FAISCEAUX PYRAMIDAUX
la contiiuiation de la moelle. Il forme l'intermédiaire entre cette dernière et l'encéphale proprement dit. On ne saurait lui indiquer de limites précises. Les fonctions du bulbe sont nombreuses, et son étude est une des plus importantes et des plus délicates de la physiologie, il forme en ell'et une sorte de carrefour où s'entrecroisent tous les filets conducteurs qui relient l'encéphale à la moelle et il possède, en outre, des centres importants.
Pour ctudier la constitution anatoniique du bulbe, il est nécessaire de distin«;uei' :
1' Les parties qui sont les prolongements de la moelle ;
2° Les parties nouvelles ou propres au bulbe.
Comme pour la moelle, il faut ctudier le bulbe en tant que simple conducteur et en tant que possédant des centres spéciauxautonomes, à fonctions déterminées.
i° Parités qui sont les prolonf/emenfs de la moelle. — Les groupements d'éléments nerveux qui existent dans la moelle, jH'ésentent en arrivant dans le bulbe, même avant ou après leur passage, des modifications inq>ortantes et complexes.
Comme pour la moelle, il est nécessaire d'étudier séparément les faisceaux de substances blanches et les masses grises.
Substance blanche. — Faisceaux pyramidaux. — Faisceau pyramidal direct. — Les fibres de ce faisceau s'entre-croisent ou suivant l'expression se déçussent, avant leur arrivée au bulbe, par la commissure grise antérieure. Dans le bulbe ils n'ont donc pasd subir de nouvelentre-croisementet vont constituer une partie de la pyramide antérieure du même côté.
Faisceau pyramidal croisé. — Ce faisceau ne subit la décussation qu'au niveau du bulbe, ces fibres s'inclinant en dedans passent par lames successives du côté opposé, en décapitant la colonne antérieure qu'ils séparent totalement de la masse grise centrale, et vont en s'élevant constituer la masse superficielle des pyramides antérieures, la partie profonde étant constituée par le faisceau pyramidal direct. Les pyramides antérieures constituent donc le passage des incitations motrices.
696 SYSTÈMK CÉRÉBRO-SPINAL
Quant à la décussation elle est finalement complète, puisqu'elle se fait, immédiatement dans le bulbe pour le faisceau croisé, plus bas dans la moelle pour le faisceau improprement appelé (au point de vue de ses fonctions physiologiques) direct.
On comprend que si une lésion pathologique frappe le faisceau pyramidal croisé au-dessous du bulbe, on ne doit avoir qu'une hémiplégie incomplète, alors que cette dernière sera complète et croisée si elle frappe le faisceau pyramidal dans son intégrité, avant sa séparation en deux faisceaux : croisé et direct *.
Faisceau sensitif latéral. — Ce faisceau se comporte exactement comme le faisceau pyramidal croisé, la décussation ayant lieu à un niveau supérieur fSappey et Duval).
Faisceau radiculaire antérieur (ou faisceau intermédiaire du bulbe). — Ces faisceaux présentent un simple écartement constituant une espèce de boutonnière (Testut) par où passent le taisceau pyramidal croisé et le faisceau sensitif latéral, mais ne subissent pas d'entre-croisement et gagnent directement le pédoncule cérébral.
Faisceau de Gowers. — Il en est de même de ce faisceau, qui va former la partie externe de la couche du ruban de Reil.
Faisceau cérébelleux direct. — Ainsi que l'indique sa désignation, ne s'entrecroise pas et se rend au vermis supérieur du cervelet, par des fibres directes et par des fibres au trajet plus compliqué (Monakow).
Cordons postérieurs. — Les cordons postérieurs (faisceau
' On a signalé pour le faisceau pyramidal des anomalies curieuses :
i" Le faisceau direct, normalement beaucoup plus petit que le faisceau croisé, peut devenir le princijial. au point de vue du volume ;
2» Ce faisceau direct peut manf{uer, la décussation étant complète au niveau du liullie. L'anomalie portant sur le? deux faisceaux ou sur un seul ;
3" La décussation n'a pas lieu.