‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 186 sur 217 · VI · texte numérisé non relu

VI

■ rotation , c e éla.nt l'image secondaire horizontale qui recouvre pri-

jlïveineut l'horizon râUnien , et 1 le point visuel dans la position primaire de

. Le phénomène est autre quand on développe dans cette position une image

^iidaire perpendiculaire à l'horizon rétinien ff. Lorsque, dans les difléreiiLs

:■ d'élévation du plan visuel, on tourne Ui lifrni' visuelle à droite ou â

ihe, l'image secondaire verticale éprouve des rotations diamétralement op-

s aux mouvements indiqués jmr les lignes ra 2 , b 2 , c 2 ; elles sont repré-

Ses par les courbes « 3 , b 3 , c 3. Voici la raison de ce phénomène. Sup-

, dans la position primaire , une ligne e e parallèle à l'horizon rétinien

e dans le plan visuel et passant par le point visuel , et une ligne f f per'-

iculaire au plan visuel ; supposons encore que la ligne visuelle se nie-

I par les lignes e e et f f, que , par conséquent , elle s'élève d'abord un

1 au point i pour se porter ensuite en dehors verâ 5, si nous admettons

■ l'œil n'éprouve pas de rotation autour de la ligne visuelle en exécutant

Itaouvement, la ligne c e se projetterait parallèlement à sa première dlrec-

1 en /i Ji et la ligne f fen k k, oblique par rapport à sa première direction.

p images secondaires primitivement horizontales et verUcales se comportent

' s l'œil comme ces lignes , que nous admettons mobiles avec lu ligne visu-

. Sijdonc l'œil éprouve un vérilahle mouvement de rotation, l'image se-

condairc e e deviendra c'2, 5 et l'image secondaire f f prendra la direction 0 3, 5. 11 en sera de même pour tout le champ visuel. Si. du point 1 l'ou tire des lignes appropriées, la rotation de l'image secondaire de ces lignes sera en général plus petite que celle des lignes e e eiffy et il se trouvera deui positions d d de l'image secondaire, ou , en i)assant à une nouvelle poâlioD G, ces lignes d d restent parallèles à leur direction primitive. L'on voitencon» que l'axe de rotation est situé dans le même plan que les deux axes autour desquels l'œil, à partir de sa position primaire, se meut en haut et en bas. Toutes les rotations à partir de la position primaire s^ exécutent donc autour d'axes compris dans un même plan. Ce plan, nous rappellerons ploti ^des axes; il est perpendiculaire au plan visuel. C'est Listing qui, le premier, a formulé cette loi des mouvements de rotation des yeux.

Si nous envisageons le champ visuel comme une portion de surface sphérique. le poi!it visuel, en se mouvant à partir de sa position primaire, décrit de gnmds cercles ; si nous prolongeons ces gi*ands cercles , ils se coupent tous en un point de la surface sphérique dont le champ visuel représente un sèment. point occipital. Dans la position primaire de la ligne visuelle, le point est situé en arrière de l'œil sur le prolongement de cette ligne , en face du point visuel ; le point visuel déterminé de cette manière est le point visuel principal.

Quand l'œil ne passe pas directement de la position primaire à une nouvelle position et ne se meut pas par rotation autour d'un seul axe , l'on peut néanmoins, en vertu de la loi de Donders, rapporter ce mouvement complexe à partir de la position primaire, à une rotation autour d'un axe lixe. Les valeurs de l'angle r, calculées d'après la loi de Listing pour chaque valeur de c et de /. sont donc valables dans tous les cas, quelle que soit en réalité la nouvelle position de la ligne visuelle déterminée par e et l.

L'importance de la loi de rotation pour les perceptions visuelles découle déjà de toutes ces considérations. Il est évident que nous pourrons le plus facilement nous orienter sur la situation des objets extérieurs quand i<» les yeux passant un certain nombre de fois à une position donnée, les dilTérents points d'un objet fixé se peignent toujours sur le même point do la rétine, et quand 2" le regard passant d'un point donné à un autre point , l'image rétinienne ne se déplace que dans le sens du mouvement, on droite ligne, quelle que soit la position de l'œil au moment où le mouvement commence à s'ell'ecluer. Le premier de ces principes, que nous désignerons avec Helmholtz sous le nom de principe de la plus facile orientation pour les positions de repos, es\ évidemment réalisé par la loi de l'orientation constante de Donders. Le second principe, qui sera pour nous le principe de la plus facile orientation pour /&= mouvements, est réalisé très-approximativeinent par la loi de Listing. Lp pn'mier principe nécessite, en efl'cl , (jue pour toutes les positions des yeux, la rolation se fasse autour d'axes fixes situés dans un même plan auquel la ligne >> suelle est perpendiculaire, or c'est là ce qui est réalisé pour tous les mouvemenb partis de la position primaire. Mais ce cas ne se vérifie plus complètement pour les mouvements partis d'autres positions des yeux ; toujours alors , en effet , il ^ produit des mouvements giratoires, de telle sorte que les points du champ visuel

