L'OBSERVATION DU DIMANCHE
Y a-:t*il un jour saints une religion de l'Etat reconnue dans la capitale de la France? Nous arons entendu plus dune fois' des étrangers faire cette question 9 et il n'étoit pas aisé d'y répondre et d'expliquer quelle est rexisteoce légale, l'autorité publique du christianisme dans la principale ville du royaume très chrétien. A force de lumières, nous abolissons peu à peu ce qui nous reste de commun avec tous les peuples civilisés. Il n'en est point qui ne rendent homma'ge à la Divinité , en consacrant à son culte un jour spécial. Nous seuls nous souffrons qu'on s'affranchisse de cette loi sa-> crée, aussi ancienne que le monde. Le gouvernement «emble voir sans crainte et sans étonnement indifférence religieuse passer des doctrines dans les mœurs. On ne connoitplus que Tordre matériel; on ne conçoit plus sur* tout qu'il y ait des devoirs imposés à la société entière. On renvoie Dieu aux individus; on soumet ses commandements à leurs opinions;
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35d SUR l'observation
le bieD qui étonne et que la vérité qui efi&aie. S'il Bxistoit un plan formé pour corrompre la dasse des artisans , pour détruire en eux toute idée de religion et de morale , quel plus sûr moyen pourroit-on employer pour y réussir, que d'éloigner le pauvre des exercices du culte, et de le placer , sous ce rapport, entre ses devoirs et ses intérêts matériels? On fait plus : non seulement on souffre qu'on travaille le dimanche , mais, dans beaucoup d'ateliers , on l'exige impérieusement. Le zèle de l'impiété s'aide de tout, et même de la faim , pour pervertir le peuple, sans que l'autorité s^ oppose; et c'est là oe qu'on appelle protéger la liberté de conscience et la liberté des opinions ; car Dieu lui-même et sa loi , sur laquelle reposent toutes les lois, ne sont aujourd'hui que des opinions pour quelques gouvernements ; et parcequ'on ne veut plus reconnoitre de<;onscience université , de conscience chrétienne, fon4ée sair des préceptes immuables, où respecte également toutes les consciences, c'est-à-dire tous les caprices que Terreur peut enfanter , et la conscience du juif déicide, et celle du musulman , et.celle du matérialiste, et la conscience même de l'athée.
Point de religion sans pratique ^ et point de