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AMNIOS

blanl lliypoblaste (endoderme) pour constituer la lame fibrointeslinale ou splanchnopleure. Entre les deux lames se trouve la cavité pleuro-péritonéale ou cœlome. Le feuillet externe (somatopleure) va s'incurver dans tous les sens , pour former en arrière, le repli caudal, en avant le repli

Fig. 150. — Schéma de l'œuf au douzième joui* (d'après M. Duvaf , Réitérer. {Revue générale des Sciences.) AL, Allantoïde. Les autres lettres comme ci-dessus,

céphalique, sur les bords, les replis latéraux. Ces différents replis, continus d'ailleurs, constituent une véritable gouttière dont les bords tendent à se fermer. L'amnios, sorte de sac entourant complètement l'embryon, est alors constitué. Désormais la séparation entre la vésicule formée par l'épiblasle et l'embryon avec ses annexes, vésicule ombilicale

(formation de la splanchnopleiire) et amnios (formation de la somatopleure) est complète. Cette vésicule après avoir absorbé la membrane vitelline ou premier chorion, se substitue à cette dernière pour constituer le second chorion, chorion permanent cette fois.

Fig. loi. — Embryon vu de profil (daprès Farabeuf), Bldis et Crouzat, Accouchements.

i, embryon. — 2, do5. — 3, inlestin et splanclinopleure. — 4, vésicule ombilicale. — 5, amnios. — 6, lissu réticule. — 7, allauloïde.

La paroi amniotique présente une certaine complexité de texture. Il existe à sa face interne une couche épithéliale d'origine épiblastique ; mais, dans la couche moyenne dérivant de la somatopleure. on trouve des éléments musculaires lisses, peut-être des nerfs, en tout cas des vaisseaux (Daslre).

L'embryon, dans la cavité amniotique est plongé dans le liquide amniotique, ce liquide, solution saline, légèrement

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albumineusc, augmente graduellemeiiL jusqu'à la grossesse. Dans les cas normaux, la quantité au moment de l'accouchement est de un litre environ. C'est lui qui forme « les eaux des accoucheurs ». Son rôle principal est d'amortir les chocs et les inégalités de pression dont pourrait souffrir le fœtus.

Âllantoïde. — Quand l'embryon puise sa nourriture uniquement dans la réserve vitelline, il ne se produit pas d'autres modifications extérieures, mais chez les mammifères, il faut qu'une communication vasculaire s'établisse entre la mère et le fœtus. C'est par l'intermédiaire d'une nouvelle vésicule, la vésicule âllantoïde, que cette communication va se faire. Pour l'étude de la formation de cette vésicule, nous devons suivre M. le professeur Mathias Duval.

L'allantoïde est un bourgeon creux de la partie inférieure du tube intestinal. La cavité intestinale présente une invagination. L'hypoblaste qui la tapisse pénètre et repousse devant lui le mésoblaste de la splanchnopleure, côtoyant le conduit omphalo-mésentérique , s'allonge successivement pour arriver jusqu'au deuxième chorion, sous lequel elle s'étale sous forme de membrane chargée de villosités externes. L'allantoïde est richement vascularisée par les ramifications des artères allantoïdiennes ou ombilicales, et les villosités pénétrant le second chorion, se substituant en partie à lui pour former une nouvelle membrane enveloppante arrivent jusqu'au contact avec la membrane caduque, organe maternel par où vont se faire les échanges. Mais cette vascularisation ne reste pas généralisée à toute la membrane, une partie des vaisseaux s'atrophient et il ne reste qu'une région limitée où la vascularisation persiste^ c'est là que s'organise le placenta.

On désigne sous le nom de caduque la muqueuse utérine, modifiée par suite du travail physiologique qui se produit pendant la grossesse. Au point même où l'œuf est en con-

tact avec la muqueuse utérine, il se forme sur cette muqueuse des bourgeons qui, en se développant entourent finalement

Fiff. 152.

