QUALITÉS DES SONS
La force du courant d'air, quoique sans grande importance, peut néanmoins forcer la hauteur (Mandl).
La disposition du larynx permet à la voix humaine d'émettre une série de sons de hauteurs variables. La limite dans laquelle chaque voix peut s'étendre est environ de deux octaves dans le chant. Car dans la parole causée, la limite est beaucoup plus restreinte, une demi-octave environ. Mais l'étendue moyenne des deux octaves peut correspondre à des points dillërents de l'échelle musicale. Les limites extrêmes admises, sont en bas le Mi^ =r 163 vibrations et en en haut l'Uts = 2112 vibrations.
Suivant les régions où se trouvent les voix, on a fait plusieurs groupes au point de vue musical.
Parmi les voix de femmes toujours plus hautes :
La soprano de si.^ au sol
La mezzo soprano du sol, au mi^
La contralto nii, a ut,
Puis les voix d'hommes de plus en plus basses :
Le lénor ut., au la
Le baryton laj à fa,
La basse fa^ à ré- Ces limites ne sont qu'approximatives et variables d'un individu à l'autre.
Parmi les variations de timbres qu'une personne peut réaliser, il y a lieu de signaler, les modifications désignées sous le nom de voix ou registre de poitrine, de voix ou registre de tète de fausset. Ces appellations viennent de ce qu'en apparence pour ce registre de poitrine la voix est pleine avec résonnance des parois thoraciques, tandis que. dans le second cas, ce sont les parties supérieures de l'appareil vocal qui entraient surtout en vibrations. D'après Mandl, dans la voix de tète ou de fausset, les lèvres de la glotte interhgamenteuse n'entrent en vibration, que sur une partie de leur longueur,
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la glotte intercartilagineuse est effacée par suite du rapprochement des deux cartilages aryténoïdes. Dans la voix de poitrine au contraire les cordes vibrent dans toute leur longueur. Une autre théorie (Lehfeldt, Miiller) explique ces deux voix, non par des différences dans la longueur, mais dans la partie qui entre en vibration : Dans le registre de poitrine, la corde vibre dans toute son épaisseur dans le registre de tête, le bord libre de la corde entre seul en vibration. Chez l'enfant, la glotte intercartilagineuse n'existant pas, tous les sons rendus sont aigus. C'est à l'époque de la puberté que la glotte intercartilagineuse venant à se développer, le registre de la voix s'abaisse : chez les garçons, d'une octave environ ; chez les filles, de deux à trois tons seulement. On dit alors que la voix mue. Chez le vieillard, le registre s'abaisse au-dessous du diapason de l'adulte, les cartilages du larynx subissant avec l-âge une ossification plus ou moins complète, les cordes vocales ne peuvent plus vibrer avec la même facilité. Il est probable aussi que la diminution de Télasticité des cordes vocales, qui arrive avec l'âge, rend la voix plus grave.
Intensité. — L'intensité du son dépend de l'amplitude de& vibrations, dans le cas des sons émis par le larynx, elle dépend surtout de la vitesse de la colonne d"air expirée et par suite de la force des muscles expirateurs et de l'amplitude de la cage thoraciquo.
Timbre. — On sait que des sons ayant même intensité et même hauteur peuvent encore être distingués entre eux par une différence qui constitue le timbre.
Deux chanteurs donnant la même note pourront être distingués Tun de l'autre. C'est Helmholtz qui a fait voir en quoi réside le timbre des sons. Il a démontré que la plupart des sons qui nous paraissent simples, c'est-à-dire produits par une seule espèce de vibrations, sont en réalité composés d'un son fondamental auquel viennent se surajouter des sons accessoires appelés harmoniques. Or, c'est précisément de la