‹ Nouveaux mélangesChapitre 57 sur 107 · DE L^ESPAGNE · texte numérisé non relu

DE L^ESPAGNE

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Parmi tes Bymptômte de diMôlution qui m ttftulfestetii dans la sociëté , aucun n'inspira une plus juste eràinte que l'apathie déa gourer* iieœenta ^ %fae rien n*émeut , que rien n'alarme^ et qui, lorsque tout s'ébranle autour dVuzi demeurent comme ensevelis dans ce que les flatteurs appellent leur sagesse. En présence du monstre réyolutionnaire dont les bras soulèvent l'Europe et Tarrachent de ses fondemepts » îls fègairden tarée une âécuritéprofonde les apprêts dé leur destruction. Sans volonté » sans action , presque sans Toix » on les entend , ou les entrevoit à peine dans le grand mouvement qui agite \è monde. On diroit qu'ils ne sont pour rien dans tout cela» que leurs destinées sont accomplies f que la paix de la mort règne déji pour eux; et, dans son calme effrayant» dans sa muette immobilité # )a royauté ressemble à une ombre assise près d'un sépulcre.

- SI tout knalheureusement ne confirmoit pas œa réflexions » ce qui se passe en Espagne ne, suffiroit que trop pour les justifier. jOepuia l'iu-

DE t'ZSfKQM. afi

ya^ion de Buonaparteet auparaTant» dea germes de révolution e^istoient dans cet iafortunépays* Il seroit trop long d'expliquer comment ils s'y

' dëTeloppèrent , et ce n'est pas cette question ^ que nous voulons traiter. Le peuple étoit fidèle» parceqirti est plein de foi. Ne pouvant le cor« rompre » on résolut de le maîtriser, en courbant sa tête sous Tépée, et son âme sous la terreur. La révolte éclate dans Tarméei qu'on tenoit oi<» sive à dessein ; car, dans les temps de troubles et de conspiratic(ns , le repos du soldat à qui on a donné l'espérance d'agir a mille fois plus de danger que l'expédition la plus périlleuse. Le gouverncmenti indécis » trabi par plusieurs de ceux sur lesquels il deVoit compterydélibère pendant que ces ennemis agissent ; il est renversé. On proclame la constitution des Gortès*

L'unique parti que la France, menacée elle* même d'une semblable catastrophe, eût à pren» dre pour l'intérêt de sa conservation , étoit d'étouffer à l'instant , par tous les moyens dont

' elle dispose t une révolution encore foible, mais qui bientôt deviendroit puissante , si oû n'ar* rètoit pas ses progrès.

On fit autre cboseï on conseilla doucement i la révolution d'être sage » on reçut ses ambassadeurs » on ie soumit même A écouter avtip

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patience leur langage hautain , et Ton attendit non moins patientaient le résultat des bons conseils que l'on a voit donnés.

Les révolutionnaires français en donnoient d'autres dans le même temps à leurs frères d'Espagne; ils les donnoient à la tribun<Atnême , afin que personne ne les ignorât; car la provocation à la révolte est un privilège constitutionnel que* le ministère leur reconnoît, et 11 nous a plus d'une fois appris qu'il étoit de son devoir de le respecter.

Les de$cami$ada$ préférèrent ces derniers conseils. Ils renversèrent rapidement tout ce qui restoit de l'ordre ancien : 92 reparut avec ses crimes et ses lois , qui'ne sont que d'autres crimes. Les massacres commencèyent ainsi que les spoliations. Le Roi » chaque jour abreuvé d'outrages, devint le prisonnier des factieux ; on préluda au régicide par des chants et des menaces atroces. On fit plus , on représenta sur un théâtre de Madrid le supplice du roimartyr 9 comme pour préparer le peuple à un forfait semblable, et pour insulter à la. fois tous les souverains.

Tel étoit l'état de l'Espagne lorsque le ministère actuel prit en France les rênes du gouvernement. On pouf oit, on devoit fonder quel-

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