Fonnulion des caduques. (Bldin et Crouzat, Accouchement.)

o, 6, c. évolutions successives de la muqueuse utérine, — 1. bourgeons que forme la muqueuse (caduque utérine après la fécondation). — 2, dépressions qui séparent ces bourgeons. — 3, œuf logé dans une de ces dépressions. — 4, formation de la caduque pcri-ovulaire. — o, caduque séroline ou iulcr-uléro-placcutaire.

l'œuf. C'est la caduque péri-ovulaire. mais, par suite de l'accroissement de l'œuf, celte caduque vient en contact avec

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toute la iniKjiieiisf utérine ou caduque vraie, se confond avec elle et il n"y a à proprement parler qu'une seule caduque. Quant à la caduque sérotine des anciens auteurs, ou caduque inter-intéro-placentaire, elle se trouve au point de contact primitif de rœuf avec la muqueuse utérine et c'est là où le placenta se développe.

Placenta. — Le placenta est l'organe par l'intermédiaire duquel s'établissent les échanges entre la mère et le fœtus. Nous avons vu plus haut comment les vaisseaux allantoïdiens se substituant au deuxième chorion. arrivent en contact avec la muqueuse utérine moilillée imuqueuse utéro-placentaire).

Des villosités allanto'ïdiennes recouvertes d'un épithélium cylindrique provenant de l'ectoderme modifié, lames ectoplacentaires de M. Duval, forment des masses dites cotylédons qui pénètrent dans les dépressions (cupules) de la muqueuse utérine et jusque dans le système caverneux vasculaire de cette muqueuse. Il n'existe pas en effet d'anastomose directe entre les vaisseaux fœtaux et maternels. Les villosités allanto'ïdiennes viennent baigner dans le sang maternel (directement car l'endothélium des vaisseaux maternels a disparu, et les lacunes sangui-maternelles n'ont plus pour parois que les éléments ectodermiques de l'embryon et les échanges se font par osmose). Les globules rouges du fœtus sont en effet différents de ceux de la mère (globules nucléés chez le fœtus). On a prétendu que les microorganismes pathogènes ne pouvaient passer de la mère au fœtus, étant arrêtés par le filtre placentaire, mais cette dernière opinion est fort controversée. L'étude des modifications que subit l'utérus, l'organisme maternel pendant la grossesse ainsi que les phénomènes qui accompagnent l'expulsion du fœtus, doivent être étudiés dans les traités d'accouchements, et le développement complet du fœtus dans les traités d'embrvolosie.

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lactation:

La lactation doit nécessairement être étudiée avec l'ensemble des fonctions qui ont pour but la propagation de l'espèce, elle est intimement liée aux phénomènes qui se passent dans Tappareil de la génération et n'apparait que comme un phénomène ultime de l'acte générateur.

Structure de la glande mammaire . — Les glandes mammaires au nombre de deux chez la femme, en nombre plus considérable chez les animaux appartiennent au groupe des glandes en grappe. Elles sont constituées par de petits grains plus ou moins arrondis d'un quart de millimètre à 2 millimètres après l'accouchement. Ce sont les acini formés euxmêmes par des culs-de-sac arrondis ou ovo'ides d'un diamètre moyen de 0™™,060. A chaque acinus fait suite un canalicule excréteur.

Les acini se groupent de manière à constituer des lobules, ceux-ci à leur tour se réunissent pour constituer des lobes, et la glande mammaire est formée par la réunion de 10 à 14 lobes.

A chacun de ces lobes fait suite un canal qui porte le nom de canal galactophore. Enfm, ces canaux galactophores ou lactifères convergent vers le mamelon pour s'ouvrir à Texterieur par autant d'orifices distincts.

L'élément important à étudier dans la glande mammaire c'est Tacinus et plus particulièrement le cul-de-sac glanduleux. La structure de ces culs-de-sac varie suivant qu'on les étudie pendant le sommeil de la glande ou pendant la lactation. Ces culs-de-sac sont formés par une paroi propre tapissée à l'intérieur par un épithélium. C'est à l'activité spéciale des cellules de cet épithélium qu'est due la sécrétion du lait.

Pendant le repos de la glande, cet épithélium est formé par

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