LUDWIG
fournil toute urine, très diluée.
résorbent l'eau.
KusS
fournit toute l'urine plus de Valbumine.
résorbent l'albumine et eau.
Quelle que soit la théorie que l'on adopte, il est clair que le rein ne fabrique pas l'urine, mais ne fait que l'extraire da sang. Cette extraction ne peut se produire qu'à trois conditions principales. Il faut une pvession artérielle relativement élevée, et on comprend dès lors que tout ce qui augmente la pression artérielle (ou diminue la pression des canaux urinaires) ou la diminue (ou augmente la pression des canaux) accroisse ou diminue la sécrétion, et du moment où la pression artérielle a autant d'importance, on comprend l'influence considérable de toute oscillation de la pression sanguine générale, et de l'innervation. Il faut un sang contenant les éléments dont se compose l'urine normale, et les contenant
dans certaines proportions minima, sans quoi elles ne passent point dans Turine. Il faut enfin un épithélium rénal actif et sain. Rien ne montre mieux l'importance et la réalité du rôle sécrétoire de cet épithélium que l'expérience qui consiste à faire passer dans un rein d'abord du sang totalement privé d'urée — il ne sécrète rien — puis du même sang additionné diirée ou d'un diurétique; aussitôt il sécrète (Abeles). Ajoutons que l'épithélium rénal semble jouer un rôle dans la sécrétion du phosphate de soude qui détermine l'acidité de l'urine. On remarquera l'importance des conditions vasculaires ; la nécessité d'une pression artérielle élevée, supérieure à 40 ou 50 millimètres de Hg, et d'une irrigation rapide démontrée par l'augmentation de l'urine lors de la vaso-dilatation rénale, la diminution lors de la vaso-constriction, lors de l'oblitération partielle de l'artère rénale, ou de celle de la veine correspondante.
On conçoit que le système nerveux, qui agit si fortement sur le système vasculaire, ait une influence marquée sur la sécrétion urinaire. Cette influence est bien certaine. Mais elle est encore mal débrouillée. Les quelques faits positifs dont nous disposons sont les suivants :
Tout d'abord, on ne connaît pas de nerfs sécrétoires spécifiques ; le système nerveux semble n'agir que par les vasomoteurs. La section du grand splanchnique augmente la production d'urine parce quïl y a vaso-dilatation du rein et afflux sanguin plus considérable (Vulpian) ; l'excitation de son bout périphérique détermine l'action inverse, parce qu'elle provoque la vaso-constriction. L'excitation du vague détermine une vaso-constriction rénale (Arthaud et Butte). La section de la moelle arrête la sécrétion (par abaissement de la pression artérielle'», et d'une façon générale toute opération qui augmente la pression et produit la vaso-dilatation rénale, augmente la sécrétion urinaire ; toute opération inverse produit l'effet contraire. Aussi comprend-on que le froid extérieur, en diminuant le calibre des vaisseaux cutanés,