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ROLE DES ALIMENTS MLNÉRAUX

lioii ilu glycose en glycogène et ensuite la transformation invers»-'. L'accumulation de glycogène serait-elle exempte ■rinconvénients qu'olTrirait l'accumulation de glycose? Cela

-t vraisemblable. Quoi qu'il en soit, le rôle du glycose dans l'organisme est très imjiorlant.

D'une part, il sert à constituer les forces, et surtout à fournir du travail et de la chaleur par sa combustion : à lui --•ni il produit les trois quarts de la chaleur dégagée dans lOrganisme, et on ne peut, avec Rouget et d'autres encore, le regarder comme un produit de désassimilation ; c'est au contraire un aliment essentiel. D'un autre côté, il permet d'épargner l'albumine qui. n'ayant pas à être comburée pour les besoins de l'organisme, n'est pas soustraite aux tissus qu'elle concourt à former, et, si elle est en excès, peut se déposer en réserve sous forme de graisse, selon toute probabilité. Il con-

Mut donc doublement à l'adipogénie et à l'entretien de la vie.

Eau et matières minérales. — Ces substances, nous l'avons vu, sont absorbées en nature, et n'ont point besoin, semblet-il, de subir une élaboration digestive pour pouvoir pénétrer dans l'organisme; une réserve parait nécessaire, car, en réalité, il n'a point été fait de recherches approfondies permettant de trancher la question. Elle ne s'applique point à l'eau, toutefois, cette substance pénètre directement, et sans modifications, dans l'organisme : elle est absorbée par les veines de l'intestin, elle circule par tout le corps d'où elle est éliminée, plus ou moins chargée de produits de désassimilation solubles, par le rein, par la peau, par les poumons, par la muqueuse nasale, etc. Elle est le véhicule indispensable, '•est par elle que se font les transports de matériaux à l'intérieur du corps, les échanges, etc. Il s'en fait une déperdition incessante et dans l'inanition absolue, dans les cas où il y a privation de liquides aussi bien que de solides, cette déperdi- !ion hâte notablement l'échéance fatale (expérience de I. aborde).

lôO NUTRITION

Certains sels subissent probablement des modifications pins ou moins importantes au cours de la digestion, et à l'intérieur de Torganisme. Xous savons par exemple qu'une poule pondeuse, privée de calcaire de façon à peu près absolue, continue néanmoins à pondre des œufs pourvus de leurs coquilles, à condition qu'une certaine quantité de sulfate de chaux soit ajoutée à sa ration alimentaire, comme Font montré Irvine et Woodhead K Or, la coquille des œufs ainsi produits étant composée de carbonate et non de sulfate de chaux, il faut bien que le sulfate se soit transformé en carbonate dans l'organisme, et peut-être y a-t-il d'abord transformation en phosphate, puis enfin en carbonate? Quoi qu'il en soit de ce point délicat et encore peu connu, il était nécessaire de signaler la possibilité de certaines métamorphoses.

11 est certain que les sels inorganiques de l'alimentation sont nécessaires à l'organisme, pour remplacer ceux qui s'éliminent sans cesse sous une forme ou une autre. Michael Poster 2 a nourri des animaux avec des aliments artificiellement privés — ou a peu près privés — de leurs sels, et a constaté un dépérissement rapide, si rapide même que ses animaux mouraient plus tôt qu'ils ne l'eussent fait s'ils avaient été soumis à l'inanition pure et simple. C'est qu'en effet, non seulement il ne les nourrissait guère, mais par sucroit, il les empoisonnait. Les albuminoïdes contiennent du soufre (de 0, 0 à 1, 5 p. 100) qui forme de l'acide sulfurique, lequel, s'il ne peut être neutralisé par les sels basiques, s'attaque aux bases des éléments cellulaires et des tissus, et détruit ceux-ci (Bunge). Et ce qui le démontre, c'est qu'en ajoutant à l'alimentation privée de sels, la quantité de sels nécessaire pour cette neutralisation, la survie est beaucoup plus considérable, et celle-ci n'existe que si les sels ajoutés permettent cette

' Voir le résumé de ces expériences par H. de Varigny, Bev. Scientifique, -20 février 1892, p. 251.

' Voir son excellent Text-Book of Pltysiolotjy.

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