MOUVEMENTS DE l'ŒIL. 507

ne se meuvent plus en ligne droite dans les mouvements de Tœil, mais que toujours ils éprouvent une rotation par rapport au point visuel. Il est facile de comprendre que le second principe ne peut en général avoir de valeur absolue que lorsque le premier principe et la loi de Torientation constante qui lui est connexe sont réalisables. Lorsqu'en effet, quelle que soit la position initiale, les rotations se font autour d'axes constants tracés dans un plan perpendiculaire à la ligne visuelle, il y aura évidemment, pour chaque direction de la ligne visuelle , un nombre infini d'orientations ; la loi de Donders et celle de la plus facile orientation pour les positions de repos ne sont plus accomplies. Dans l'hypothèse de ce dernier principe , la loi de Listing est celle qui se rapproche le plus des conditions nécessaires d'exactitude pour les positions des yeux en dehors de la position primaire. La situation de cette position primaire est, comme nous le verrons encore, d'une importance spéciale pour là perception visuelle.

Si nous calculons les valeurs de c et de / à partir de la position primaire^ la loi de Listing donne Téquation suivante pour le rapport de ces angles à l'angle r :

, - sin. e sin. /

•^ cos. e -\- cos. (

Mais cette loi n'est qu'une approximation ; elle perd sa valeur : !<> quand les mouvements de Vœil sont plus considérables sur les côtés latéraux du champ visuel , on peut par conséquent s'expliquer ces erreurs par ce que la ligne autour de laquelle, à partir de la position primaire, il ne se fait pas d» rotation, se rapproche beaucoup de la ligne visuelle, mais ne concorde pas en général complètement avec elle. Quand cette ligne s'écarte davantage de la ligne visuelle , il est évident que les inexactitudes de la loi de Listing s'accentuent davantage ; 2° dans les mouvemetits de convergence; quand on fait converger les yeux sur un point, en les ramenant de la vision à grande distance, ils éprouvent, comme le dit Volkmann, une plus forte rotation que la loi de Listing ne le faisait supposer. Cette rotation est plus grande aussi que celle qu'ils éprouvent quand les lignes visuelles s'écartent suivant des angles d'élévation et de latéralité égaux. Dans les mouvements de convergence, l'œil se comporte en général comme s'il avait une position primaire située plus profondément. Les deux espèces d'irrégularités que nous venons de signaler paraissent être trèsvariables suivant les individus. L'on trouve enfin que, dans ses mouvements^ l'œil n'obéit pas exactement à la loi de Listing. On peut s'en assurer de la manière suivante : lorsqu'en fixant, pendant un temps très-court, un point lumineux, l'on développe une image secondaire positive, si la loi de Listing était rigoureusement exacte , quand l'œil se meut à partir de la position primaire, cette image devrait aussi décrire une ligne droite. Or ce n'est pas ce qui se produit réellement , car, dans tous les mouvements qui sont combinés à la fois d'élévation ou d'abaissement et de mouvement de latéralité, l'image secondaire apparaît sous la forme d'une ligne lumineuse très-faiblement recourbée (*).

La loi de Donders, loi de l'orientation constante, est, elle aussi, sujette à quelques inexactitudes. Quand on fait exécuter à l'œil des mouvements très-élendus avant de le fixer sur un point déterminé, l'on trouve parfois que ce n'est qu'après un certain temps qu'il arrive à une orientation constante. Helmholtz indique encore l'expérience suivante , à la suite de laquelle les inexactitudes que l'on constate restent

(^) Wundt, Beitrâge zur Théorie der Smnetr,, t. III.

permanentes. SI l'on prend deux prismeit juxUpOBéii de telle sorte que l'on regank parallëlemenl au cûté de l'hypothénuse , et qu'il en résulte une petite obliquité de» objets citérieure, si l'un vient à fixer un objet directement avec un seul œil, eli travers les prisiiies avec l'autre ceil, on obtient d'abord des images doubles croisées, qui disparaissent peu â peu ^ quand on enlève les prismes , les images doubles soiil ausKJtût peri^ues. D'après Helmhoitz, le mouvement le plus extrême déterminé dt cet le manière mesurait 3 1/2 degrés.

