‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 157 sur 217 · ÉLËHENTS DU TISSU NERVEUX · texte numérisé non relu

ÉLËHENTS DU TISSU NERVEUX

es gnDglioiis, où elles sont en connexion avec les cellules nerveuses. Dans es nerfs périphériques leur structure est toujours la même : à l'état frais elles ont formées par une masse homogène, réfractant très -fortement la lumière, ontenue dans une membrane translucide. Bientôt la masse interne se coa- :ule et l'on voit la moelle nerveuse opaque appliqutie immédiatement le loi^ le la membi-ane extérieure en présentant plus ou moins de renflements, tanlis qu'au centre se remarque une fibre plus claire, le cylindre-axe. 11 est irobable que ce phénomène est dû à ce (jue les graisses ou les substances anaïgucs qui constituent la moelle acquièrent plus de consistance en se solidifiant t qu'il en est de môme du cylindre-axe par coagulation ri'im albuminoïde peutti'e. Dans les organes nerveux centraux, les fibres nei-veuses perdent peu à leu leur structm-e : elles sont très-molles et dans les préparations elles prenlent souvent l'aspect variqueux (Fig. (iO, 2), en l'aison même de leur faible conistance el de la mollesse du parenchyme ambiant. Un rès-gi-and nombre de ces fibres nerveuses des oi^anes :enti'aux n'ont pas de moelle nerveuse, et le tube es- «rieur leur fait également défaut.

Oulre toutes ces variétés de fibres nerveuses, l'oii Irouve encore dans les nerfs du sympathique d'autres libres très-fines d'une structure spéciale ; elles ont un contenu grisiltre et une gaine extérieure très-épaisse, niinie de noyaux (Fig. GO, 3). Ces fibres prennent le nom de fibres iiervenxeii ganglionnaireu, organiques, oiide^bres de Remak, du nom de leur inventeur. D n'est pas encore démontré qu'elles sont toutes de nature neneuse, mais pour beaucoup d'entre elles il ne saurait y avoir de doute à cet ^ard, vu que l'on trouve des nerfs sympathiques formés presque exclusivement par des fibres de cette espèce. Dans les troncs et les branches nen'euses, les libres sont maintenues par le néïrilem me, enveloppe connective extérieure, qui envoicdes prolongements dans l'inlérieur du tronc de manière à en séparer les filets le*; uns des autres. Dans l'intérieur des faisceaux les fibres se continuent sans aucune division. Mais peu avant de ne terminer à la périphérie , quand les faisceaux se sont dissociés 6t que les fibres marchent isolées les unes des autres, quoique d'ordinaire elle» soient enveloppées encore par le névrilemme, on voit les libres primitives se divi- W- Ces divisions se répètent souvent plusieurs fois pour la même fibre ; on les obscne surtout dans les nerfs cutanés et musculaires. Chacune de ces divisions ^t en général aussi grosse que la libre primitive dont elles partent, ce qui fait lOe le diamètre total de cette masse nerveuse s'accroît considérablement. TouIch les raujiUcations nées de ces divisions, au moment où elles i>énètrent dans ]es Parties périphériques auxquelles elles sont destinées , se divisent à leur tour •D un très-grand nombre de ramuscules des plus fins dépourvus do moelle; '^ur gaine primitive présente alors très-souvent des noyaux.

Oa a soutenu tiès-BOuvent que le cylindre-axe ne préexislc paa dans le nerf ^1^1 (et qu'il n'est dil qu'à un artifice de préparation). Mais l'apparence si nette la'il pi'ésente i^ous l'influence de certains réactifs (chloroforme, alcool), cominc

'JCS i>H\isiuLooiif DKâ »'o^'<:Tlo^8 de ntx&TioN.

suaù son aspect quand la moelle est coagulée, nous cemblent pronver p son existence réelle. D'autre pai-t, le cylindre-axe se différencie nettement dni les nerfs Irais pat' sa double réfraclion , et souvent aussi les fines i-amiOcatiou nerveuses présentent des point» oi'i l'on ne trouve plus de moelle, tandis que le c;lindre-axc s'y continue. II n'eist donc pas possible do supposer que ce «oillà un produit dû û la coagulation pont nwrlenif d'autant moins que toutes les particolirites qui pouiTaient l'aire admettre cette hypothèse, comme j>ar exemple la coagulation de la moelle et la modification de consistance' des nerfs après la mort, penicDl très-bien s'accorder aveu la p^existence du cylindre-axe, ainsi que nou^ l'avoiuTa plus liant. Le cylindre-axe présente souvent une apparence finement striée. Stillinj ■ remarqué que sur dus préparations traitées par l'acide chromiquc ce fliet se diràe en (rots coucites diverseucnt colorées. Sur les e'os cylindres-axes de la moelle épnière des poinsons, Mautlmer a nettement distingué duux couches diversement eoleréus par le carmin. Kiitin KIcbs a constaté que dans la moelle nerveuse fraidie l'oa voit tlolter des particules douées d'un pouvoir réfringent diflei'cnt de celui d« !• masse dans laquelle elles flottent. Tout cela tend à prouver ijue la fibre nerveuM possède une sti ucture plus compliquée qu'on ne le croit jusqu'ici (').

§ 157. Éléments da tissu mosculaire.

Le ti^su innsculairu se divise en deux formes, le tissu des muscles listts et celui de» mxtsclcs nlnéit (S 18) (Fi},', fil, i fibre cellule lisse, 2 fragment ie libre musculaire striée). Ses deu\ formes de tissus sont constituées par desceilules fuaifornies qui attei^^nent une grande laideur vt une grande longueur dans les muscles lisses, puisque 1res -fréquemment ces cellules atteignent toute la longueur du muscle; dans les muscles longs il n'esipw rare de voir les cellules se terminer comme les libres i:GiluleK avant d'avoir atteint l'extrémité du muscle, inas leurs Iwiits terminés en fuseau se juxtaposent directement à ceux d'aiiti'es cellules <]ui les prolongent. I^ lihi'cs striées comme les libres lisses se divi^ut trr$rai-cment j ce n'est que dans certains orgaues, lec«;ur. les poumons, que l'on tiouve de ces divisions.

La grande dilliérencc entre les fibres striées et lisics

consiste dans lu sécrétion d'une membrane d'cnveloiife

FiK. UL plus épaisse, dans la multiplication du noyau elàau*

une segmentation spéciale du contenu.

Tandis que les fibres lisses no pernietlcnt guère de constater une niemlii'ai"'

spéciale , les libres striées possèdent une enveloppe ti-ès-élastique, le «irw

Icmme {■*), à la face interne de laquelle on trou\c une quanUté de noya"'

alternants (3). La structure intime du contenu des libres striées est diUicili'i

déterminer. L'examen optique y fait constater deux substances dont les ^'

(') Stilling, Veber den/eiiiavii Jlau dcr A'ervenprimitlcfastr v. Xerremetle. Fnm*'' 185a. — Dcitora, Uiueriuchunstn iiber OeAim u. Jlflelenmari: Brunswick ISM.-Bd'. PAilo: Ihtiuaet., 1863. - J. Arnold , FirdunB'i Archh, t XXVDl et XXXIL — »*, ««(., t. X.\.\l.

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