SUR LES CONFESSIONS
De tous les ouvrages des Pères, le plus utile peut-être dans ce siècle d^incrèdulité , est celui où saint Augustin retrace l'histoire de sa rie, et confesse ses longs égarements. L'antiquité ecclésiastique ne nous a rien laissé de plus instructif et de plus touchant que ce récit des erreurs, des doutes, des anxiétés d'un grand esprit abandonné à lui-même , et que cette peinture des mouvements et des inquiétudes d'un cœur tourmenté de ses désirs, cherchant partout le vrai bien et ne \€ trouvant nulle * part, jusqu'à ce qull se repose en Dieu. Il n'est personne qui ne se reconnoisse dans ce tableau si frappant et si animé : c'est l'histoire de chacun de nous, de ceux du moins dont la religion n'a pas toujours fixé avec la puissante autorité qui lui appartient les croyances et les sentiments. Toutes les pensées qui peuvent monter dans une raison sans règle , toutes les passions qui peuvent agiter une âme ardente