ANAEROBIOSE DES TISSUS ANIMAUX
tion et de fermontaiion s'accomplissent et se prolongent au delà de la vie dans toutes les cellules fonctionnant comme cellules anacrobies.
(l. On asphyxie un animal, et Ton constate que sur Tlieure sa empérature augmente, tandis qu'elle devrait diminuer aussitôt par la suppression des combustions, si la chaleur était la conséquence de ces combustions. Quoi de plus naturel que ce fait, au contraire, si Ton considère que le corps de Tanimal asphyxié est livré sans travail musculaire quelconque à des phénomènes de fermentation qui dégagent de la chaleur.
e. La fièvre, elle-même, dont l'explication est si difficile aujourd'hui, ne sera-t-elle pas envisagée dans l'avenir comme un des efl'ets d'un trouble survenu dans le fonctionnement des cellules anaérobies du corps, d'où résulterait une exaltation des fermentations qu'elles provoquent? »
Il Gonvient d'ajouter toutefois que cette intéressante théorie de la fermentation substituée à celle des oxydations respiratoires n'est point généralement adoptée par les physiologistes.
Directement ou indirectement l'oxygène de la respiration vient toujours de l'air qui en est le grand réservoir naturel. On pourrait, au premier abord, supposer que si tous les êtres vivants consomment de l'oxygène, la tension (ou proportion) de ce gaz dans l'air doit diminuer sans cesse. Il n'en est rien. En quelque point qu'on analyse l'air, celui-ci présente une composition identique (0, 20, 8 ; Az. 79, 2; CO^ 0,028). Pourtant, connaissant le nombre des êtres humains et leur consommation d'oxygène, tenant compte des animaux et des combustions (houille, bois, etc.), on arrive à la conclusion qu'en trente ans, l'oxygène devrait passer de 20,800 à 20,799, et avec le temps, l'oxygène devrait disparaître. Il le devrait, en effet, et la chose aurait lieu si, comme il a été dit, les plantes, par leur fonction chlorophyllienne, ne restituaient à l'air V oxygène qui lui a été pris, n'en déversaient sans cesse dans l'atmosphère une quantité considérable évidemment égale à celle que consomment les règnes animal et végétal, et les combustions industrielles. La plante est donc le régulateur de l'équilibre de composition de l'atmosphère ; elle y
est d'ailleurs aidée par la mer, qui sert de régulateur des proportions d'acide carbonique (Schlœsing).
Dosof/p. des inodiiils de la respiration. — On ne peut étudier les
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modifications impriniccs à l'air respiré qu'au moyen d'appareils délicats, complexes, qui indiquent la quantité d'air qui a passe