L'on s'est servi des méthodes suivantes pour découvrir la loi des mouvements de l'œil : 1° On étudie, comme nous l'avons indiqué plus baut, la position des yeui à l'aide des iniageâ eecondaires. Cette méthode, proposée par Ruete, a d'abord été employi-e par Dondeni et lui a fait découvrir la loi de l'orientatioii constanle. Ruete. Ilelniholtz et nous-méme nous sommes servis de cette méthode. 2" La xaéthode de» images doubles, daqs laquelle on recherche tes inclinaisons qu'éprouvent les images doubles d'une ti),'e verticale dans les ditTérentes positions de l'œil pour en déduire, par le calcul, les mouvements de i-otatioii. Meissner et Recklinghausen s'en sont xervis pour vérifier la lui des mouvements que Listing avait donnée d'une manière hypotliétique. Heissuer trouva par ce moyen la position primaire et constata que les mouvements d'élévatiuu et de latéi'alité simples, partis de la position prinuire, oe s'accompagnent pas de rofalion ; mais les résultats obtenus par cet auteur pour toutes les autres positions de l'œil ne conrirmèrent pas la loi de Listing. 3° La métliode do l'observation de la tache obacure; Fick el Meissner s'en sont servis. On détermine les mouvements de rotation à l'aide des changements de place qu'il faut donner à 'Un objet approprié pour qu'il disparaisse en raison de la tache obscure dans toutes les positions visuelles. Ue toutes ces méthodes, la première est la plu^ avantageuse pour étudier lus deux lois de l'orientation constante et des rotations. Le moyen le plus commode consiste ù liner huriïontalement sur une paroi grise un ruban rouge dont l'on fixe le point médian;

uer lu dii'ection de la position primaire île la ligne visuelle par l'apport à la télé , l'on se sert, d'après HeImbollE , d'une planchette (Fig. -114), à laquelle est fixé un point de mire 3 3. On adapte en i nu<masse de laque chauffée, on met la planchette entre les dents el l'on imprime les dents dans la laque jusqu'au moment uù elle estdurcie; l'on obtient ainsi un moyen de fixer solidement la planchette enire les dents. Le point de mire 3 3 est coiisoUJ* la cire ; on le rend égal à la di*- Fig. 114. tance du point de rotation (ce qu'on re-

connaît quand , en fixant un objet éloigné, les extrémités des images doubles de la mire se louchent directement). Ceri fait, on déplace la mire 3 3, par les extrémités de laquelle on vise le point fixé, et on la ramène en direction verticale jusqu'à ce que l'image secondaire reste parallèle dans les mouvements d'élévation et de latéralilé. La position trouvée est la posilion primaire (').

{') DoDders, HoUSiidudte Bûtrdge, t. 1. 1848. — Meistiuer, Btitmge lur Phyàiiv). dti Stliorgaru. Lcipiig 186*, ot Ardùr- f. OphihtUm«log., t. II. — Recklinghauaun, t'iW., t. V. — UebuhDltx, (6irf., t. IX, et Phniiaiog. «Vit.

Kot ■Tioi

MOUVEMENTS BE l/fFIL. 500

2" Analyse des actions musculaires. Chacun des six muscles de l'œil faîl mouvoir le globe oculaire autour d'un axe perpendiculaire au point de rotation dans un plan passant par les pointa d'origine et d'attache du muscle , le plan musculaire. Si donc nous construisons une figure , il y aura toujoui-s deux six axes, les axes des muscles anta-

inistes qui coïncideront à peu près. Sup-

tsonsque la Fig. 115 i-eprésente lasection horizontale de l'œil gauche, l'axe des muscles droits externe et interne sera au point 3 perpendiculaire à l'axe du dessin. nous désignons comme demi-axe d'une

•talion cette moitié de l'axe de rotation iiutour de laquelle le mouvement à partir du |toinl central 3 se fail dans le sens de l'aiguille d'un cadran , le demi-axe du droit interne s'étend au-dessous du plan du dessin, el celui du droit externe au- MB de ce plan. La ligne 11, 12 est

ise des muscles droits supérieur el iu-

', 3, 12 le demi-axe du droit aupé- ],i„ , ,-

et 3, 11 celui du droit inférieur, 10 l'axe des deux obliques, 10, 3 le demi-axe de l'oblique supérieur et 3,

celui de l'oblique inférieur.

