RESUME DE LA CIRCULATION CARDLVOUE
Huer, car c'est lui-même, par sa pression, qui lésa rabattues. Toutes ces données peuvent se résumer dans le tableau qui suit :
RÉVOLUTION CARDIAiJUE
1'* période Systole auriculaire.
Achôvcnient de la
l'êplétiou ventricu-
laire.
2" période
Systole venti'iculaire.
Fermeture des valvules niitrale et tricusi)ide.
Ouverture des siginoïdes.
Le sang est lance dans les artères aorlo-pulmonaires
Pulsation cardiaque suivie naturellement de la diastole artérielle et du pouls.
Diastole auriculaire.
Ce ta})leau peut encore être traduit graphiquement
3" période
Diastole générale du
cœur.
Fermeture des sig-
moïdes.
Le sang arrive dans
les oreillettes et
un peu dans les
ventricules.
Revoltition card/aque (OÔSficonde)
Pression intra- cardiaque. — Nous savons maintenant comment il se fait que, lors des contractions successives des chambres cardiaques, le sang suit toujours un trajet déterminé, et ne revient point — sauf cas pathologique — en
arrière. Un mot est souvent revenu au cours de celle explication, c'est le mot pression : il y a lieu de s'y arrêter quelque peu. En réalité, toute la circulation est une affaire de pression : le sang à pression forte se dirige sur les points où la pression est faible, et le cœur n'a d'autre rôle que d"empèclier perpétuellement l'équilibre des pressions. Aussi y a-t-il quelque intérêt à connaître la valeur de la pression dans les différentes parties du cœur : et cela est aisé, à l'aide des appareils liémodynamomélriques .
Il y a beaucoup de modèles d'appareils de ce genre. Ls jilus simple consiste en un tube de verre qu'on introduit dans une artère, une veine, ou le cœur même, et dans lequel le sang s'élève plus ou moins selon sa pression du moment (Haies). Mais le sang se coagule bientôt dans le tube, et pour éviter cet inconvénient, on a rec':«urs à des manomètres ouverts dont la branche courbe est pleine de mercure, et entre le mercure et l'artère, le tube est plein d'un anticoagulant (sulfate ou carbonate de soude) : on lit la pression en millimètres ou centimètres de mercure. Tel est le principe de Tappareil de Poiseuille que l'on a perfectionne en le rendant enregistreur comme dans le kymoçjraphe de Ludwig : à la surface du mercure dans la branche libre flotte un cylindre en ivoire surmonte d'une longue tige fine portant une plume légère qui inscrit les oscillations de niveau sur un cylindre eni-egistreur ; <>u bien encore, plus simplement, il suffit de relier la branche libre à un tambour de Marey. Un des meilleurs appareils, et d?s plus simples, est celui de Marey, le manomètre métallique inscripreur. On en trouvera la description dans la Circulation du sang, de Marey avec celle des autres appareils de Fick, François Franck, etc.
Quel que soit l'appareil employé, d'ailleurs, on relève des différences considérables dans la pression cardiaque. Elle est la plus considérable dans le ventricule gauche (128 millimètres de Hg sur le cheval, d'après Chauveau, ce qui ne peut surprendre, puisque ce ventricule a les parois les plus épaisses, et a pour fonction d'envoyer le sang jusque dans les parties les plus éloignées du corps, de lui faire traverser les capillaires et enfin les veines. Le ventricule droit vient ensuite, avec 25 millimètres : c'est peu de chose, mais le travail qu'il