‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 154 sur 217 · ÉCONOMIE DE LA CHALEUR ANIMALE · texte numérisé non relu

ÉCONOMIE DE LA CHALEUR ANIMALE

est par la section du sympathique que Ton peut le plus aisément étudier Tinnce qu'exerce la dilatation des vaisseaux sur la régularisation de la chaleur; tanque Ton voit , en efTet , Jklovs les vaisseaux de l'oreille se gorgcr do sang et la .eur y augmenter, la température des cavités internes s'abaisse de 1 à 2» (Jacobet I^ndré). D'après Vivenot, l'augmentation de la chaleur animale que l'on ob« re d'abord dans l'air comprimé, ainsi que la diminution consécutive, tiennent tes deux en majeure partie à la répartition du sang dans les vaisseaux de la péririe ; dans l'air comprimé les vaisseaux se rétrécissent , et quand la compression ,'air vient à cesser, ils s'élargissent de nouveau, de sorte que dans le premier cas il diminution dans la quantité de chaleur rayonnante, et augmentation dans le sed. Enfin, l'augmentation si remarquable de température qui précède souvent la *t ou même la suit immédiatement doit «'tre attribuée à des causes identiques, moment de la mort, les vaisseaux cutanés se rétrécissent, la respiration s'arrête, principales conditions de régularisation de la chaleur cessent de fonctionner et t-être la production de calorique continue-t-elle encore un peu de temps. DUS ne possédons jusqu'ici ((ue les recherches de Ilim pour nous éclairer sur luence du travail musculaire sur la masse de calorique mise réellement en rtê. Ilim mit différents hommes dans un calorimètre, il les y laissa tantôt au re- , et tantôt il leur fit exécuter des travaux plus ou moins pénibles ; il commença étudier la quantité de chaleur produite dans chaque expérience et la quantité tygène consommé. La quantité absolue de chaleur mesurée par le calorimètre mentait avec le travail produit; la proportion d'oxyjîène absorbé augmentait égaent, mais en proportion bien plus forte, de telle sorte que la quantité relative de leur produite (quantité (•omi)arée à l'intensité des phénomènes de combustion) inuait. La quantité de cette diminution transformée en équivalents mécaniques îbaleur doit donner le même chiffre que celui obtenu directement quand on a véî le travail. Mais ces cJiitTres ne s'accordent pas exactement dans les recherches de n; les dépenses de calorique observées sont supérieures aux chiffres que l'on obt en calculant d'après l'équivalent thermique du travail; on jieut peut-être explir cette différence par l'augmentation de l'évapoi-ation pendant le tiiivail. La mêle de Hirn n'est pas d'une précision absolue, et, d'autre part, l'auteur s'est fondé une hyi>othèse évidemment inexacte, savoir : que l'oxygène est toujours conimé, pendant le repos comme ])en(lant le travail, par des parties organiques ilaires. Quoi qu'il en soit, les résultats de ces recherches ne laissent aucun doute le fait que la quantité de calori(jue diminua pendant le travail en proportion de [uantitédo matériaux consommés [*],

')IIclmholtz, article Thîerische WOrm^y dans Berliner med. KnnjMop, — Jacobsonu.

Qdré, Kederl ArcL, t. IL — Vivenot, Wiener med, Jabrb., t. II. — Hirn, Recherches rrtjHtvaleiU mécanique de la chaleur. Paris 1858. — Pour la chaleur qui prëcëde et snit la mf)rt , voy. Erbe, Deutsches Archir^ I, et Eulenhurg, Med. Ceniralblatt, 1866.

Page 1