‹ Nouveaux mélangesChapitre 51 sur 107 · VINGT-DN JANVIER · texte numérisé non relu

VINGT-DN JANVIER

der chaque jour qui sera roi ' ; cela veut dire quil n'existe plus de i-oyauté , qu'elle est abolie.

Mais voici alors ce qui arrive : à mesure que la souveraineté s'affoiblit, le respect et l'amour des peuples s'affoiblissent également. Leurs affections se poi^ent d'elles-mêmes vers l'autorité qui les contient , parcequ'ils sentent que c'est elle seule aussi qui les protège ; et ce qu'ils pardonnent le moins au pouvoir, c'est de descendre* : un sûr instinct les avertît que leur, existence est menacée. De là cette sourde agitation , ces alarmes- vagues jqùi troublent la société, et préparent les esprits à tous les changements. On en cherche la cause et bn^nela voit point. Les rêves de l'opinion succèdent aux éternelles maximes

de la raison sociale. On se défie du bien même ;

on s'aigrit contre le bonheur, on se prévient contre Tordre. Le peuple s'aliène de plus en plus, de la souveraineté; elle croit le rapprocher d'elle en s'affoiblissant encore , et elle ne fait par là que l'inqtiîéter, que l'irriter davantage, car la puissance seule* est populaire. Les

' Ove un spl non iinpera...

Itî errante il gOTerno e«fier convieDe .

(TÂsfoj cant. 1.)

Page 1