ACCOMMODATION ET ADAPTATION DE L ŒIL
nie par la surface postérieure du cristallin ; elle est renversée , très-petite , assez éclairée et à bords neU; dans l'accommodation à courte distance, elle no change pas de place et iliminue d'une <|)mntit<- très-minime inappréciable à l'œil nu: il faut, pour s'en assurer, se seirir d'instruments de précision. L'on peut conclure de tout cela que c'est la surface antérieure du cristallin qui éprouve seule des modifications importantes dans l'accommodation pour une courte distance et que ces modillcatîons consistent surtout dans une augmonlation de sa convexité; nous savons, en cITet, qu'un miroir spliérique donne des images d'autant plus petites que son rayon est plus petit. L'on peut constater directement que la surface antérieure du cristallin se porte un peu en avant , en r^ardant l'œil par le côté , de telle manière que la moitié à peu près de la pupille dépasse encore le bord coméal de la .''clérotiquc ; pendant l'accommodation à courte dislance l'on voit l'orale pnpillaii'e et une partie du bord de l'iris correspondant déborder la sclérotique. Co.^ expériences démontrent donc que la surface antérieure du cristallin se porte en avant, que sa surfîice postérieure reste au contraire immobile; il faut donc que dans son milieu le cristallin augmente de volume pendant la vision a courte distance ; mais, comme son volume total ne saurait varier, il doit se raccourcir suivant ses diamètres équatoriaux.
I^a Fig, 100 représente ces changements de forme du cristallin : le cdté 2 représente l'accommodation k grande distance, et le côté 1 l'accommodation à courte distance. On voit par cette figure qu'en raison du changement de forme du cristallin le bord interne de l'iris , les pi-occs eiliaires et la zone de Zinn se portent en avant. Dans l'œil accommodé pour une courte distance, le diamètre de l'axe et la convexité de la lentille étant devenus pins grands , il est évident que les rayons qui tombent sur le cristallin sont plus fortement réfractés que dans l'a-il accommodé pour une grande distance.
L'étude de la réflexion par le cristallin pendant raccommodât] on dovielit plus facile
tlR. 100.
quand on se sert de deux images au lieu d'u deux ouvcrluiy» percées verticaleraent l'une au-dessus de l'autre dans un écran. Dans la 'Fig. 101, 3 représente l'image de la cornée, 4 l'image antérieure et 5 l'image postéricurf du crislallin(i). En 1 la vision est à gr.indn dislance; en 2 elle est A courte distance. On mesure les images du cristallin d'après la méthode exposée au § 181, en les comparani A une image coméalc. llclrobolti:,a constaté de cette manière que dans la vue i\ courte
; on les obtient nisi'^nienl nu moyen de
(1) Dans cette figure, lo graveur n'a ps( a coup trop claires par rapport b l'imago 3.
ez teinti! les imagos 4 et 5, qnî sont boao- (A.B.)
dislance limage réfléchie par l.i surface antérieure du crislalUn n'est que lea 5/9 At Ja même iniRgc dans la vue A grande distance. Dans les expériences de Kelmhalli et de Knap|i, le rayon de courbui'C de la surface antérieure du cristallin diminuait de 2, .1 A 4 millinn'tres, landis que le rayon de courbure de la surface postérieure m se raccourcissait que d'environ 1 millimètre. Les chiffres suivants sont des mojeiuKs tirées des expériences et des calculs de Helmholtz sur les variations des coDStanlei optiques et des points cardinaux dan^ l'ace ommoilatiun. Les mesures sont calculéei en millimètres & partir de la surfari; antérieure de la cornée.
Rayon dr courbure de la cornée 8,0 8,0
de la surface antér. du cristallin . 10,0 6,0
" (In la surface poster, du cristallin . 6,0 5,5
l.iou <ic la surface anli'-rieure du cristallin 3,6 3,2
n postérieure du cristallin .... 7,2' 7,2
Uislance focale du crislallin .■ 43,707 33,785
" poslérieuie de l'o^il 19,875 17,7Dfi
» antérieure de l'icil U,fô8 i3,274
Lien du foyer antérieur —12,918 —11,241
» du premier point pjinnpal 1,9403 2,0330
u ilu setonii point principal 2,3563 2,4919
» du premier poinl nodal 6,957 6,515
n du second point nodal 7,373 6,074
>• dn foyer postérieur 22,231 20,248
Helmlioltz m liqne lixpdunci «ui\anle poui prouicrque, taudis que le bord pupillaire di l ms i «t bonib t n avant pendant 1 <ic roui modal ion & courte distance, son bordextirieur recule un peu. Il projette une caustique lur l'iris de l'œil observé an moyen de I tel ai rage latéral. La lurai^n vient elle de 2 (Kig. 102) , la caustique déterminée pai la réfraclion de la cornée e( di. I humeur aqueuse apparaît en 1, et l'on lemarque que celle caustique se rapprocha du Lord de l'iris quand l'œil est acconiinod* à courte dislance, ce qui permet de penser Frï. .ni. que le bord recule en arrière (').
3" Adajitfttwii potiv ien intenailés Inmineuaen. Action musculaire ciaiw, VaccommotJatioji. Le diaphragme musculaire de l'œil, l'iris, est ti-ès-faciieinent impressionné par les excitations lumineuses. La pupille se rétrécit quand la lumière devienl intense, et elle se dilale à mesui-e que l'intensité lumineuse diminue. Ces mouvements constituent l'adaptation aux différetUei t«- (eiisitbs ^t(»H')i(>ir.si!<i,- ils interceptent les rayons marginaux et les empéchwil de lonilier sur la rétine (|uand ta lumière est trop inlense, "ils permettent, au
Cl (-rniHiT, f'Aer illf Jnvimiindalhatreiiiiiyeu dex Aw/et, ûbersclït von Duden. LeM l»;,r,. — Hflmlirilt/ , J'l'/i'l"/n;!aclie Opllt: vt Arrliîr f. <>p/ilhalmoloaie , t. I. — Kaiiip. <V„W,. I. VI.