‹ Nouveaux essais de critique et d'histoire (volume 5)Chapitre 24 sur 28 · Rygar-Tcher-RoIrPa, p. 333. Trad Foucaux · texte numérisé non relu

Rygar-Tcher-RoIrPa, p. 333. Trad Foucaux

2. Les commentateurs indiens et européens diffèrent sur le sens du mot Nirvana. Plusieurs pensent qu'au temps du Bouddha ce mot désignait l'anéantissement de la perception, de la sensation et de l'action tout entière, mais non de la substance nue.

se trouve que le désir est déjà à demi suppriméT— * « Coupe cette attache égoïste et passionnée par laquelle tu te cramponnes aux choses », et déjà le malheur Ta coupée jusqu'à la dernière fibre. — Écrasé comme le voilà, l'homme peut comprendre une révélation qui lui commande la stupeur de l'indifférence. Abolis en toi-même la vanité, la concupiscence, la colère; évite le plaisir sensible, tiens ta pensée en bride. « Il est meilleur de se vaincre que de vaincre mille fois mille hommes. » « Comme le rocher demeure inébranlable dans l'orage, ainsi le sage n'est ému ni par la louange ni par le blâme 1 . » — Dompte-toi, voilà le précepte unique. Ne résiste pas, ne te défends pas, laisse-toi faire. Donne-toi, abandonne-toi, n'aie jamais égard à toimême. Un laboureur, étant enlacé par un serpent, saisissait son aiguillon pour se défendre, lorsqu'il songea qu'il est défendu de tuer, et lâcha son arme. Le fils du roi Vissantara donne tout, à la première demande, trésors, esclaves, jusqu'à ses propres enfants qu'il a nourris de sa chair; il les donne une seconde fois , lorsque s'étant enfuis , ils reviennent à lui ; et il les voit fouetter impitoyablement jusque sous ses yeux. Ce sont là les exemples que du haut de la chaire on propose encore aujourd'hui à l'imitation des bouddhistes. Arrivé à cet état,

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