Les muscles droits externe el interne sont les argents des mouvements rfc

'éralité de l'œil. Quand ils agissent seuls , ils font exécuter au globe oculairi> mouvements de latéralité simple sans complication d'aucun mouvement de rotation. Les élévateurs de Vceil sont le droit supérieur et l'oblique inférieur. Supposons que le mouvement autour de l'axe 3, 12. déterminé par le premier de ces muscles, soit pendant un mpment représenté par une longueur 3, 2, nous pourrons le résoudre en ses deux composantes 3 , 7 et 3, 5; le droit supérieur détermine donc une élévation vers le haut et une rotation à droite. Nous pouvons de la même manière décomposer le mouvement 3,1, exécuté pendant uu moment par l'oblique inférieur, en deux mouvements autour d'un même axe 3, 8 et fi , 3, dont le mouvement autour de l'axe transversal ff fl se fera vers le haut comme celui du muscle précédent, tandis que la rotation autour de la ligne visuelle ii, 1 4 s'exécute vers la gauche. Le droit supérieur et l'oblique inférieui' sont congénères pour le mouvement d'élévation, et antagonistes pour la rotation de l'œil. Ce n'est que pendant un moment que les mouvements de rotations, 7et3i 8 s'ajoutent l'un k l'autre, car bientôt l'axe 3 , 12 s'est élevé avec l'œil vere en haut et 3, 9 s'est abaissé vers en bas ; chacun des axes musculaires décrit ainsi une partie d'une surface conique; la position de l'axe de rotation 4, 4 reste néanmoins constante durant tout le mouvement d'élévation pure ; les rotations autour d'axes musculaires mobiles se combinent donc dans ces mouvements d'élévation en une rotation autour d'un axe fixe. Les muscles droit inférieur et oblique supérieur agissent comme abaieseurs de l'œil , ils se ooniportenl tout h fail comme les deux élévateurs.

-<MHII

Congénères dans le mouvement vers le bas , ils sont antagonistes pour la rotation ; mais , dans ce cas, le muscle droit inférieur tend à faire tourner Vœi\ i droite , tandis que le muscle oblique le porte à gauche ; dans ce cas encore L ligne 4 , 4 est Taxe de rotation fixe qui résulte du mouvement.

Supposons que la ligne visuelle disposée pour la vision lointaine se port** ni dedans ou en dehors , la situation de Taxe de rotation 4 , 4 par rapport aui deux axes musculaires se modifie. Dans le mouvement en dedans. Taxe 4, 4 «^ rapproche de celui des obliques et s'éloigne de Taxe des* muscles droits; dan* le mouvement en dehors, au contraire. Taxe 4, 4 se rapproche de celui df* muscles droits et s'éloigne de celui des obliques. La ligne visuelle , Taxe de rotation par conséquent, se comporte d'une manière inverse, elle se rapprochide l'axe des muscles droits dans le mouvement en dedans , et de cellii des muscles obliques dans le mouvement en dehors. Quand donc l'œil s'élève ou s'abaisse dans une position en dedans , l'action des obliques s'accroît eu égard à rélêvation et à l'abaissement, et diminue au contraire par rapport à la rotation: celui des muscles droits diminue , au contraire , par rapport à l'élévation et î l'abaissement , et s'accroît par rapport à la rotation. Mais comme, dès le début, l'axe des obliques est plus rapproché de la ligne visuelle , il en résulte que les positions de convergence sont favorisées. L'action de rotation des muscles droit* peut en effet, dans la convergence des lignes visuelles, ne pas être tellement ioh portante qu'elle ne soit pas toujours aisément compensée par l'action inver» des obliques ; aussi, dans la convergence, la majeure partie des actions musculaires totalisées est-elle employée à mouvoir la ligne visuelle. 1^ dispo$iti«^ii particulière des muscles de l'œil s'explique donc par ce qu'elle sert à faire de l'œil un appareil plus particulièrement disposé pour la convergence. A ce point de vue, les différences dans la disposition des deux obliques, différences qut nous avons négligées dans la figure , ne sont pas sans valeur. La direction d» l'axe de rotation de l'oblique supérieur ne recouvre en réahté pas complètement cehii de l'oblique inférieur, car l'axe du premier s'écarte un peu plus de la ligne visuelle, sa direction se rapproche de 3, 13, et est à peu près dans le plu horizontal; Taxe du second, projeté sur le plan horizontal, se rapproche deoât» plus près de la ligne visuelle, mais par son extrémité postérieure 9 elle est ^jituw un peu au-dessous du plan horizontal. 11 en résulte: 1" que, la ligne visuelle étant dirigée en dedans , Toblique supérieur détermine une action d'alwis^enient ])lns puissante (jue le mouvement d'élévation produit |)ar Toblique infëférieur, et que *'!** Tohlique inférieur, en se contractant, détermine toujours, ^^lr rapport à Taxe vertical passant par 3, une action en vertu de laquelle il len«i :< porter la ligne visuelle en dehors'.

