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LACTATION

lies cellules polyédriques ordinaires. Pendant le travail de la sécrétion, ces cellules subissent des modilications qui ont été très bien étudiées récemment par Partsch et Ileidenhain.

Fis:. 153. — Mamelle. — Coupe antéro-postérieure.

1, mamelon. — 2, aréole. — 3, canaux galactophores et leurs ouvertures. — 4, petite glandes mammaires dont ou voit l'ouverture en o. — 6, acini. — 7, tissu cellule-adipeux.

Les recherches de ces deux auteurs ont notablement modifié les idées qui régnaient jusqu'alors sur le processus histologique de la sécrétion laiteuse.

Jusqu'alors en effet, on identifiait au point de vue des

modifications histologiques, la sécrétion lactée et la sécrétion des glandes sébacées. On croyait que tout se passait dans les culs-desac de la glande mammaire comme dans ceux des glandes sébacées, c'est-à-dire de la façon suivante.

Au moment de la lactation, les cellules polyédriques s'inliltraient de graisse. Cette graisse, augmentant sans cesse, se substituait au protoplasma et au noyau de )a cellule, et finalement celle-ci était réduite à une masse de graisse entourée d'une membrane d'enveloppe. Cette membrane se déchirait à son tour et la graisse devenue libre s'échappait avec les débris de la cellule dans la lumière de l'acinus. Pendant que la cellule épithéliale subissait ainsi la dégénérescence graisseuse, elle était remplacée par une nouvelle cellule qui à son tour dégénérait et était remplacée par une autre et ainsi de suite.

Les recherches de Partsch et Heidenhain ont montré que les choses ne se passent pas d'une façon aussi simple.

Ces auteurs ont étudié sur la chienne la sécrétion du colostrum et la sécrétion du lait.

Pendant la sécrétion du lait, les cellules polyédriques se gonllent, deviennent plus claires, leurs noyaux se multiplient et, en même temps, on voit apparaître des gouttelettes de graisse 'dans Tintérieur du protoplasma. Ces gouttelettes entourées de protoplasma font saillie du côté de la lumière du cul-de-sac. Cette portion de la cellule devient de plus en plus saillante et finalement se détache : le protoplasma se dissout et la graisse est mise en liberté. La partie superficielle de la cellule se détruit aussi pour fournir le produit de la sécrétion et. pendant cette fonte partielle, la partie profonde de la cellule s'accroissant, régénère la cellule épithéliale attirée.

On voit que la description de Partsch et Heidenhain diffère de la description ancienne par ce fait : que la cellule épithéliale ne se détruit pas complètement pendant le travail sécrétoire.

LAIT

Mais avant d'être le siège de ce travail sécrétoire, la glande mammaire prélude à la sécrétion de lait par la sécrétion du colostrum. A cette période du travail glandulaire, lleidenhain et Partscli ont montré qu'un certain nombre de cellules glandulaires augmentent de volume, deviennent spliériques et transparentes, les noyaux se multiplient et c'est de ces cellules que proviennent les globules de colostrum, c'est-àdire des éléments formés par de la graisse entourée d'une membrane d'enveloppe à l'intérieur de laquelle se trouve un novau.

Colostrum. — Au début du travail physiologique de la glande mammaire, le colostrum diffère beaucoup du lait, mais peu à peu ses caractères se modifient et, par une transition insensible, le produit de l'élaboration cellulaire devient le lait véritable.

Le tableau suivant, montre les différences qui existent entre le colostrum et le lait véritable.

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