‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 18 sur 92 · A A.-J. VERRIER · texte numérisé non relu

A A.-J. VERRIER

Quand, sur la route blanche, au temps jadis, le coche S'en allait bruyamment de Nantes à Pans, Les marchands qui passaient, plei ns de poussière et gris. Aimaient, à ton profit, délester leur sacoche.

Ton faîte fantastique où le soleil ricoche, Riait aux maquignons, frissonnait à leurs cris; Et ta servante, gaie à faire ombrage aux Ris, Ouvrait son cœur aux traits que certain dieu décoche.

]. Sise au faux-bour? Saint-Jacques,

Le bon vin du pays, pétillant et mousseux,

Communiquait sa joie et son esprit à ceux

Qui franchissaient ton huis gothique Arche-Dorée!

Et toujours tes vieux murs revivront les propos. Que tenaient, abondants dYloquence madrée, Tes mangeurs de chapons et u-s videurs de pots!

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