MEMBRANES DE L OEIL
nous le plaçons le plus près possible, afin d'augmenter les dimensions de l'image rétinienne. Un observateur est d'autant plus apte à observer les petits détails que sa vue lui permettra de rapprocher davantage les objets.
Il est facile de déterminer la grandeur de limage rétinienne, connaissant la grandeur de l'objet et sa distance du centre optique de l'œil. Soit G la grandeur de l'objet, D sa distance au centre optique, D' la distance de la rétine au même point qui peut être estimée égale à 15 millimètres, la j:randeur de l'image rétinienne I s'obtient par la formule simple :
1/image rétinienne, pour être perrue en tant qu'image, doit occuper une certaine surface, c'est-à-dire que l'objet doit se présenter sous un angle visuel minimum, au-dessous duquel on n'a plus les sensations des différents points ceux-ci se confondant en un seul! Cet angle visuel minimum est de <»0 secondes; le calcul permet d'établir qu'il correspond à une image rétinienne de C^^^OÛi, grandeur d'un élément rétinien.
Membranes de l'œil. — Les enveloppes de l'u-il sont au nombre de trois, en allant de dehors en dedans : la sclérotique. \a, choroïde, la rétine.
La sclérotique . — La sclérotique ou membrane externe de l'œil^ en forme la coque; c'est essentiellement une membrane de protection, fibreuse chez les mammifères et qui s'incruste de sels calcaires chez les sauropsides. Sur elle viennent s'inrérer les différents muscles qui coopèrent aux mouvements du globe oculaire.
En avant la sclérotique est continuée par la cornée.
La chortude. — La membrane irido-choroïdieane qui est située entre la tunique libreuse et la tunique nerveuse, est
surtout vasculaire, aussi a-t-elle été appelée quelquel'bis membrane nourricière de Fœil. Il y a lieu de distinguer tant au point de vue physiologique qu'anatomique, une région postérieure, la choroïde proprement dite, une région moyenne, la région ciliaire et une région antérieure, l'iris, qui est l'homologue de la cornée par rapport à la sclérotique.
Comme tunique vasculaire, la choroïde a sous sa dépendance la pression des liquides intra-oculaires. Elle forme en outre, grâce à sa circulation intense, une véritable chambre chaude pour la membrane rétinienne, condition excellente pour r'activité physiologique des éléments nerveux de cette dernière membrane.
Sa face interne est tapissée de cellules pigmentaires à forme hexagonale, ce pigment choroïdien a pour elïet de transformer la chambre de l'u'il en une véritable chambre noire qui assure la netteté des images, en arrêtant la réverbération irrégulière des rayons lumineux. On constate, en effet, que les individus qui ne possèdent pas ce pigment (les albinos) ne peuvent supporter l'action de la lumière vive.
Toutefois ce rôle du pigment est loin d'être bien connu, et il est fort probable que la couche pigmentaire ne consiste pas uniquement en un rôle purement passif, mais que ces cellules interviennent activement dans le mécanisme de la vision. L'embryogénie montre d'ailleurs que cette couche doit être rattachée à la rétine (dixième couche).
La zone ciliaire, zone moyenne, qui occupe la partie comprise entre Tiris et l'équateur de l'œil est surtout une zone musculaire; elle comprend le muscle ciliaire en avant, les procès ciliaires en arrière. Ces muscles jouent le rôle mécanique principal dans l'accommodation, en modiliant les courbures du cristallin. Le muscle ciliaire (de Brucke), tenseur de la choroïde, se compose de deux sortes de fibres lisses (chez l'homme du moins, car chez les oiseaux on signale des libres striées), des fibres longitudinales, radiées et des libres circulaires formant un véritable anneau : muscle de Rouget,