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la Térité de ce tdble au , que le tale&t avec lequel il est tracé.
M* Laurentie montre enauite , ayec la plus grande éviéence , qpe, dès qu'il n'existe plus de Tentés unireiselletnent reconnuesjl ne peut pks y aroir de justice universellement 2^ vouée,
' et c^st là ce qui nous arrive : la société a perdu à la fois sa raison et «a conscience. Que lui
. r9Ste-*t*-il ? rien de fixe, rien de Vital ,'rien de ce que Dieu y avojt mis. Les hommes y ont substitué des tnstitutiofis impuissantes ; car VkoiDme est sand force contre l'homme , et même lorsqu'il le domine il ne le soumet pas. On a imaginé des formes de gouvernementdont Tinstabilité est le principe , et qui» fondés sur l'opinion essentiellement variable, secondent tour à tour le triomphe des opinions les plus opposées , c'est«à-dire augmentent l'incertitude où sont les hommes sur toutes choses^ eiv achèvent de leur 6ter toute espèce de moyen de distinguer le vrai du faux et le bien du mal.
•Le gouvernement représentatif établit au » milieu des nations des disputes éternelles sur > toutes les questions de morale publique. A » Taide des tribunes élevées sous les regards du • peuple I des hommes difiérents d'opinioM et
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de croyances, viennent tour à tour affirmer des croyances contraires, dérelopper avec un droit égal la vérité et le mensonge, étonner les imaginations foibles de la multitude, en lui présentant, sous les mêmes formes dogmatiques, des systèmes opposés et des doctn-» nés ennemies. Et prenons-y garde , déjà les hommes témoins de ces contradictions à chaque moment. renouvelées , de ces luttes pu*» bliques entre les opinions les plus diverses , sont eux-mêmes divisés entre eux , et n'ont que leur propre conscience et leur croyance personnelle pour faire un choix entre tant de principes opposés. Ainsi , cette fatale incertitude, qui déjà règne dans tous les esprits , s'accrott incessamment par l'incertitude des doctrines publiées par les hommes qui sont appelés à avoir quelque influence sur les croyances publiques. Chose vraiment inouîei lautorité qui doit enchaîner les opinions les livre au contraire à leur propre caprice ;'les gouyernements qui ne peuvent se fortifier que par Tunité tendent à s'affoiblir eux-mêmes par la division ; c'est du sommet de la puis-* sauce que descend l'anarchie.»
Nous ne pouvons tout citer; il faut lire dans l'ouvrage même les sages et profondes ré-
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flexions de M. Laurentie sur ce sujet. Ce D'est point on censeur chagrin qui blâme pour blâ* mer ; au contraire ^ c'est un publiciste ami de son pays , ioTariablement attaché au trône , et dont le bonheur seroit de voir dans ce qui est ce qpi doit être.
- Ilprouve, et c'est l'objet qu'il s'est proposé principalement, que le jury, si vanté par nos idéologues politiques et si cher à tous les révolutionnaires 9 est une institution dte l'enfance des sociétés , lorsqu'il n'existe point encore de magistrature régulière; que cette institution , non seulement imparfaite, mais essentielle'metiit vicieuse /recèle le principe anti-60cial de la souveraineté du peuple, et que , dans l'état actuel de nos mœurs , eHe est et sera toujours, quelque modification qu'on y apporte , également corrompue et corruptrice. Il la juge dangereuse, surtout lorsque les crimes politiques sont soumis à h décision des jurés , et c'est ce qu'aucun homme sensé et de bonne foi ne contestera. Il est au 'moins absurde que le pouvoir, qui est tdUte la société , confie son existence à quelques individus pris au hasard , et se présente devant, eux sur le même rang que les conspirateurs qui ont tenté de le renverser , pour recevoir sa sentence.