‹ Nouveaux essais de critique et d'histoire (volume 2)Chapitre 36 sur 37 · Spencer Hardy, Eastem Monachism, p · texte numérisé non relu

Spencer Hardy, Eastem Monachism, p

FRANZ WŒPKE

M. Franz Wœpke, dont les journaux annonçaient la mort il y a quelques jours*, était un homme de premier mérite, quoique inconnu, sauf à quelques savants spéciaux. Il possédait plusieurs éruditions, et toutes à un degré éminent. Les grands mathématiciens de notre temps louaient ses mémoires théoriques et le considéraient « presque comme un inventeur ». Il savait l'arabe comme M. de Slane, en outre le persan, et, depuis quelques années, le sanscrit. Pour les langues modernes de l'Europe, il parlait et écrivait les principales comme sa langue maternelle. Quant à l'instruction générale, philosophique et littéraire, celle qu'on tire des livres et celle qu'on tire des hommes, je n'ai connu personne qui en fût mieux fourni. Quoique orientaliste et mathématicien, il ne s'était jamais tenu renfermé dans les études spéciales ; au contraire^ dès le commencement de sa vie, il s'était proposé pour objet les vues d'ensemble ; il ne s'était engagé dans les recherches limitées et dans les ques-

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