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OVAIRE

togéniqiie (Prenant) caractérisée par une évolution progrès' sive des cellules séminales. Tout d'abord l'évolution n'aboutit qu'à la spermatogonie; plus tard, on trouve des spermatocytes, puis des spermatides. Mais tous ces éléments formés successivement ne peuvent continuer leur évolution, ils sont IVappés de dégénérescence jusqu'au jour où la maturité sexuelle de l'animal est atteinte.

Passage de la cellule spermatique ou spermatozoïde. —

La spermatide donne naissance directement, sans division nouvelle au spermatozoïde, toutes les parties constituantes de la cellule « spermatide » entrant dans la formation du nouvel élément. Cette manière de voir n'a pas pour elle tous les embryologistes. Kolliker, Niessing admettaient que le spermazoïde dérivait uniquement du noyau, d'autres au contraire soutenaient que le protoplasma seul était appelé à jouer un rôle actif. Des recherches de Platner établissent que l'on retrouve dans le spermatozoïde tous les éléments de la cellule « spermatide ». Le noyau s'allonge et se condense, entraînant le protoplasma à prendre une forme analogue. C'est lui qui paraît former, en partie tout au moins, la gaine du filament axile, peut-être avec le centrosome. Quant à la tête, elle dérive du corpuscule polaire et du noyau. Pendant un certain temps, les spermatozoïdes issus d'un groupe de spermatides restent accolés en formant un faisceau, et ce n'est qu'au niveau de l'épididyme qu'ils apparaissent isolés dans le sperme.

Appareil génital de la femme. — L'appareil génital de la femme se compose, comme celui de l'homme, de deux appareils, l'un glandulaire, chargé de l'élaboration de l'élément femelle, de l'ovule; l'autre multiple, complexe, devant être considéré comme l'appareil excréteur, mais présentant des dispositifs spéciaux pour permettre la fécondation et le développement ultérieur de l'œuf fécondé : trompes, utérus, vagin.

Ovaire. — L'ovaire situé dans le repli postérieur des liga-

ments larges, dérive comme le testicule du corps de Wolf. Les tubes de Pfliiger, en s'étranglanl en chapelet, vont constituer de petites vésicules closes, tapissées par conséquent par l'épithélium germinatif et qui vont former les vésicules de de Graaf ou ovisacs.

Les vésic ides de de Graaf furent considérées comme de vrais œufs jusqu'à l'époque de la découverte de l'ovule par de Baër; chaque ovule est contenu dans une vésicule de de Graaf.

Cette vésicule, ovisac. a un diamètre de 40 [jl chez la femme. Sa paroi propre est mince, transparente, résistante, de nature conjonctive et parsemée de petites cellules spéciales, dites cellules de Tovisac. Autour de "la paroi, le tissu ovarien est un peu condensé, de sorte qu'on pourrait le considérer comme une membrane extérieure. Cette paroi est pourvue d'un riche réseau vasculaire.

En un point, l'épithélium s'épaissit pour constituer le disque proligère, et une des cellules du disque proligère en se développant va former l'ovule.

Les ovisacs ne fonctionnent qu'au moment de la puberté ; c'est alors que se produisent des modifications importantes. Chaque ovisac contenant un œuf est chargé de rejeter, d'excréter cet œuf. Pour que cette expulsion se fasse, il faut que Tovisacse rompe.

Chaque mois, un ou deux ovisacs entrent en activité, ils augmentent rapidement de volume, leur vascularisation devient plus active, ainsi que celle de tout l'ovaire ; l'ovisac ainsi augmenté de volume est repoussé peu à peu jusqu'à la périphérie.

La paroi de la vésicule, distendue outre mesure, et ne pouvant plus résister, éclate tout à coup; son contenu (ovule, disque proligère, liquide) est lancé par le retrait brusque des parois élastiques de l'ovisac rompu, soit dans le péritoine, soit dans la cavité de la trompe, qui adapterait son pavillon à la surface de l'ovaire par suite d'un mouvement que nous étudierons plus loin.

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