L'on voit donc , d'après ces faits , que Télévation de la ligne visuelle se combine le mieux avec un mouvement en dehors, tiindis que son al)aissement . au contraire, se combine le plus aisément avec le mouvement en <ledans. L'ifil est donc spécialement disposé pour des positions de convergence quand le plan visuel est abaissé. La signification physiologique de ce mécanisme est évidente D'habitude h»s objets élevés sont à une grande distance , et les objets profondément placés sont rapprochés. IjCs nuiscles de l'œil sont disposés de tell*sorte que, dans les mouvements d'élévation et d'abaissement, ce sont toujoi.r^

MOITVKMENTS DE l'œIL. 514

les actions de convergence s'adaptant le mieux à la dislance habituelle des objets qui se produisent le plus facilement. On observe , en effet, que lorsque les lignes visuelles tendent à converger sans cependant être dirigées vers un point déterminé , cette convergence augmente involontairement quand le plan visuel s'abaisse , et diminue quand ce plan s'élève. Eu égard à l'importance de ce principe des actions musculaires pour la vision à différentes distances, nous le désignerons sous le nom de principe de la vision la plus commode pour les distances courtes et éloignées.

Les actions musculaires acquièrent encore une importance physiologique bien plus grande quand on les combine avec la loi des rotations. Il résulte , en effet, de la loi de l'orientation constante, que, dans une situation donnée de la ligne visuelle?, quelle que soit la manière dont cette position s'est produite, toutoujours les mêmes muscles soni raccourcis d'une même quantité. Le principe qui découle de ce fait a été signalé d'abord p£tf Hering, il peut être désigné sous le nom de principe de la plus facile innervation pour les positions de repos. Il répond au principe de la plus facile orientation et est d'une grande importance en raison du rôle essentiel que joue - l'innervation des muscles de l'œil dans la perception visuelle de l'espace. Une seconde condition, qui sera pour nous le principe de la plus facile innervation dans les mouvements, exigerait que pendant les mouvements de même longueur exécutés dans le champ visuel par la ligne visuelle, la contraction musculaire soit de môme force quel que soit le sens de ces mouvements. Ce principe ne pourrait pas se vérifier alors même que celui de la plus facile orientation serait rigoureusement applicable. Car même à partir de la position primaire d'où l'œil se meut réellement autour d'axes fixes perpendiculaires aux deux positions successives de la ligne visuelle , il n'y a que le mouvement dans un sexd et même méridien du champ visuel qui, en raison de la disposition des muscles, soit, pour un même espace parcouru, en rapport avec une innervation constante. Dans d'autres méndiens, l'innervation présente des différences pour des mouvements de même grandeur , ces différences sont les plus considérables entre les méridiens horizontaux et verticaux du champ visuel. La nature de ces différences est déterminée par la disposition que nécessite le principe de la vision la plus facile pour les distances courtes et éloignées. Et néanmoins, malgré toutes ces irrégularités, le principe de la plus facile innervation dans les mouvements est d'une grande importance, car c'est lui qui nous rend possible l'appréciation des grandeurs dans le champ visuel.

Nous n'avons donné plus haut que d'une manière générale la position des muscles et de leurs axes de rotation ; elle est beaucoup plus exacte dans le tableau suivant, dont les chiffres donnent les points d'origine et d'insertion rapportés à un système de coordonnées. Le point zéro du système des coordonnées est au point de rotation . Taxe des x positifs est dirigé en arrière , celui des y positifs en dehors (côté temporal) et celui des z positifs en haut. Les mensurations sont de Ruete et se rapportent à la vision à grande distance.

Droit supëriciir

»• inférieur

»» externe

'> interne

Tendon du grand oblique .

Oblique inférieur . . . .

-t-ll

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