A PHOTOGRAPHIE EM TEMPS HE GUERRE
— Ne bougeons plus !
— Ne bougez pas, qu’on vous dit!
— Mais il y a une heure que ma phothographie est terminée !
— Ça ne me regarde pas : le capitaine photographe n’a pas levé la consigne!
Nouvelle manière d’ètre pris par l’ennemi.
— Eh bien, madame, vous qui souteniez que vous n'aimiez pas les militaires!
— Eh bien, ces messieurs sont actuellement photographes !
— Pourquoi faire que vous-z-apportez deux-z-appareils?
— Mais, sargent, vous avez dit que vous alliez photographier le gros major; il ne tiendra jamais dans une de ces petites machines-là ! je vais aller en chercher encore d’autres.
— Voulez-vous, mon officier, me photographier ma figure là-dessus ?
— Mais c’est un boulet !
— Eh bien, mon officier, ce sont mes caries de visite, à moi; j'en ai laissé comme ça en Crimée et en Italie.
L’armée française poussant la témérité jusqu’à vouloir entrer M Nadar nommé général inspecteur des photographes milieu lutte avec Disdéri Je photographe, taires
kn syhië. — Tiens, voilà le vrai. nœud de la question d’Orient!
— C’est pas les femmes qui devraient se cacher le visage dans c’pays-ci, c’est les hommes!
Troupes turques accourant au secours des chrétiens du Liban.
— Mon cher ami, je suis forcé de te pendre pour leur être agréable; mais je te décrocherai quand ils seront partis, je te le promets. C’est une affaire de six mois tout au plus !
— Tiens! tu portes une ceinture dorée?
— Dame! puisqu’il n’y a pas moyen d’avoir bonne renommée!
— Mais je l’ai déjà payée, celle robe! et il reste encore quelque chose à payer dessus?...
— Certainement! tu vois bien que cette robe laisse une queue derrière elle !