‹ Nouveaux essais sur la peine de mortChapitre 1 sur 21 · ET CHEZ L'AUTEUR · texte numérisé non relu

ET CHEZ L'AUTEUR

QUAI MALAQUAIS, KO l5; AU BUREAU CENTRAL DE LA LITOGRAPHIE-

J\d cJlta. te coude bcaMuMicuè f

PAIR DE FRANCE, MEMBRE DE i/lNSTITUT.

Amant de la justice et de l'humanité,

Toi dont le nom célèbre embellit mon ouvrage,

Laiuuinais, prête-moi ta force et ton courage :

J'ose contre l'erreur armer la vérité.

Je crains pour l'innocent des maux irréparables ;

Des bourreaux en horreur je flétris les exploits,

Et j'honore Thémis en soumettant ses lois

Aux droits de la raison comme elle impérissables.

Paris , 8 juin 1 8 2 5.

Valant.

*La patrie a perdu, le i3 janvier 1827 , celui de ses défenseurs qui avait agréé, depuis 1795, trois hommages dédicatoir es que je lui avais présentés. Il devint mon patron le 9 vendémiaire de l'an 4, jour où je prononçai, à la barre de la Convention nationale, un discours contre les lois sanguinaires. Après m'avoir entendu , il en demanda lui-même l'abolition , devant plusieurs de ceux qui l'avaient mis hors la loi. Des collègues l'avaient condamné ; il voulut les sauver. La peine de mort fut abolie par un décret ; mais Rewell et Lehaidy obtinrent , par amendement , que ce décret n'aurait force de loi qu'à l'époquç de la paix générale : il restait des ven-

geances à exercer. Lanjiunais ne se piquait que de générosité , caractère des âmes élevées.

Qu'il me soit permis de terminer cette note par un témoignage de douleur. Après la mort de Franklin , l'Assemblée constituante porta trois jours le deuil; je l'ai pris et le porterai {.près la mort de Lanjcinais , jusqu'à ma dernière heure: puisse-t-elle être précédée, chez tous les peuples, de l'abolition de la peine de mort !

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