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INNERVATION DU LARYNX

du larynx et détermine l'occlusion de la glotte interligamenteuse.

h'anj-aryténoïdien^ réunissant les deux aryténoïdes, rapproche en se contractant ces deux cartilages et complète ainsi rocclusion totale de la glotte en fermant la glotte intercartilagineuse.

Tous les muscles du larynx à Fexception d'un, le cricoaryténoïdien postérieur, déterminent par leur contracture la fermeture du larynx ; ce sont des muscles constricteurs.

Innervation. — A l'exception du crico-thyroïdien, muscle extrinsèque du larynx qui reçoit ses filets nerveux du laryngé supérieur, tous les autres muscles du larynx sont innervés par le nerf récurrent ou laryngé inférieur.

La section du laryngé supérieur en amenant la paralysie du crico-thyroïdien modifie peu, ainsi que nous l'avons vu, la phonation. Cette dernière est simplement altérée parle fait que le thyroïde n'est plus immobilisé quand les thyro-aryténoïdiens (cordes vocales) se contractent, mais cette section peu importante au point de vue de la motricité amène une perturbation profonde dans la sensibilité de la muqueuse laryngée. C'est la branche interne du laryngé supérieur, en effet grâce à ses anastomoses avec le récurrent (anastomose de Galien) qui donne la sensibilité à toute la muqueuse du larynx.

Par suite de l'insensibilité consécutive à la section du neri laryngé supérieur, les corps étrangers peuvent s'introduire dans le larynx et de là dans les poumons et déterminer des accidents asphyxiqucs immédiats, ou tout au moins, une inflammation de la muqueuse pulmonaire et une pneumonie consécutive.

Le nerf laryngé inférieur innerve les autres muscles du larynx. Mais ce nerf qui paraît se détacher du pneumogastrique renferme surtout des fibres motrices du nerf spinal. Cl. Bernard a montré que la section intracranienne du spinal

rend l'animal aphone. Ce sont finalement les fibres du spinal qui vont aux muscles phonateurs. Ainsi qu'il fa déjà été signalé, le crico-aryténoïdien postérieur qui ne joue aucun rôle dans f émission de la voix reçoit lui par la même branche des fibres du pneumogastrique.

L'étude des centres moteurs cérébraux confirme cette distinction. Il n'existe pas de centre cortical pour le crico-aryténoïdien postérieur alors que les muscles phonateurs peuvent être mis en jeu par une excitation portant sur le pied de la circonvolution frontale ascendante, immédiatement en arrière de f extrémité inférieure du sillon précentral. Une excitation faite sur la partie antérieure de cette région détermine le rapprochement des cordes vocales (Horsley et Semon). Ce centre existerait également chez fhomme au pied des circonvolutions frontales et pariétales ascendantes (Déjerine).

Technique. — Les vivisections n'ont pas apporté à fétude du larynx beaucoup de lumières. Les traumatismes nécessités pour mettre à nu la glotte déterminent déjà un trouble considérable et d'autre part, les sons qu'émettent les animaux ne peuvent que donner des résultats approximatifs pour fétude de cette fonction de la phonation qui atteint chez fhomme un tel degré de perfectionnement.

L'examen des larynx de cadavre, les considérations anatomiques qui se déduisent du mode d'insertion des différents muscles laryngés, enfin les essais de soufflerie faite sur des larynx dont on déterminait la tension des muscles par des poids (Ferrein, MûUer, Merkel) ont permis toutefois d'étudier un certain nombre de points, il en est de même des larynx artificiels.

Mais on doit mentionner spécialement le laryngoscope qui rend chaque jour de grands services dans les maladies du larynx et a permis d'élucider un certain nombre de faits mal expliqués, par f observation directe sur fhomme.

LARYNGOSCOPE

Un chanteur, Garcia (1854), eut le premier l'idée d'examiner les mouvements de son larynx au moyen d'un petit miroir plan porté au fond de la gorge. Les rayons d'une source lumineuse sont réfléchis par le miroir convenablement incliné

Fig. 93. — Examen lai'vngoscopique.

sur la glotte qu'ils éclairent et dont l'image vient se former sur le miroir. Tel est le laryngoscope simple auquel on a fait subir de nombreux perfectionnements. Garcia, en reproduisant l'image du miroir laryngé sur une autre glace placée devant lui, étudiait les mouvements de son propre larynx et

faisait de l'auto-laryngoscopie. Oq parvient, en dirigeant bieiï le miroir à voir les cordes vocales masquées plus ou moins par les cordes vocales supérieures. Dans la respiration forcée, les cordes sont étendues, et la glotte apparaît béante, si l'on fait alors prononcer la voyelle a, on voit les cordes vocales se rapprocher l'une de Tautre, entrer en

Pendant la respiration forci-e

COIU'

Pendant la phonation.

Fig. 94. — Images laryngoscopiques.

vibration, et Forifice glostique est réduit à l'état de fente (fig. 94).

Qualités des sons. — 11 y a lieu de distinguer, dans les sons, trois qualités différentes : la hauteur, l'intensité, le timbre.

Hauteur. — La hauteur d'un son dépend du nombre des vibrations des parties vibrantes, c'est-à-dire un peu de la colonne d'air expirée et surtout des cordes vocales.

Les conditions qui influent sur le nombre des vibrations c'est-à-dire sur la hauteur du son, sont la longueur, la largeur et la tension des cordes vocales. La plus grande hauteur (sons aigus) sera donc atteinte par l'action synergique des thyro-aryténoïdiens (tenseur direct des cordes vocales), et des crico-thyroïdiens et crico-aryténoïdiens qui augmentent leur longueur.

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