VINGT-UN JANVIER
factions naissent ; elles remuent, elles exaltent les passions ; il se forme dans l'état comme un état nouveau ; une guejre intestine commence; le souverain réaiate à peine, parcegu'il e^t à peine souverain ; il transige d'abord ; il obéit bientôt. Rois! vous savez le reste. On voAs
a vu défendre au pied de votre trône tout ce qui vous restoit, la vie^ et la défendre en vain ! MIattendez point de clémence, n'attendez point de pitié d'une multitude aveugle et transportée de fureur : quand le peuple commande au maître qui lui avoit été donné pour le sauver de lui-même, presque toujours il finit par lui commander de mourir.
Vous, sur qui reposent les destins de l'Europe, et à qui Dieu demandera compte du pouvoir qu'il vous a confié , venez sur cette place funèbre où un autre est venu ^ussi : venez et contemplez : c'eât ici qu'il expia par son sacrifice le sacrifice qu'il avoit cru devoir faire delà royauté. 7oîlà le lieu d'oyà son âme pare monta vers le ciel. Les passants le foulent aix pitds; car qu'y a-t-il maintenant de sacré pour nous? Aucun monument n'y rappelle le crime des bourreaux, le triomphe du martyr; mais, malgré l'insouciance des hommes, il y reste quelque chose de lui. Ces pierres qui furent
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teintes de son ian§ ont une voité Chefg deé nations, puissiet-TOUs Tentendre ! c'est à vous qu'elle s'adreëêe; et qu$ dit-elle 1^ Tout en un seul mot : Sçjrez roUl