‹ Nouveaux éléments de physiologieChapitre 2 sur 263 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Voici un nouveau traité de physiologie. Cependant il en existe déjà beaucoup qui sont fort bons, avec des qualités difPérentes. Mais le renouvellement rapide des sciences exige le perpétuel remaniement des ouvrages didactiques, et. tout compte fait, si les traités de physiologie se ressemblent plus ou moins, ils sont tous bons à consulter les uns après les autres ; car chaque nouveau venu est en progrès sur ceux qui l'ont précédé.

MM. P. Langlois et de Varigny ont eu la prétention, d'ailleurs parfaitement justifiée, de présenter sous une forme claire et simple Tétat actuel de la science physiologique, sans entrer dans les développements considérables qu'elle comporterait s'ils avaient voulu tout dire. Mais peut-on jamais tout dire ? et des étudiants ont-ils besoin de savoir le pour et le contre des questions scientifiques que les savants ont à débattre lorsqu'ils traitent des questions scientifiques?

Il ne s'agit donc pas d'un traité complet, dogmatique, mais d'un résumé, d'un livre élémentaire. Quoique ces deux jeunes savants aient souvent et longtemps participé à mes expériences et suivi mes leçons, et qu'ils se

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disoni mes (''lèves, leur œuvre leur est pei'son»elle, et tout le me'rite de la composition leur revient. Je suis donc bien à mon aise pour louer le soin avec lequel cet ouvrage a été fait, et l'esprit dans lequel il a été conçu Ils ont fait d'ailleurs l'un et l'autre, en physiologie, des expériences fort ingénieuses.

Dans la composition d'un traité élémentaire de physiologie, ce qui est le plus difficile, c'est de savoir où il faut s'arrêter, ce qu'il faut dire et ce qu'il faut passer sous silence ; car on se trouve en présence d'une telle quantité de faits contradictoires, avec des chiffres disparates et des détails infinis, qu'on doit sans cesse se limiter. Il faut se résigner d'avance à être incomplet ; mais on n'arrive à cette résignation que si l'on veut se rendre compte des conditions de l'enseignement.

Supposons, comme c'est le cas le plus fréquent, qu'il s'agisse des étudiants en médecine. Ils ont cinq ans environ pour faire leurs études, et, sur ces cinq années, la première est consacrée à la chimie et à la physique. Je n'ai pas à examiner ici si c'est un bien ou un mal. Je ne fais que constater la réalité des choses. Restent quatre ans. Eh bien ! il faut que les deux années qui suivent soient consacrées à l'anatomie et à la physiologie ; car c'est la base des sciences médicales, et l'enseignement en est donné dans notre faculté de telle manière, avec des applications médicales si nombreuses et si utiles qu'il n'est pas d'introduction plus efficace à la médecine.

C'est donc en somme deux ans pour l'anatomie, la

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