INTRODUCTION III
physiologie, i'iiistologie, la pathologie expériiiieiilale et l'anatomie pathologique.
Dans ces deux ans d'études, c'est évidemment l'anatomie qui joue le rôle principal ; car c'est la partie la plus difficile à apprendre, celle que l'on oublie le plus vite, et qu'il faut avoir apprise dix fois pour en retenir quelques ])ribes plus tard. Sans de solides connaissances anatomiques, il n'y a pas de bon médecin, encore moins de bon chirurgien.
Il ne reste donc qu'un an pour l'histologie, la physiologie et la bactériologie. Ce n'est pas beaucoup ; mais vraiment il est impossible de demander davantage à des jeunes gens qui n'ont pas à devenir des savants, mais des médecins, et qui, en fait d'instruction, n'ont besoin que d'une instruction professionnelle. En faisant part égale à ces trois sciences, cela fait quatre mois pour la physiologie exclusivement.
Il est vrai que, toutes les connaissances étant solidaires les unes des autres, à supposer qu'un jeune homme sache très bien la chimie, la physique, l'anatomie et l'histologie, il sera tout près de savoir très bien la physiologie, n'ayant plus alors qu'un petit effort à faire pour en connaître les éléments. De même, au bout de trois années d'études, s'il connaît bien les sciences dites accessoires, et qu'on a bien plus justement nommées fondamentales, il apprendra très vite la médecine proprement dite et la chirurgie ; car tout s'enchaîne, et une fois les phénomènes normaux bien connus avec leurs applications immédiates, les phénomènes patholo-