MUSCULAIRES
§ 155. — Généralités et division.
Nulle part il no nous est donné d'étudier aussi facilement les alleniatives do repos et d'activité fonctionnels. V activité et le repos, voilà les deux états opposa et alternant plus ou moins réjîulièrement , qui manifestent l'action des nerfs ^ des muscles comme aussi des organes centraux et périphériques qui y sont rattachés. Aussi commencerons -nous par étudier les propriétés des éléments nerveux et des fibres musculaires en repos ; nous examinerons : i^ la structure et la texture, 2® les propriétés physiques des nerfs et du tissu musculaire.
ÉLÉUKNTS DU TISSU NERATEUX. 366
i nous étudierons ce qui se paeiie dans les nerfs et les muscles en actes manifestations extérieures de cette activité, et 2> l'analyse des phéjhysiques et chimiques qui se produisent dans ces oi^anes en activité.
tlÉTÉS LES ÉLÉMENTS NERVEiTX ET DES FIBRES MUSCULAIRES AU REPOS.
) Sli'ttcUn'e et texture des tissus iie)'veiix et musc
§ 156. — Éléments da tissa nerrenx.
!C sont les cellules tiervetues et les jibres xet*-
aieiits du tissu nervei
iS).
■«/es yiei-veiises ou cellules (fanglionnaires sont les parties essen-
i or,j3iies centraux et des gai^lions ; elles sont constituées par des
3 grandeur très-vatiablc, contenant des noyaux, et sont formées par
: de protoplasmu finement granuleux. La membrane d'enveloppe fait '
1 défaut aux cellules nerveuses ; pi-ei^que toutes sont munies de pro-
ts qui se continuent probablement avec des filets nerveux. Aussi
crit des cellules xuùpoUiires, bipolaires et multipolaires; on trouve
ss apolaires dans les gan^rlions du sympathique. Il est impossible de
T le iliie pbysiologitiue que peuvent jouer ces cellules apolaires , aussi
èrc-t-on comme une production artilicielle duc ù l'arracliement de
lents ti'cs-fins. Les cellules des ganglions sympatliiques sont très-
ntourées par une enveloppe assez épaisse munie de noyaux (Fig. 59),
■longe sur le névrilemme. Toute cellule multipolaire possède : 1" un
lent qui se continue diroctement avec un filet nerveux , c'est le ctf-
e (Fig, 58, 3), et 2" d'antres prolongements nombreux plus ténus,
neufs proloplas-
(4), qui se divi-
<nt quelques-uns
it aussi des cylin-
s Ci'), toujours '
>s que celui que
ons de signaler.
iiière d'envisager
ure des cellules
. , décrite par Deî-
' la moelle épi-
nble ôti-e ^ale-
e pour le cerveau;
ut donc envisager
>s nerveuses des
centraux comme
{énéral des appa-
uels partent deux
de fibres, appareils (|ui peuvent être reliés les uns aux autres par ces
bres.
Vig. M.
ytj6 PHYSIOLOKIE DES >-ONCTI0XS LE RELATION.
L» docription donnée par Beale et J. Arnold pour les cellules ganglionniiresda fljmpathiquo répond en général à celle que nous venons de donner (Fig. 39l. Cb cellules envoient en cITet un prolongement assez grçu {i), qui provient, i'tpis Ai-nold, du iimau. d'après Courroisier, ilu nucléole . et un ileuxiéme prolongement lin (3) qui s'eiiroutc en spirale autour du pmier cl paraît être roriiié par plusieurs i"'tilpruloTigeiiients anastomD:;éE. Cotte libm'ii ijpirale naît, d'après Arnold, d'un rvimi qui entoure la cellule et e:»t en cunneiimi avfi? le nucléole. Courvciisier dit que de m réseau parl*-iit dfs lilcls couimîïsuraui qui i-elient plusieui's t-ellulcs entre cUce. RMIiker, \V. Kniiist- et d'autres onti-évoquértllf ilisposiliuu en doute , au moins pour et i)ui .1 trait à l;i lîlirc en spirale et à son oriinnr. Toujourti e$t-il que la cellule ganglionnaijv est il'uiie strutture trés-compliquéc. Kroniauii a constaté que le contenu de cette cAlulc est llneincnt rayé et semble conipoMile lilircs. ijlilliiij^ iissigneau\ cellules nerrciwf une stmclure tr<;s-complexe ; d'apri's lui. b membrane et le contenu sont coiistitui'i |»r un système de cnnaliuulcs très-lins dont une partie Krrt à mettre les cellules voiwnfs" yig. :,.i. communication. L'on ne saurait encore se
pi-ononcer d'une manière déflnitive lurceltt <lescrlplioii que ta plupart dcK histologistes révotiuont en doute, d'aut-int plus if pour ses pré pai-:il ions l'auti-ur s'est ser\'i de rcactirs cnci'giqucs qui ont pu iillérer les tissus.
I.a Nidislaiii'C fondamentale granuleuse dans laquelle la cellule nerveuse estcnrvuif H été i-ei-Diinue par lti<jdi>i' et KupfTor iiuur ilu tissu ronnectif mou. D'apK's ces-oiteurs. le tissu connei'lil' ]iéiièlre tims les iii-<^nnes centraux du système neiTCux el eu l'iirme la trame; aussi les eelliiles Irés-pctitcs adniiccs jusqu'à présent ciminie iW relliilfsiiei-veuBi'S ne sont-elles, d'après ces auteurs, que des cellules lonncctivi':'' .Mais II. Waftuei'a tenté Ac. rcitu'ttreen lionneur l'ancienne upînion, de telle sorlcqi^il'aprés lui . la substance fondamentale lincmcut gi-nnuleuse serait de nature ni'ivei)-^^- Il faut, pour juger ces opinions divergentes, xe rappeler que loulo ta substn)i(^<! i^"*' KinieH centraux ressemble, nu point (le vue de sa niorpliologie et de sa formation, au li-'^" i'unnei'tif. Les cellules nerveuses avec leui's prolongements ressemblent aux cellnlr^ numi^i'lives, eldnns les deux tissus il existe une substance fondamentale intcrcoHi»' laire. .Mais il est évident que celte dernière variera suivant la disjiosition des cellul"" elles-mêmes, et que par t-unséqucnt elle sera loute diiïéieute, quand les celluki c" riml <li>vcnueB cellules nerveuses , de ce qu'elle sci'a là oi'i i:cs cellules seront r«tfe- A l'état de cellules roiniectivcs ordinaires, servant à la nutrition. Beaucoup de «t"" les deaornanes neiieux centraux devant rester à l'état de cclluleM de nutriliw.l^ snliHtance intei-cellulaiie qui les enveloppe devra donc i-osseniblcr beaucoup à i*"' du tissu l'onneclif pi'oi>renient dit.
Ia'B l'ilirea iien-eusea existent, soJt dans Je» troncs neneux et leurs raniiliriitiuiiN, duiit ils fornieitt la ))artio essentielle, foit dans les centres ucni^^'''