DU FRANC ANGEVIN
A Louis PAPIN, [Paul PIOSIS)
au bon poète des « Coiffes angevines <
Quiconque fouille les sentiers De l'Anjou rayonnant de gloire ; Admire en mai ses églantiers, Se remémore son histoire, Fût-ce le fait le moins notoire, Et comme un poème divin, L'entend chanter dans sa mémoire Vivat ! c'est un franc angevin !
i8 BALLADE du franc ANGEVIN
A l'ombre des arbres altiers, Quiconque va longeant sa Loire, Laisse pendant des jours entiers Son rêve errer sur cette moire ; Epèle le riant grimoire Des fleurs ornant son gazon fin ; Contemple son ciel qui fait croire Vivat ! c'est un franc angevin !
Quiconque aime se-s vieux moutiers Dressant leur silhouette noire ; Fait toutes sortes d'amitiés A l'angevine aux dents d'ivoire ; Sait rire et puis encor mieux boire, Puise dans l'âme de son vin Une gaîté consolatoire : Vivat ! c'est un franc angevin !