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CORDES VOCALES G

relation, à donner des contractions rapides et volontaires, les muscles du larynx, sont des muscles striés, alors que les muscles de la trachée sont à fibres lisses.

On a cru que le son produit par l'émission de l'air expiré ctait dû uniquement aux vibrations de l'air. Le son étant modifié par le degré plus ou moins grand du rétrécissement de l'orifice glottique ; que l'appareil phonateur pouvait se comporter en un mot comme un sifllet.

Mais il est démontré aujourd'hui, ({ue si les vibrations de la colonne d'air peuvent entrer en ligne de compte, il faut faire jouer le rôle principal dans l'émission du bruit aux vibrations des cordes vocales, déterminées par le passage de cette colonne d'air ; le larynx, en un mot, ne se comporte pas comme un sifflet, mais comme un tuyau à anche vibrante.

L'air ne peut faire entrer en vibration les cordes vocales que si l'espace qui lui donne passage présente un rétrécissement et le son ne pourra être émis que si les cordes vocales sont tendues. La hauteur différente des sons émis dépendant ainsi qu'on le démontre en acoustique, de la tension et de la longueur des cordes vibrantes; il y a donc lieu d'étudier dans le larynx : 1° le mécanisme qui détermine la tension des cordes vocales ; 2° celui qui modifie l'ouverture glottique.

Tension des cordes vocales. — La tension des cordes vocales est déterminée essentiellement par le muscle même qui est comi)ris dans le repli de la muqueuse, le thyro-aryténoïdien, accessoirement par le crico-thyroïdien.

On faisait jouer autrefois le premier rôle à ce dernier muscle, qui, s'insérant sur le cartilage cricoïde d'une part, sur le thyroïde de l'autre, en se contractant, fait basculer ce dernier et détermine ainsi un allongement, une tension passive des cordes vocales (Miiller). Sans nier une certaine influence au cricothyroïdien notamment sur la fixation du thyroïde pour

donner un point d'insertion fixe au thyro-aryténoïdien quand il se contracte, il est difficile de lui accorder le rôle prépondérant étant donné :

Fig. 90. — Action des muscles crico-aryténoidiens postérieurs.

/, Position des cartilages aryténoïdes avant la contraction ; //. Position des mêmes cartilages après la contraction; MM, Direction suivant laquelle s'elïectue le raccourcissement musculaire ; AB, Cordes vocales avant la contraction. — AB', Cordes vocales après la contraction.

0, Centre de rotation.

i^ Que Texamen direct au laryngoscope ne montre pas un allongement des cordes pendant l'émission d'un son.

2° Que la section du nerf moteur de ce muscle (branche externe du laryngé supérieur) n'amène pas de modification appréciable dans rémission des sons ;

Le thyro-aryténoïdien est, au contraire, le muscle tenseur des cordes vocales. C'est par une contraction active qu'il détermine le degré de tension de ces cordes vibrantes. Le

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