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MOUVEMENTS MUSCULAIRES

au lingual. Cette opinion est prouvée d'abord par ce que le lingual se répand sur une grande pai'tie des surfaces gustatives , parties dans lesquelles il a été impossible de démonti'er l'existence de filets du glosso-pharyngien , et en second lieu par le résultat des vivisections, qui démontrent que, lorsque le lingual est sectionné, le goût est aboli dans la partie antérieure de la langue , tandis qu'il l'est, dans la partie postérieure après la section du glosso-phai^gien. D'après Stich, Nauraann, etc., les lilets gustatifs du trijumeau sont contenus dans la corde du tympan , car, d'après ces auteurs , quand la section porte sur le lingual au-dessus de son anastomose avec la , corde du tympan , le goût n'est pas «altéré d'une manière appréciable. Il pai*ait cependant qu'un certain nombre de filets gustatifs se trouvent dans le tronc du lingual lui«-méme , car Schiff a constaté sur des animaux qu'après la section de la corde dans la caisse du tympan et la section des deux glosso-pharyngiens le goût n'est pas complètement aboli (*).

Hom fut le premier physiologiste qui admit que la perception des différentes qualités du goût est localisée, comme nous l'avons dit, dans les différentes parties de l'organe gustatif. Schirmer trouva ensuite que toutes les parties de cet organe peuvent, au moins jusqu'à un certain degré, percevoir tous les goûts. Inzani et Lussana vérifièrent , au contraire , dans un cas de paralysie du trijumeau , l'exactitude des faits signalés par Horn. Valentin nous a donné quelques obser\'ations sur V intensité des sensations gustatives ; elles peuvent nous fournir des indications sur la plus faible excitation nécessaire pour déterminer une sensation de goût. Pour Je sucre , le point limite est de 1,2 p. 400; pour le sel de cuisine il est de 0,2-0,5 p. 100; pour l'acide sulfurique de 0,001 p. 100, et pour la solution aqueuse de sulfate de quinine, il est de 0,003 p. 100.

En dehors des substances sapides , il faut encore signaler l'action excitante que le courant galvanique produit sur l'organe du goût. Ce courant déteimine au pôle positif une sensation acide, et un goût alcalin plus faible au niveau du pôle négatif. Ces sensations gustatives ne sont pas dues à la décomposition électrolytique des liquides buccaux. Volta avait déjà démontré ce fait en plaçant au niveau du pôle positif un liquide alcalin qui neutralisait instantanément les acides. Rien ne prouve cependant que ces sensations ne soient pas dues à des décompositions électrolytiques de l'intérieur du nerf lui-même, et l'on peut admettre en tout ca.s que toujours le goût déterminé par le courant électrique est identique au goût que produisent les actiont< chimiques (2).

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