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VITESSE DE LA DIFFUSION

le degré de concentration ; quand, au contraire , elle est négative, l'équivalent diminue à mesure que la concentration augmente. Mais ces variations restent très-faibles aussi longtemps que Ton n'atteint pas la limite à lacjuelle le corps en diffusion perd son eau de cristallisation ou d'hydratation.

Si Ton fait diffuser de Tacide sulfurique avec de Teau , il en passe d'autant plus vers Teau que Tacide est plus concentré. Si Ton fait, au contraire, diffuser de la potasse avec de Teau, il passe d'autant plus d'eau vers la potasse que celle-ci est plus concentrée. Eckhard a calculé les différences de l'équivalent endosmotique de sel marin en rapport avec la concentration de la solution; comme membrane il se servait du péricarde frais. Voici ses chiffres :

Defpré poar 100 de concentration. équivalent.

Schumacher étudia l'accroissement de Téquivalent des acides sulfurique et oxalique à mesure que leur concentration diminue. Il vit que cet acci oissement est considérable; il est lent pour des degrés de concentration variant de 13 à 4 0/0, augmente rapidement de 4 à 1 0/0, et plus rapidement encore pour des solutions plus faibles. Ce n'est que lorsque les solutions sont très-étendues que la valeur de Téquivalent recommence à diminuer (').

D'après Ludwig, le sulfate de soude constitue une exception parmi les corps à endosmoses positives: en effet, son équivalent, au Ueu d'augmenter, diminuerait on raison de Taccroissement de la concentration.

§ 28. — Vitesse de la diffusion.

La diffu-sion entre une solution et l'eau simple se fait avec une vitesse coyistante aussi longtemps que la solution conserve une même concentration , que 'lu côté de l'eau il n'a pas passé une quantité appréciable de la substance dissoute, et que la température est restée la même.

La vitesse avec laquelle différentes substances passent à travers les meml>ranes poreuses ne dépend nullement de l'équivalent endosmotique de ces subs- ^nces. Elle dépend, au contraire, de la solubilité de ces substances et de leur imposition chimique; en effet, cette vitesse est 1« en rapport direct avec le <legré de solubilité, et 2® elle est en rapport avec la parenté chimique que peuvent présenter les corps. Le degré de concentration de la solution a, lui •■^'issi, une influence directe sur cette vitesse, elle augmente, en eflet, avec là ^^ncentration et même plus rapidement que celle-ci. Pour les solutions salines ^i diffusent avec de l'eau , la vitesse avec laquelle le sel passe du côté de l'eau "^ut aussi bien que celle avec laquelle l'eau passe du côté du sel s'accroît avec '^ degré de concentration. Mais le rapport entre ces deux termes n'est pas le "^ême, en ce sens que la vitesse avec laquelle l'eau se dirige du côté du sel est

•^) Eckhard, Beitrôffe, t. II, p. 174. — Schumacher, Poyge^idorfsAnnale^u 1«00, t. CX,

Iieaiicoup plus ^nde, tandis que la vitesse avec laquelle le sel passe du côté de Teau reste à peu de chose près proportionnelle au degré de concentration. Il on résulte que plus la solution est saturée, plus dans un même temps le volume d*eau qui passe vers la solution saline est considérable ; ce qui nous explique la loi énoncée au § 27, à savoir que l'équivalent endosmotique s'accroît avec la concentration de la solution.

Le tableau suivant rend compte du premier de ces faits :

ViteftM

de 1* diflbf Ion

pour des

aoluUona saturi^en.

Phosphate do soude. . 1,0 .

Azotate de baryte . . 3,5 .

Sulfate de soude. . . 3,3 .

(Chlorure de sodium . 21 ,4

Quantité pour 100

de substance

dissoute dans la solution

saturée.

ViteMe de U diAuioo

comparée an rapport pour 100 de substances dlssontn.

Los tûbloaux suivants, fournis par Schumacher, démontrent que les substances qui ont une parentt^ chimique , ont également une vitesse de diffusion très-rapprovh^e. Les principaux acidos et sels qui s'y trouvent sont rangés d'après l'ordre de U vitesse avec laquelle ils (liffuscnt quand leurs solutions ont d'abord été ramenées à un m^me degré de concentration.

Acides.

(ihlorhydriquo ... Azotates

Azotique Chlorures .

Sulf\irique Sulfates. .

Oxalique . .... Oxalates .

Acétique Acétates

Phosphorique Phosphates

('«arboniquo Carbonates

Sels.

Sels d'ammoniaque Sels de potasse.

Sels de soude.

Sels de magnésie.

Sels de barj'te.

Sels de chaux.

Il n^ulte de la première et delà seconde colonne de ce tableau que la \itessede la difl^ision des sels est la même que celle de la diffusion des acides qui forment cfs Hols. La troisième colonne démontre que cette vitesse est, pour les sels, également tMi i^pport avt»c le degré de parenté de leurs bases.

Le tableau suivant rend compte de la rapidité de la vitesse de la diffusion par rap- }K)rt }\ la concentration. Les observations sont faites avec une solution de sel m^' rin et dVau.

Vitesse relative :

^M KckhanI , HfitrS^ tif^ U II, p. 2Ô. (<» KckliM^, ^, Wr^ |i. 177.

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