EN IDÉES
§ 193. — HooTements de l'œiL
Le (^lobe oculaire est situé dans la cavité orbitaire limitée par des paroi> i<y seuses , il est entouré de toute part par des substances incompressibles: graivy. glande, muscles etc. L'œil ne saurait donc normalement changer de plaur.i ne peut que tourner autour d'un point fixe. Le centre de rotation de fin; est en moyenne, d'après Donders, à 13,557 millimètres en arrière du H»mmrî de la cornée et à 10 millimètres en avant de la surface postérieure de la sclérotique , un peu plus rapproché par conséquent de la dernière que du somictt de la cornée. Dans l'œil myope , Taxe est allongé et le centre de rotation Rjelè plus en arrière ; dans l'œil hypermétrope aplati au pôle postérieur, ce cenlrt est au contraire repoussé en avant. Le centre de rotation ne concorde pas a^-»» le centre optique (point de croisement des rayons de direction), il n'est p** non plus identique au centre géométrique d'une sphère à laquelle serait axTparée et rapportée la forme générale de l'œil. On peut néanmoins compinr les mouvements de l'œil aux mouvements de rotation exécutés par une sphtf^ autour de son centre fixe. Pour étudier ces mouvements, il faut : l'd»^'rrminer la loi d'après laquelle s'accomplissent les mouvements de rotation. '^ 2^ analyser les forces qui les font exécuter.
i^ Loi des mouveyyients de rotation. Lorsque nous dirigeons nos yeux Ttf* un objet extérieur, ils prennent une direction telle qu'un seul et même jwff de cet objet fait son image sur la fovea centralis des deux yeux. On donoeW nom de point de fixation ou point visuel à ce point, et les lignes qui uniss«fi( ce point avec les centres de rotation des deux yeux sont dites ligyies vifueUef Ces lignes ne concordent ni avec les axes visuels ni avec les lignes de mu* (§ 182) ; mais si elles s'éloignent des premiers (elles se dirigent un peu en àfdans de ceux-ci) , ce n'est que d'une quantité tellement minime qu'on p*c^ négliger cette diflerence et les considérer comme identiques. Le plan dÂerminé par les deux lignes visuelles est le plan visueL Une droite qui réunit b deux centres de rotation est dite ligne basilaire; rni plan vertical qui *^\^ cette base en deux parties égales et qui sépare la tête en deux moitiés symétnqo^ constitue le plan médian; tout l'espace extérieur qui , la tète restant immoèiWpeut être parcourue par le mouvement des lignes visuelles, est dit champ ti^wl
(1) Fechner, Poggendorfs Annalen, t XLIV et L. — Brâckc, t6id., t. LXXXH' H. Meyer, ibUL, t. XCV. — Hehnholtjs, Physidogiêche Optik.