‹ Nouveaux éléments de physiologieChapitre 172 sur 263 · DOUBLE · texte numérisé non relu

DOUBLE

PAS

PAS

PAS

Temps de double appui.

Temps d'appui unilatéral.

Temps de double appui.

Temps d'appui unilatéral.

Pied droit. Appui de

la pointe.

Pied gauche. Appui

du talon.

Lever.

Appui.

Appui

du talon.

Appui

de la pointe.

Appui.

Lever.

et ainsi de suite.

Marey a constaté que le pas est plus long quand le tronc s'abaisse plus et pour les jambes longues : pour faire un grand pas, il faut en effet abaisser le tronc; en même temps l'appui de la pointe augmente d'intensité : elle presse plus fort sur le sol. Comme l'avait dit Weber, le pas est d'autant plus long que la vitesse est plus grande : tous deux croissent et diminuent en même temps. Par contre, la durée est en raison inverse de la longueur et de la vitesse : aussi la durée des pas diminue à mesure que s'accroît la vitesse; mais en aucun cas un pied ne se détache du sol avant que l'autre s'y soit posé. En examinant ce qui se passe du côté des jambes, on constate que la jambe active (celle qui est en avant) se redresse peu à peu de façon à devenir droite, tandis que l'autre, étendue en arrière, allongée, touche le sol par la pointe étendue et pousse le corps en avant, se détache, oscille en avant en se fléchissant, puis s'allonge de nouveau et aborde le sol par le talon sur lequel elle tombe. Mais ce mouvement est uniforme pendant sa durée : il n'a pas le

caractère d'une oscillation de pendule, comme le croyaient les Weber; ce n'est pas un acte purement passif; il est d'autant plus actif que la marche est plus rapide, et chacun peut s'en assurer en se livrant au pas accéléré : s'il n'y est point accoutumé, il ressentira une laligue spéciale de la cuisse due

Fig. 88. — Phases de la marche.

(Les lignes pleines représentent la jambe active, les lignes pointillées

la jambe passive.)

/;, articulation de la hanche. — y, genou. — p, articulation tibio-tarsienne.

t, talon. — 0, orteil. (D'après Landois.)

au travail plus considérable des muscles qui fléchissent celle-ci sur le bassin.

Pendant la course, les phénomènes sont similaires, avec cette différence qu'il y a un temps durant lequel le corps ne touche plus le sol, grâce au saut exécuté sous l'influence d'une poussée plus forte de la jambe d'arrière qui est aussitôt après tirée avec force en avant pour recevoir le poids du corps au pas suivant.

Avec la même méthode M. Marey a lait d'intéressantes éludes sur la locomotion de différents animaux, quadrupèdes,

oiseaux, etc. ; il a pu prendre d'admirables photographies d'oiseaux au vol, montrant comment se décomposent les mouvements des ailes. Ces études ont révélé nombre de faits intéressants, en particulier à l'égard des différentes espèces de vols (ramé, à voile, plané) et du rôle du vent dans la seconde de celle-ci. Il ne saurait toutefois en être question ici, et nous renverrons au beau livre de M. Marey : le Vol des Oiseaux (Masson, 1890).

Définition. — Les animaux possédant un appareil respiratoire pulmonaire émettent tous, à quelques exceptions près, des sons, grâce à un appareil spécial disposé sur le passage de Tair : le larynx. Mais chez Thomme, le fonctionnement de cet appareil atteint un perfectionnement remarquable et Fétude de la phonation ne peut se faire réellement que sur lui.

L'appareil phonateur destiné à former le langage articulé, est constitué par le larynx, partie principale et par une série d'organes qui sont nécessaires pour modifier les sons émis par la langue : cavité buccale, langue, arcades dentaires, lèvres, etc.

Le larynx n"est que la continuation de la trachée, mais il présente des modifications pour faciliter et amplifier les mouvements vibratoires qui constituent le son.

En ce point, en effet, l'air expulsé par le mouvement expiratoire de la cage thoracique, rencontre trois rétrécissements successifs, les cordes vocales inférieures, les cordes vocales supérieures, les replis aryténo-épiglottiqu 3S. Ces rétrécissements déterminent entre eux des espaces qui jouent le rôle de résonnateur.

Mais de ces trois rétrécissements, un seul joue un rôle essentiel dans la production du son. ce sont les cordes vocales inférieures de la glotte : les lèvres vocales de Mandl.

Ces cordes vocales inférieures qui s'insèrent par un point d'attache commun sur le cartilage thyroïde, et divergeant ensuite sur les cartilages aryténoïdes, constituent avec ces dernières, un espace losangique : la glotte.

Cet espace lui-même, doit, au point de vue physiologique, être divisé en deux parties, l'une antérieure, comprise entre

les cordes vocales et nommée glotte interligamenteuse ou vocale, qui constitue la partie phonétique, l'autre postérieure, comprise entre les cartilages, fixée dans ses dimensions et dans sa forme, c'est la glotte intercartilagineuse ou respiratoire, elle a pour but, en effet, par sa béance permanente d'assurer le passage de l'air nécessaire à la respiration.

Les cordes vocales, dont les vibrations vont produire les sons, 89. — Profil de la sont deux replis membraneux de la cavité du larynx. muqueuse laryngée, présentant un

a, trachée, -c, rétrécissement jj^rd libre en saillic. Ccs cordcs sont

formé par les cordes vocales infé- . , „ . i -^i

rieures. - e, rétrécissement des COnstltueCS par UU faiSCCau de flbrCS

cordes supérieures. — 6, ventri- élastiques, recouvcrt de la muculedeMorgagni. queuse elle-même, qui n'est plus

revêtue comme dans la trachée, par un épithélium cylindrique à cils vibratils, mais bien par un épithélium pavimenteux. Enfin en dessous du faisceau élastique et le bordant, un muscle, le muscle thyro-aryténoïdien. Quant aux cordes vocales supérieures, elles sont constituées par un simple repli de la muqueuse et ne jouent qu'un rôle absolument secondaire dans la phonation.

Les muscles intrinsèques du larynx pourraient être considérés comme la continuation de la couche musculaire de la trachée, toutefois il existe une différence fondamentale due à leurs fonctions mêmes. Destinés à desservir un organe de

Fiff.

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