 1 05 ^'^^ ^>^ ^'^
Sels inorganiques j ' 0,66 0,08 Ojl
Parmi les liquides de ce tableau, il en est, le liquide péritonéal par exemple, qui ne sont pas des sécrétions normales, car on ne peut les obtenir en quantité asseï
PROPRIÉTÉS PirySIQUES ET CHIMIQUES DU LAIT. 324
idérable pour en faire l'analyse que lorsque la sécrétion est très-exagérée. La vie ^ les liquides de Thydrocèle et du kyste ovarique , Thumeur aqueuse etc. me composition qui, par ses points essentiels^ est identique à celle des liquides nous venons de donner l'analyse.