‹ Nouveaux mélangesChapitre 5 sur 107 · SUR LES PÈRES · texte numérisé non relu

SUR LES PÈRES

ténèbres , toujours doutant , toujours détriltsant, après avoir ébranlé le monde moral par leurs désolantes opinions , ils en auroient consommé la ruine 9 si Dieu lui-même n'étoit venu le replacer sur sa base.

Les seconds, au contraire , unis par la même foi, enseignent de siècle en siècle une doctrine immuable. Elle n'est point à eux , mais à tous les hommes ; ils ne l'ont point inventée , ils l'ont reçue pour la transmettre fidèlement comme un dépôt sacré ' : et traitant des plus hautes questions, de Dieu et de sa nature , de l'homme et de ses devoirs, des lois universelles, de l'ordre, du monde présent et du monde à venir, ik semblent n'avoir qu'une seule pensée, tant l'accord qui règne entre eux est parfait: et c'est que tous étoient instruits par cet esprit un s cet esprit divin , qui devoit , aux moments fixés , remplir et renouveler la terre '.

On sera, je crois, frappé de cette observation , en lisant les morceaux qtii composent ce recueil. Et qu'y a-t-il en effet de plus merveilleux que cette unité d'enseignement et de foi conservée , pendant près de vingt siècles, dans l'immense société catholique? Quoi ! les philosophes n'ont jamais pu s'accorder sur aucun

' Bp. I, ad Timotb. » ti, so. -^ • Sap. i, 7, et Pi. cm.

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