‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 27 sur 92 · BUSTE SUR LA PLACE QUI PORTE SON NOM · texte numérisé non relu

BUSTE SUR LA PLACE QUI PORTE SON NOM

SCULPT. E. MACÉ

Il vécut simplement et pourtant il fut grand ; Son âme entrevoyait dans sa soif de justice L'Avenir radieux que tout poète tisse, Dont il sait se leurrer, dont il va s'enivrant.

Tribun harmonieux, homme dro'it et vibrant, Il marchait parmi ceux qui font le sacrifice Généreux de leur cœur, sans autre bénéfice Que l'antique mépris du monde indifférent.

Mais, quand l'illusion miroite au fond de l'âme, Il est si doux, si doux d'en aviver la flamme ! Son éblouissement répand tant de clarté!...

Or, il alla:t, croyant dans la bonté des choses, Gardant l'espoir qu'un jour une aube de beauté, Dispenserait à tous de l'azur et des roses !

CHEVREUL Michel-Eugène

CHIMISTE I786- iSSç

Page 1